Sortie d’inventaire et de découverte des oiseaux dans la zone des lacs de Mestaoua et M’zara de Sidi Abdallah dans le massif de Djebel Ouahch de Constantine

25 septembre 2012

Avec la venue de notre ami Tedjani Karim du site de Nouara sur l’écologie en Algérie et Filali Aïssa, nous avons organisé une sortie en ce samedi 19 mai 2012 dans le massif de Djebel Ouahch pour une approche ornithologique, florale …de la région.

Notre parcours s’est déroulé comme suit : 4e lac et 3e lac et leurs abords, retenue collinaire, M’zaret Sidi Abdallah et traversé du site de l’ex-parc zoologique (500 ha environ) dans son axe Nord-Sud.

Au cours de cette sortie fort intéressante, nous avons apprécié la richesse de ce milieu par sa biodiversité (faune et flore) et reliefs exceptionnels avec de beaux panoramas de la région: Constantine, Djebess et Djebel Kerkera , Djebel Sidi Driss, Hamma Bouziane, Didouche Mourad, Zighoud Youcef, les deux tunnels et l’autoroute, les Toumiates de Skikda…

Au niveau de M’zaret Sidi Abdallah, relique de chêne vert, remplacé par le pin pignon, menacé également par les incendies répétitifs, l’eucalyptus souffrant des intempéries exceptionnelles de l’hiver de cette année.

Nos deux amis, chacun avec son appareil photo, ont relevé toute la richesse de ce milieu.

En plus des oiseaux, de la flore…, les papillons et les insectes ont été également photographiés pour une approche de l’entomologie de la région.

Avec Filali Aïssa, nous donnons le listing des oiseaux observés durant cette journée comme suit:

  • Canard colvert
  • Oie de lâcher par la Conservation des forêts
  • Foulque macroule avec ses petits
  • Grèbe castagneux
  • Pinson des arbres
  • Mésange bleue
  • Merle noir
  • Pic vert
  • Coucou gris
  • Grimpereau
  • Pigeon ramier
  • Guêpier d’Europe
  • Grand corbeau
  • Faucon crécerelle
  • Pie-grièche à tête rousse…

Au niveau des lacs, les habitués des lieux se plaignent du mauvais comportement de certains visiteurs qui abandonnent leurs déchets sur le site, le lavage des véhicules avec l’eau des lacs…

Pour la propreté des lieux, l’APC de Constantine doit s’impliquer avec la Conservation des forêts pour le maintien de propreté des lieux. Aussi, il serait souhaitable que chaque dimanche matin, les services de collecte des ordures ménagères ramassent les déchets déposés au niveau des demis-fûts prévus à cet effet dans la zone des lacs et de repos.

Fait à Constantine, le dimanche 20 mai 2012
Par Abdelouahab Karaali
Contribution citoyenne «pour la protection des milieux naturels d’Algérie»

Les contraintes du Centre d’enfouissement technique (CET) de Benbadis sur son environnement

5 juillet 2011

Sur l’ancienne décharge intercommunale de cette commune a été aménagé le CET, le premier de la wilaya de Constantine. Le second est en réalisation à Doghra dans la commune de Zighoud Youcef. Ces deux équipements prendront en charge les déchets ménagers de dix (10) communes, à l’exception des deux (2) communes de la daira d’Ibn Ziad, qui auront droit à une décharge contrôlée dont les travaux n’ont pas débuté à ce jour.

Pour ce qui est du CET de Benbadis, il est en fonction depuis peu, il reçoit les déchets des localités suivantes : Constantine, El Khroub, Ali Mendjeli, Aïn Smara, Aïn Abid, Benbadis… Un casier a été aménagé pour le moment sur un ensemble de dix (10). Néanmoins, il commence à y avoir un couac dans la gestion du premier casier. Par l’impraticabilité du fond du casier due à un dysfonctionnement du système de drainage des eaux pluviales intenses et nombreuses cette année jusqu’à ce début du mois de juin 2011 et des lixiviats, les déchets sont déversés d’en haut dans l’ouvrage en attendant l’assèchement de ce bourbier pour leur étalement et de leur recouvrement avec de la terre végétale.

L’abondance des lixiviats s’évacuent vers l’extérieur en polluant le cours d’eau et les sources en aval du CET. La localité de Khenaba est la plus menacée en premier et si le problème perdure, la pollution sera effective pour toute la région qui sera amplifiée par ces oueds naissant jusqu’au barrage de Bouhamdane dans la wilaya de Guelma. Cette situation doit être prise en urgence par les services chargés de l’environnement et de l’hydraulique pour préserver la santé des populations, de leurs troupeaux nombreux et terrains de parcours, leur agriculture, les points d’eau, retenues collinaires et barrages…

Quant aux dégâts occasionnés par l’ancienne décharge, dans mes précédentes contributions j’avais insisté qu’il était nécessaire que le site soit assaini des différents dépôts illicites pour préserver ce milieu naturel, dévalorisé et contaminé par une gestion catastrophique. A ce jour rien n’a été fait, laissant cette région très pittoresque dans la désolation et ses habitants sur un milieu repoussant sur l’axe routier Benbadis-Aïn Abid, jadis touristique et naturellement naturel que l’homme compromet lourdement sans aucun remord.

Il faudrait également achever la clôture de l’ensemble de l’assiette du CET pour isoler les animaux domestiques et non domestiques des déchets… Quant aux grands corbeaux, les hérons garde-bœuf de même que les cigognes sont nombreux sur le site qu’on doit préserver par une meilleure gestion du CET, limitation des nuisances sur ces oiseaux.

Les déchets ménagers… devenus un véritable fléau sur la santé des populations et de l’hygiène du milieu, tout doit être entrepris pour augmenter le tri sélectif, la création d’entreprises de récupération et de transformation, l’élimination progressif des emballages qui deviennent encombrants et difficilement gérables, cas des bouteilles en plastique de l’eau minérale, limonade et jus devenus à la mode et problématique pour les milieux marins et terrestre… par leur nombre et leur nocivité sur les êtres vivants…

Fait à Constantine, le 11 juin 2011
Contribution citoyenne par Abdelouahab Karaali

A quand l’oued le « Rhumel » sera propre ?

5 juillet 2011

A Constantine, les autorités locales précédentes étaient optimistes quant à la dépollution de l’oued Rhumel avec l’introduction du barbeau et l’aménagement des abords du cours d’eau pour en faire des allées de promenade. La station d’épuration de Hamma Bouziane avait permis la collecte d’une grande partie des eaux usées de la ville de Constantine et de ses environs. L’eau traitée était destinée pour l’irrigation des terres agricoles de Hamma Bouziane… car cette région était privée de sa ressource hydrique pour permettre l’amélioration de l’approvisionnement de la ville de Constantine en AEP, avant la mise en exploitation du barrage de Beni Harroun. Mais à ce jour, ce projet d’irrigation tarde à voir le jour.

A défaut d’une eau convenable et contrôlée, les agriculteurs situés le long de l’oued Rhumel sans ressource hydrique, utilisent l’eau de ce cours d’eau. Malheureusement, la qualité de cette eau est douteuse surtout en période estivale quand le débit de l’oued baisse par la diminution des précipitations pluviométriques. Les efforts réalisés par les agriculteurs de Hamma Bouziane dans l’intensification de l’arboriculture, la réintroduction de nouvelles espèces fruitières qui étaient abandonnées dans la région telles que le cerisier, la vigne… sont contrariés et la situation ne fait que de s’aggraver.

En effet, au lieu de continuer à collecter les eaux usées de la ville de Constantine, projet qui semble être arrêté, voilà maintenant que l’oued Rhumel reçoit les eaux usées de la nouvelle ville Ali Mendjeli. En passant par le pont de Sidi Rached et lorsque on observe la quantité et la pollution de cette eau qui coule dans le Rhumel, on est pétrifié. En plus de son utilisation pour l’agriculture, elle va dévaloriser les eaux du grand barrage de Beni Harroun.

Un autre facteur à élucider et à régler, la pollution par les produits chimiques (zones industrielles de Aïn Smara, Oued Ahmimime, Palma…, stations de lavage graissage, différents ateliers en milieu urbain…) qui constitue un autre facteur dégradant de la ressource hydrique.

Devant cette situation non maîtrisée par l’absence d’une vision globale d’aménagement et de développement, la santé humaine et du milieu sont très affectés. Nous devons prendre toutes les dispositions utiles pour remédier à cette confusion qui nous mène tout droit vers des catastrophes qui seront difficilement gérables. Voir le cas du Japon, qui n’a pas pu prévoir la venue d’un tsunami, subit une grande crise qu’il aura du mal à surmonter.

Fait à Constantine, le 6 juin 2011
Contribution citoyenne par Abdelouahab Karaali

Les cèdres de Beni H’midène

5 juillet 2011

Au cours d’une randonnée dans le djebel de Sidi Driss, sur le territoire de la commune de Beni H’midène en date du 14 mai 2011, j’ai été surpris d’observer quatre (04) sujets bien venants de cèdre de l’Atlas au lieu dit de Zeribet de Sidi Driss.

Une approche de la population riveraine nous permet de faire la connaissance avec la famille Khanaoui, deux frères vivant dans cette partie du massif. Un accueil chaleureux a été réservé aux randonneurs de la ville des Ponts du groupe de Gharbi Abdelaziz.

Leben, café, tamina et eau fraîche ont été servis aux invités du jour. Les femmes du groupe ont été reçues à l’intérieur des maisons, quant aux hommes ils se sont regroupés à l’extérieur autour d’une meïda bien garni.

Aussi, je profite de ce repos pour enquêter sur la présence de ces cèdres.

Ces cèdres ont été plantés par Khanaoui Hamouda en 1985. Ils ont été ramenés d’un chantier de reboisement de l’ex- EMIFOR de Constantine dans le djebel de Sidi Driss, sur le territoire de la commune de Grarem. En effet, Hamouda a travaillé dans ce projet de reforestation. A cette période, il était âgé de 43 ans.

La circonférence d’un cèdre à 1m50 du sol est de 1m94.

Du reboisement réalisé, rien n’a subsisté.

La présence de cèdres de l’Atlas au niveau de la maison forestière de la forêt domaniale de Mouias était donc un bon indicateur sur le bon comportement du cèdre sur les hauteurs du djebel de Sidi Driss. Pour les causes de non réussite des projets de reboisement réalisés dans cette région, il serait intéressant de procéder à des recherches et à des investigations sur les causes de l’échec.

Des photos sur le cèdre avec Khanaoui Hamouda ont été prises à cet effet pour immortaliser ces informations d’intérêt pour les chercheurs en foresterie, écologie…

Fait à Constantine, le 2 juin 2011
Contribution citoyenne par Abdelouahab Karaali

Des comportements inciviques qui entravent le développement

11 avril 2011

Des comportements inciviques qui entravent le développement

En cette journée printanière du samedi 2 avril, trois membres de l’association « El Mebdoue » de l’environnement d’Ibn Ziad (Constantine) décide d’une randonnée sur le massif forestier de Messaoud Boudjeriou en passant par la retenue collinaire d’Ibn Ziad, afin de relever les richesses floristiques et faunistiques de la région et baliser également des itinéraires de découverte pour les amoureux de la nature.

Au niveau de la retenue collinaire, point de monde au cours de cette matinée, ce qui a permis à notre ami Aïssa de recenser et de photographier la sauvagine présente. Il s’agit surtout de : le foulque macroule, le canard colvert, le grèbe huppé et le gravelot sur les berges… Une bonne note, avec l’installation par endroit d’une végétation aquatique (typha…), les conditions de sédentarisation et de reproduction de certaines espèces d’eau existent,  si on leur assure la quiétude.

Néanmoins, une fausse note pèse sur cet ouvrage hydraulique, par la pollution  par des déchets hétéroclites occasionnée par les riverains, les visiteurs de plus en plus nombreux sur ce site. Aussi, on décide de réactiver l’idée d’organiser une journée de volontariat lors du 5 juin prochain, en associant l’administration, l’APC et les citoyens pour la préservation de la ressource hydrique de la région, sous utilisée actuellement, alors qu’elle peut permettre le développement de l’arboriculture fruitière sur les terres environnantes, les luzernières pour l’amélioration de la production laitière…

On continue notre marche, en longeant les parcelles de céréales, tout en observant et photographiant les richesses de ce milieu. Sur ce point, Ali, le président  de l’association ne laisse rien passer sur notre passage. Dans le ciel, certains rapaces sont présents comme l’aigle botté ou le faucon crècerelle.

La traversée de la forêt de pin d’Alep  a été enrichissante pour nous dans ce relief envoûtant et remarquable. Au bas, la localité de Messaoud Boudjeriou qui s’étire tout le long de la rue principale. Aussi, on décide de ne pas descendre dans le brouhaha de la ville et de contourner cette agglomération par les hauteurs pour nous diriger vers la sortie de ce centre urbain. De ces sommets, les paysages environnants sont magnifiques et riches de couleur et de forme.

Sur notre évolution, on emprunte un tronçon de route désaffectée. De par et d’autres, des champs de céréales, lentille et pois chiche bien tenus. Nous sentons une bonne présence sur le terrain. En effet depuis ces dernières années, avec l’aide des différents programmes de l’Etat, les gens redécouvrent leurs terres et s’investissent pleinement dans l’agriculture. Cas du programme de l’oléiculture sur la route de Jijel.

Ces efforts qui se créent à Messaoud Boudjeriou et ailleurs sur le territoire national, sont contrariés par les décharges sauvages qui souillent notre environnement et dévalorisent notre pays.  Alors que ce tronçon de route qui devient dépotoir, est fréquenté par des familles qui viennent passer un après-midi printanier avec leurs enfants.

Le cas de la commune de Messaoud Boudjeriou dans la wilaya de Constantine est malheureusement répandu à travers toutes les régions du pays. Aussi, toute initiative pour minimiser cette contrainte sur nos différents milieux urbains ou ruraux est à encourager pour assurer un développement cohérent entre les différents secteurs.

Fait à Ibn Ziad, le 4 avril 2011
Contribution citoyenne par Abdelouahab Karaali
Membre de l’association « El Mebdoue » pour l’environnement

Randonnée de Bab El Kantara à Ibn Ziad par le djebel Kerkera

3 septembre 2010

En ce matin du lundi 24 mai 2010, on se rencontra Aïssa Filali et Abdelouahab vers 7h00 du matin à la station de bus d’El Kantara. Après les salamalek d’usage, je pris l’initiative de l’itinéraire vers ce djebel, que notre écrivain Malek Haddad, décrit le mont Chettaba comme une gigantesque baleine violette, dans son livre Le quai aux Fleurs ne répond plus.


Le djebel Kerkera en arrière plan  » tel une baleine qui sort sa tête de l’eau  » (en mémoire à notre écrivain Malek Haddad).

Par le passé, j’avais eu à accéder à cette montagne dans le cadre des incendies de forêts, et je la trouvai envoutante avec de beaux panoramas sur la région. Aussi, j’étais content de retourner sur ce site, pour mieux le connaître et l’apprécier avec mon ami Aïssa.

Avec une marche énergique, on passa par le pont de Sidi Rached, la place des Martyrs, l’avenue Belouizdad, les cimetières, le quartier populaire El Manchar. Là, on découvrit un petit café avec un certain charme, plantes grimpantes et des tables à l’extérieur. On s’assit, Aïssa prit son petit déjeuner, quant à moi un café presse, que je dégustai en lisant le journal.

Puis des achats pour notre déjeuner en pleine nature et on reprit notre chemin, en passant successivement par le marché et les habitations de la cité El Bir. La veille, il avait plu et le sol était mouillé. Sur la dernière rangée de maisons, on observa des hirondelles avec un nid en terre, en dessus d’une boîte de dérivation et dans le coin. Aïssa, tira son appareil de sa sacoche et prit plusieurs photos de cette espèce qui avait désertée le milieu urbain pour des lieux plus cléments de la périphérie de la ville. C’est ce que j’avais observé auparavant dans le quartier de Chaabathe er sass.

Pour déboucher à la pleine nature, plus qu’un obstacle, on devait traverser une chaabathe sinueuse. Alors qu’on était au bout de notre effort, Aïssa glissa sur une pierre et tomba en plein dans le cours d’eau. Plus de peur que de mal, son caméscope a été épargné et ses vêtements légèrement mouillés avec une eau boueuse.

Delà, on quittait la ville et notre escalade commençait à travers les terrains de culture, collines quand Aïssa observa un chacal ou renard. Le temps de l’observer, il était déjà parti à travers les grandes herbes sans laisser de trace de sa direction. Notre forestier s’approcha du lieu où il l’avait vu et finit par trouver son refuge.

Sur notre parcours des bergers avec leurs vaches ou moutons en compagnie des hérons garde-bœufs. Une image ou plusieurs images insolites qu’on n’avait pas pu photographier, à savoir le héron sur une vache ou un mouton.

En dehors des céréales, le sainfoin à l’état spontané était prépondérant par endroit et selon les saisons. Cas de la région de Békira, certains talus sur la route vers Ibn Ziad. Avec ses fleurs de couleur rouge, en mélange avec d’autres plantes, on avait des compositions florales magnifiques avec une multitude d’insectes qui butinaient ces espèces pour la plupart mellifères.

La forêt du Djebess était devant nous. Aussi, je prenais la décision de la longer sur son côté gauche, afin de faciliter notre progression vers le djebel Kerkera et des observations sur ce massif forestier pour Aïssa et moi-même. Sur notre parcours, il y avait des maisons éparses qu’on devait également contourner. Heureusement, que durant notre progression, il n’y avait point de chiens, qui auraient pu freiner notre marche.

La forêt du Djebess a des reliefs exceptionnels avec un bon réseau de piste qui permet de circuler facilement à travers ce massif de la banlieue de Constantine, que l’association El Mebdoue veut inclure dans son projet de réserve naturelle de djebel Zouaoui. L’espèce qui domine dans ce boisement est le pin d’Alep, espèce résineuse très sensible au feu. Cas de la forêt méditerranéenne dans son ensemble, qui nécessite une meilleure protection pour sa pérennité. Aussi, des travaux d’éclairci, d’élagage sont réalisés pour prévenir ou atténuer les feux de forêts.

Une carrière désaffectée avec une bonne falaise, au milieu de ce boisement peut servir aux exercices d’escalade aux clubs versés dans cette pratique comme Grimp de la Protection civile.

La progression était pénible dans une évolution en ascension et le soleil commençait à taper fort. N’empêche que le moral était au beau fixe et on était content d’être là, d’avoir décidé d’explorer le djebel Kerkera et de continuer jusqu’à Ibn Ziad, en traversant la canton de M’ghraoual de la forêt domaniale de Chettabah, El Azib …pour être ensuite dans l’agglomération de l’ex-Rouffach.

La flore est très riche, certaines espèces sont rares comme l’Iris jaune (Iris Pseudoacorus) ou Souçane el asfeur, appellation locale ; d’autres par contre sont colonisatrices. On peut citer à titre d’exemple la Centranthe (Centranthus ruber) ou Nouar el bellaredj, appellation locale. La richesse de la flore est telle, qui lui faudra consacrer toute une étude, avec la publication de livres appropriées pour l’enrichissement de nos bibliothèques et mettre l’information à portée des utilisateurs.

A ce sujet, l’association aimerait créer tout un musée de la nature où toutes les données de la région seront répertoriées et documentées afin d’offrir aux chercheurs, étudiants…les données nécessaires à leur besoin et également une meilleure connaissance du milieu pour sa préservation et sa gestion.


Flore remarquable qui mérite d’être connue, préservée et développée à divers usages (médicinales, ornementales…)

Pour arriver au pied du djebel Kerkera, on devait franchir un maquis de chêne vert dense sur un terrain très accidenté. Chacun de nous avait pris le chemin qui lui convenait, pour être un moment plus tard, dans une zone dégagée au pied de notre montagne.

Pas de répit, on devait continuer notre marche. Aïssa, plus en forme, était au devant, quant à moi, je commençais à ressentir la fatigue, surtout que le cheminement sur ce versant était trop abrupt et avec une multitude d’affleurement rocheux ou il est difficile de marcher. Après tant d’effort, je devais marquer une pose bien méritée. Ce que Aïssa fit également un peu plus haut que moi. Delà, nous commencions à dominer toute la région de Constantine et de ses tentacules dévoreurs de l’espace rural (djebel Ouahch, Gamasse, plateau de Aïn El Bey, Boussouf, Cité El Bir, Benchergui…).

On prit la ligne de crête comme direction d’ascension, en dessus de la carrière d’agrégats. Delà également, on avait de beaux panoramas sur la région de Zighoud Youcef, Didouche Mourad, piémonts de djebel Ouahch, les jardins de Hamma Bouziane envahis par le béton tel un cancer au stade terminal. Néanmoins, une bonne note, la cimenterie ne dégageait aucune fumée !

A partir de ce moment, plus de trace de Aïssa, il cheminait seul vers le sommet, quant à moi, je faisais un grand effort pour continuer cette escalade au milieu des rochers, qu’il était difficile de franchir. Mais, je maintenais mon effort dans l’ascension car je ne devais pas et je n’avais pas le droit de flancher, pour ne pas faire capoter cette randonnée. Doucement, j’arrivais à maintenir le rythme et je rejoignis mon ami.

Aïssa étant arrivé au sommet, il prenait des photos sur les alentours et il filmait également un aigle royal qui volait sur nos têtes.

Au lieu de pose, au sommet de la ligne de crête, nous faisons une halte pour prendre notre déjeuner, près d’une bâtisse en ruine ou il ne restait plus que les fondations en pierres et briques pleines de couleur rouge.

Ayant sorti, les provisions de son sac en plastique, ce dernier prit son envol, car le lieu de la halte est à découvert et est très vanté. Pas de trace de cet objet encombrant dans les alentours et Aïssa était peiné d’avoir profané ce bout de nature épargné des déchets urbains, qui sont devenus une hantise pour nos élus dans leur gestion quotidienne.

Le déjeuner fut vite pris sur ce sommet paradisiaque et j’avais profité de cet instant pour me faire photographier par Aïssa sur ses ruines avec en arrière plan la ville de Constantine, comme souvenir de passage sur ces lieux, pour mon album photo et documentation sur les milieux naturels d’Algérie. A cette halte, un percnoptère solitaire était passé sous nos têtes en direction de Hamma Bouziane, avec un horizon tumultueux qui perd depuis un certain de sa limpidité…

Aïssa fit sa prière et on reprit notre chemin d’exploration de ce djebel de Kerkera, qui est devenu dénudé par les incendies des trois (03) dernières décennies. Ils persistent une végétation secondaire au milieu des cavités à travers toute l’étendue de la montagne. Pour le chêne vert, sa présence s’est réduite considérablement, même sur le versant ouest ou il était prépondérant.

Un incendie sur ces lieux, il est difficilement maîtrisable par un accès difficile ou seul l’avion pourrait apporter des résultats positifs mais malheureusement notre pays ne possède pas ce moyen de lutte, qui est devenu nécessaire pour combattre ce fléau, qui menace sérieusement notre patrimoine forestier à travers le pays.

Aïssa commençait à ressentir la fatigue. Aussi, je l’encourageais pour qu’il maintienne la route. Notre progression se faisait sur le versant Ouest, avec des vues superbes sur Ibn Ziad, Aïn Tinn, Grarem, les gorges de Tiddis, Azeba Lotfi…Point de sortie par la présence d’une falaise à notre droite, on continuait à marcher sur le djebel Kerkera dans sa longueur, pour atteindre le canton de M’graouel de la forêt de Chettabah. Delà, le relief était moins accidenté, on traversa un maquis dense puis la forêt de pin d’Alep pour aboutir à des enclaves agricoles. Aïssa reprenait des forces après avoir traversé péniblement les différents obstacles.

Maintenant, le terrain était dégagé. Mon collègue profita pour prendre une série de photos sur cette montagne avec les différents peuplements forestiers. Egalement sur cette itinéraire, des photos sur des oiseaux. Il était ravi de découvrir la richesse de ce milieu en oiseaux, et d’épingler sur son calepin d’autres noms de volatiles.

Au bout d’un chemin, on arriva à El Azib. A proximité du point d’eau, il y avait notre ami Zoubir qu’on salua.

Après s’être désaltéré, un brin de toilette et les réserves en eau, on reprit notre chemin sur Ibn Ziad par la route goudronnée. Au bout d’un quart d’heure de marche, un véhicule s’arrêta à notre signal et nous voilà soulagé jusqu’au centre urbain de fin de notre randonnée. L’automobiliste qui nous prit avec lui était content de nous montrer les belles pommes de terre qu’il venait d’acheter auprès des fellahs de la mechta d’El Azib. J’en profitai pour informer notre ami et président Ali de notre arrivée, après l’avoir informé de notre départ dans la matinée.

Notre rendez-vous était fixé au café de El Hachemi. Ce qui fût fait au bout d’un instant par notre ami du jour, qu’on salua chaleureusement. On rentra au café, une limonade et gâteau pour Aïssa et un café pour Abdelouahab.

Après avoir repris nos forces, notre ami ne songea plus qu’a rentré. A l’arrivée du bus sur Constantine, Aïssa s’empressa de monter et je le suivis. Aussi, j’avais tenu à informer Ali de notre départ précipité…

C’est ainsi que se termina notre très belle randonnée à 16h00 de l’après-midi.

Aussi, j’invite les gens de Constantine et d’Ibn Ziad ou d’ailleurs…de faire de même et de nous faire part de leur découverte, sensation… par des articles, reportages cinématographiques… n’est ce pas Abdelaziz !

Fait à Constantine le 12 juin 2010
Dans le cadre d’une contribution citoyenne
sur les milieux naturels d’Algérie
Par Abdelouahab Karaali

Randonnée à Oum Settas, 2ème sanctuaire de la biodiversité de Constantine

3 septembre 2010

Quelle coïncidence, en ce jour du 16 avril 2010, journée de « Youm El Ilm », nous voilà sur le chemin de la découverte de ce grand massif montagneux « Oum Settas », que l’on arrive à dominer que par les photos satellitaires, que les mines des carrières essaient de détruire de tout part, sur toute sa périphérie et même en plein dans ses entrailles ?

Donc le vendredi 16 avril, alors que la ville de Constantine et sa région dormaient avec ses habitants, à trois, l’un de la périphérie de Hamma Bouziane, Aïssa Moukhtari notre horticulteur, le deuxième du Gamasse, Aïssa Filali le forestier et Abdelouahab Karaali le vétéran du groupe se rencontrent de bon matin, soit à 7h00 à la nouvelle gare routière du Khroub. Un taxi et nous voilà une demi-heure plus tard à l’entrée de l’agglomération de Benbadis.

De là, plus de véhicule, plus de route goudronnée insistent notre forestier et Abdelouahab. Notre horticulteur et paysagiste, après une mise au point, nous trace notre chemin vers le djebel d’Oum Settas. Pour cela, nous devons contourner le Centre d’enfouissement technique (CET), dont le premier casier achevé, commence à recevoir les déchets de Constantine et certainement d’autres localités !

La partie supérieure de cet équipement n’étant pas encore entièrement clôturée, ne permet pas d’isoler pour le moment, la faune domestique et non domestique des déchets. En espérant que cette contrainte dommageable pour la faune soit réglée, pour préserver le milieu de cette contrainte des temps modernes, qui tend à se généraliser à travers le pays, où même la cigogne blanche y vient, pour se nourrir et entache sa robe blanche de noirceur…

Sur le parcours, équipé d’appareils photos…nous prenons diverses photos sur le milieu, les paysages, les plantes…aucun indice intéressant n’est délaissé. Des échanges d’informations utiles se font entre les éléments du groupe (appellation de plantes dans la localité, phytothérapie, désignation des sites traversés…). Beaucoup d’informations à assimiler en peu de temps. On est débordé par la quantité de données sur ce milieu naturel, de son histoire…Mais, nous faisons un effort pour assimiler l’essentiel de ce que nous nous transmettons mutuellement.

A l’entrée d’une vallée, nous voilà arrivés sur les terres de la famille maternelle de Aïssa, en dessous d’une crête. La première chose que l’on voit est un jardin clôturé avec des arbres fruitiers, fèves, petits pois…et un point d’eau avec un tuyau en plastique qui alimente plus loin les maisons des parents de Aïssa.

Pendant que nous nous désaltérons Aïssa le forestier et moi, avec un moment de repos, notre benjamin alla rendre visite à sa famille. Au loin, une meute de chiens aboie avec la présence d’un jeune. Notre forestier, profitant de cette pose méritée, continua à découvrir ce milieu et à prendre des photos, surtout, sur les fleurs qui s’épanouissent en cette période printanière au piémont du djebel d’Oum Settas.

Après une brève absence, Aïssa nous rejoint et nous informa que les chiens de la mechta ont mis à mort un chacal, de bonne heure le matin. Il appela son cousin, qui était en compagnie des canidés et il nous montra le cadavre éventré du chacal. Au ciel, les grands corbeaux (Corvus corax) tournoyaient et attendaient notre départ, pour continuer à festoyer de ce cadavre, encore plein de sang.

A partir de ce moment, les choses sérieuses commençaient pour nous. Maintenant, on s’attelait à une vraie ascension de nos montagnes d’Algérie. Cette journée était légèrement froide et humide avec un brouillard dense dans le massif, dans sa partie nord. Les reliefs de substrat calcaire étaient pittoresques par leurs formes, leurs couleurs, la végétation qui s’agrippait par endroit à la paroi.

Des caractéristiques du site, on est dans le fief des rapaces et charognards. Pour le vautour fauve (Gyps fulvus) qui était très présent dans la région, il est devenu rare depuis le transfert des déchets de Constantine dans la région de Benbadis, qui a vu la naissance d’un grand dépotoir, qui a porté un coup certain à ce site exceptionnel, qu’il faudra maintenant réhabiliter avec la mise en exploitation du CET.

Pour la flore, c’est l’aire du chêne vert en association avec l’aubépine. Par contre au djebel Zouaoui, commun à Ibn Ziad et Aïn Smara, c’est l’aire du chêne vert également en association avec le genévrier oxycèdre. Sur tout notre parcours, on a relevé que deux (02) jeunes sujets de moins de 1 mètre de cette dernière espèce. Une énigme à élucider et l’exploration d’Oum Settas ne fait que débuter, puisque c’est notre première sortie dans ce site imprenable, par sa masse imposante.

A notre ascension, la grande falaise était à notre gauche, envahie donc par un brouillard très dense. Delà, pour atteindre notre objectif, à savoir la traversée en partie du massif dans son axe nord-sud, nous nous sommes éloignés de la barrière et nous prîmes le cheminement vers la droite, le versant qui surplombe et domine l’axe routier El Khroub–Benbadis et les premières carrières de ce massif sur cette commune.

De belles vues sue la ville de Benbadis, la retenue collinaire et même sur Constantine, avec un horizon légèrement brumeux, une visibilité moindre. Sur notre itinéraire, toutes les cavités étaient passées au peigne fin, même le passage de certains animaux était relevés grâce à la maîtrise de l’étude des traces et de la manière que la terre a été retournée à la recherche de tubercule, racines, parties utiles de plantes pour se nourrir, par notre horticulteur. Cette région lui est très familière et nous relate ses sorties dans ces lieux pendant sa tendre jeunesse.

A 11h30, c’est la pause déjeuner, sur un rocher qui domine la carrière de Benbraham et l’ex-asile de vieillard de Benbadis… Alors, qu’on commençait à faire nos casses croûtes à base de fromage et de cachir, à notre gauche sur la ligne de crête rocheuse, à moins de 500 mètres de nous, un chacal nous épiait pendant une partie de temps qu’aura duré notre repas. Au ciel également, un beau spectacle puisque un couple de Milan Royal (H’daya) faisait une démonstration de leur maîtrise des airs. Sur les axes routiers, la circulation était presque à l’arrêt en cette mi-journée de vendredi, jour de repos et de prière. Même les carrières faisaient une trêve à cette partie de la journée.

A notre départ de ce lieu, ne restait de traces de notre passage, que la mie et morceaux de pain qu’on a laissés à notre aimable visiteur du jour ou peut être pour les grands oiseaux qui faisaient la parade dans le ciel.

A partir de ce lieu également, la végétation ligneuse commençait à se raréfier. Ce plateau est une zone de parcours à base de plantes annuelles (graminées et autres), très caillouteux, avec affleurements rocheux, où il est difficile de marcher. A chaque instant, on peut tomber et se fracturer. C’est ce qui caractérise toute cette traversée. Plus loin, en altitude, la végétation reprenait ses droits. De cette station, on avait une vue sur la région de Bounouara et de sa région ainsi que d’une grande carrière au pied d’un petit massif dénudé, qui n’est pas visible par l’axe routier El Khroub- Aïn Abid.

Sur cette zone également, c’est un lieu d’histoire livré à l’abandon et à la destruction. En effet, les dolmens sont vandalisés par la fouille des tombes et la détérioration de ces monuments mythiques. Rares sont les dolmens qui sont encore en bon état et si rien n’est fait, il ne restera plus que des tas de grosses pierres.

Il est 3h30, le groupe commence à patiner surtout pour notre forestier. Il s’est cogné à un rocher ou a reçu une épine profonde au niveau d’un membre inférieur et la marche pour lui, devient pénible.

En progressant, nous entamâmes une pente et la végétation était devenue plus dense et plus variée. Tout le groupe fût attiré par la présence d’un couple de Huppe fasciée (Upupa epops) qui est signalé comme oiseau migrateur et qui vient en Algérie pour se reproduire. De cette partie luxuriante et afin de commencer à trouver un chemin de sortie de ce grand massif constantinois, nous nous approchâmes du versant qui domine la route El Khroub. Et delà, nous commençâmes à descendre ce versant abrupt, avec une multitude de carrières à l’aval.

Péniblement, on se frayait notre chemin dans cette rocaille et végétation sauvage quand notre regard fût attiré une seconde fois par de grands oiseaux, qui dominaient les cieux. Il s’agit de plusieurs couples de Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) titillés par le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus). Là, il doit s’agir du territoire de nidification de ces charognards, à proximité de l’assiette de concession de carrière, délimitée par de grands fûts. Donc, à moyen terme cet habitat sera détruit par l’exploitation de la carrière. L’espace de nos rapaces se réduit et la pollution du milieu influent directement sur ces espèces, qui sont au sommet de la chaîne alimentaire, par leur diminution et même disparition à court et moyen terme, si ces habitats ne sont pas protégés par la loi.

Au bas du talus, nous débouchâmes sur l’une des carrières, qui ne font que ceinturer ce grand massif. Depuis, un certain temps, les concessions pleuvent à un rythme accéléré et ce milieu ne devient que détonation et poussière. Même un figuier, qui n’a pas perdu son feuillage, ses feuilles sont recouvertes par une carapace formée de poussières de roche. Les alentours des concasseurs sont jonchés par une épaisse couche de poussière très fine. Elle doit être très nocive pour les travailleurs dépourvus de protection adéquate. (Voir le drame des tailleurs de pierres de T’kout dans la wilaya de Batna).

A la sortie des carrières, une source imposante à fort débit, sous l’ombrage d’un grand platane majestueux, avec un grand port. On profite pour se rafraîchir et remplir nos bouteilles en plastique qu’on ramène avec nous à la maison, pour échapper un moment de l’eau de la ville. Maintenant, en Algérie, les gens pour l’eau de boisson, il préfère s’alimenter au niveau des sources de leur région pour diverses raisons…

La sortie étant terminée, le calvaire pour rentrer à Constantine a commencé. On est vendredi et il est 17h00 de l’après-midi, devant une station de bus sur l’axe routier Benbadis-El Khroub, et le ciel est voilé de nuages denses et noires, une averse importante peut tomber d’un moment à l’autre. Aussi, à chaque vue d’un véhicule, on essaie de faire de l’auto-stop. Il a fallu, au moins une durée d’une demi-heure d’attente, pour qu’un jeune seul dans son véhicule, s’arrête et nous prend avec lui jusqu’à El Khroub.

Arrivé à l’agglomération, de l’un des grands souks d’Algérie, la pluie, une forte averse commença à tomber. Avant d’arriver à dénicher un café, on était déjà trompé. On était tout mouillé lorsqu’on est rentré dans un établissement. Café, limonade, gâteaux, chacun selon ses goûts et habitudes et on reprit le calvaire du retour.

Sur la rue principale, à la sortie de la ville, on commença de nouveau à faire de l’auto-stop, car au niveau de la station de bus proche, il n’y avait plus de départ sur Constantine, malgré la présence d’une foule importante, point de service public. La pluie continuait à tomber par intermittence et on était mouillé. Lorsqu’on commença à se lamenter, une connaissance de notre horticulteur s’arrêta et il nous prit avec lui vers la ville du Vieux Rocher

Tout le groupe était content après une journée bien remplie dans le massif d’Oum Settas. Cette sortie et ce compte rendu sont des messages aux parties concernées, pour une meilleure maîtrise du terrain, à savoir protection de nos ressources naturelles et développement. D’après de ce que nous avons pu observé sur le terrain, avec une meilleure connaissance des différents composants du massif, il est possible de dégager des sites exclusivement pour les concessions des carrières d’agrégats, qui sont déjà nombreuses qu’il faudra optimiser leur rendement et le processus d’extraction pour diminuer les nuisances et sauvegarder également ce grand sanctuaire de la biodiversité de la région de Constantine au même titre que le site de djebel Zouaoui et sa région.

De cette approche citoyenne et responsable, notre wilaya sortira grandi, dans la bataille du progrès et de la préservation des ressources primaires pour les générations futures, qui ne seront plus de simples slogans de salon, mais une réalité sur le terrain décelable par tous.

Contribution citoyenne par Abdelouahab Karaali
Association « El Mebdoue » pour l’environnement d’Ibn Ziad
Fait à Constantine le 16 avril 2010


Un peuplement de chêne vert bien venant de plus de 5 mètres de hauteur, dans le brouillard du massif d’Oum Settas.


Une vue sur le versant qui donne sur la route El Khroub – Benbadis. Une richesse de ce milieu, malheureusement menacé par une multitude de carrières dans ses piémonts, le ceinturant de plus en plus, pour l’étrangler à jamais.


Oum Settas et son environnement, un sanctuaire au milieu des terres agricoles et de belles vues sur toute la région.


Une carrière bien implantée, dans une portion du massif sans valeur écologique et loin des habitations et voies de circulation. Ce qui n’est pas le cas pour la majorité des carrières implantées sur les communes de Aïn Abid et Benbadis.


Un dolmen encore en bon état qui n’échappera pas pour longtemps à la bêtise humaine dans sa destruction et disparition avec la perte de l’histoire de la région de Bounouara (Commune d’Ouled Rahmoun).

Béni H’midène doit développer son écotourisme

26 avril 2010

En voyant un reportage sur la chaîne de télévision nationale, sur les infos de 13h 00 du 5 avril 2010, sur la région de Béni H’midène, une sortie nature et de découverte avec la présence du PAPC et du président de l’association de Tiddis, je tiens à apporter ma petite contribution pour l’émergence de cette contrée de Constantine.


La vallée très encaissée du Rhumel juste au pied de la ville romaine de Tiddis.
Photo en date du 17 avril 2008 / Pierre le cycliste

En effet, Béni H’midène est une région très riche par sa ville romaine de Tiddis, ses sites et reliefs exceptionnels que constituent les gorges « Khnegs », l’oued Smendou, le massif de Sidi Driss…sa richesse floristique et faunistique.

Ci-dessous un compte rendu sur une sortie effectuée en décembre 2006.

Sortie à Dar El-Oued, en bordure de l’oued Rhumel
commune de Bèni H’midène en date du 5 décembre 2006

Il a été observé ce qui suit :

  • deux (02) colonies de perdrix gambra (10 chacune).
  • un (01) héron cendré

Il a été identifié la végétation suivante :

  • Le pistachier de l’Atlas, le jujubier et le jujubier commun à proximité du point d’eau romain avec un olivier plus que centenaire, l’asparagus, l’asphodèle, l’oléastre abondant sur les versants des gorges de Tiddis, le figuier de Barbarie, le lyciet, la marrube blanche, le tamarix abondant également sur les berges de l’oued Rhumel, le diss, le lentisque, le thym vulgaire, l’orme champêtre, le peuplier, le caroubier…Certains oléastres sont greffés avec des variétés à huile.

Il a été observé des « Dolmens » dont certains ont été abîmés.

D’après Ikhlef, un berger qui vit depuis longtemps dans cette région, la faune existante est constitué des espèces suivantes :

  • le chacal, le renard, le chat sauvage (difficile à observer), le hérisson, le porc épic, le pigeon et l’hirondelle des rochers, rapaces et charognards dont le vautour fauve, vautour percnoptère, la tortue d’eau, petits mammifères (à déterminer), la sarcelle d’hiver (Anas crecca) petit échassier qui hiverne dans la zone, sur le cours d’eau…

Il y a également beaucoup de grottes…

C’est un site féerique qui mérite d’être connu et préservé au même titre que la ville romaine de Tiddis, donc toute la zone peut faire l’objet d’un classement en matière d’archéologie, site naturel avec les gorges, l’oued Rhumel, la biodiversité…

La région d’Ibn Ziad mérite aussi d’être connue et l’association « El Mebdoue » pour l’environnement organise des randonnées pour des groupes structurées dans les massifs du djebel Zouaoui, djebel Kerkera…Pour tout contact, se rapprocher de l’association au niveau de son siège jouxtant la Maison de jeunes d’Ibn Ziad.

Fait à Constantine, le 5 avril 2010
Par Abdelouahab Karaali

Aïssa Moukhtari, notre spécialiste dans la transplantation des arbres.

13 mars 2010

Notre ami, Aïssa Moukhtari, à 35 ans, est déjà très expérimenté dans le domaine des espaces verts, transplantation d’arbres, aménagements divers de jardinage, cascades…et d’autres passions encore (élevage de chevaux de la race locale, oiseaux, chiens, traditions algériennes et coutumes avec la kheïma, ses objets, ses habits…) et l’amour pour l’Algérie qu’il aime servir pour qu’elle soit à la plus haute des marches dans le concert des nations.

Aussi, en ce jour de vendredi 12 mars 2010, très pluvieux et froid, nous nous sommes attablés dans un café de la place de la Brèche du centre-ville de Constantine et nous avons fait sa connaissance de manière approfondie, et on était content de lui, de sa façon de voir les choses, de ses analyses pertinentes, de la maîtrise et de l’intérêt qu’il porte à son métier, à qui il consacre tout son savoir-faire dans ses travaux.

En effet, Aïssa est sorti du centre de CFPA n° 1 de Chelghoum Laïd, en 1993, avec le diplôme de technicien en horticulture et aménagement d’espaces verts. De 1993 à ce jour, beaucoup de chemin parcouru, avec une accumulation de connaissances et d’expérience au contact du terrain bien difficile et plein d’embûche qui forge la personne dans sa professionnalisation et de ses convictions dans sa façon de voir l’évolution de ce secteur, dans l’aménagement de nos agglomérations et l’épanouissement de la société algérienne.

Il débuta avec l’entreprise Manbar El Haddaick comme gestionnaire de la pépinière à Oued Ahmimime (El Khroub), sur les terrains de Bel Okki de 1993 à 1998. La production de plants en cette période était très limitée, l’essentiel des besoins de l’entreprise étaient achetés de la région de Boufarik. Sur ce site, il était produit seulement les plantes à fleur (marguerite, géranium, chrysanthème, …), les plantes de bordure (romarin, santoline, lavande…) et les plantes de haie (fusain, myoporum, troène de Californie…). Pour les plantes ornementales (de l’intérieur et de l’extérieur), arbres feuillus et résineux ainsi que les arbres fruitiers… étaient ramenés donc de l’algérois, le fief de l’horticulture algérienne. Les projets de l’entreprise étaient limités, uniquement l’aménagement de certaines demeures de particuliers dans les lotissements de Constantine et de sa région. Le seul projet d’intérêt, fut l’aménagement et l’embellissement des espaces extérieurs du siège de l’APC de Teleghma. Sinon, la pépinière servait également de point de vente avec un afflux de visiteurs, qui étaient nombreux à venir acheter des plantes pour divers usage, un engouement exceptionnel de la population citadine pour les plantes vertes qui ne fait que s’intensifier depuis.

Pour la transplantation d’arbres, elle débuta d’une manière accidentelle chez un particulier à M’doukal dans la wilaya de Batna en 2004. Pour l’aménagement d’un espace vert de 2000 m2 sur une propriété privée de plus de 20 ha, Aïssa n’a pas voulu sacrifier les sujets présents sur cet espace, constitués de 8 palmiers dattiers de 6 mètres de hauteur, de 25 arbres fruitiers qui étaient en production (pommier, poirier, citronnier, néflier) et de 4 mûriers âgés. La transplantation s’est faite durant la période de juin à août, date de la réalisation du projet ci-dessus et réussi grâce à un suivi rigoureux et de maîtrise de la technique de la transplantation, acquise durant les aménagements réalisés auprès de particuliers dans la remise aux normes des plantations réalisées de manière anarchique par leurs propriétaires…

De 2000 à 2004, il se forgea encore auprès des pépiniéristes de Boufarik dans la préparation des arbres à transplanter, qui étaient prélevés au niveau des anciens domaines des colons. Il s’agit surtout de palmiers (cocotiers, washingtonia, phoenix…) ou yucca très demandés par les entreprises d’espaces verts dans le cadre de l’aménagement des espaces verts et de l’embellissement des institutions de l’état ou de particuliers au niveau de la capitale. La moyenne d’âge des espèces transplantées était de cinquante ans.

En 2005, il a transplanté un palmier cocotier prélevé de l’ex-pépinière de l’APC de Constantine de Chaabathe Er Sass au profit d’un particulier de la cité Zouaghi, plateau de Aïn El Bey. Cette transplantation fût un succés.

Au cours du mois de janvier, de cette année 2010, il a réalisé, au profit d’un propriétaire d’une station d’essence, la transplantation de 5 cyprès vert et 1 cèdre de 4 à 5 mètres de hauteur de plus de 20 ans d’âge, prélevés de l’ex-ferraille désaffectée de Guettar El Aïch.

Il enseigna également au niveau de l’ex-centre des Arts traditionnels, route de Aïn El Bey, dans la filière espace vert. Parmi les jeunes qu’il a eu en formation, certains d’entre eux, réussissent bien dans leur vie professionnelle et est en relation avec eux à Constantine et ailleurs pour le cas d’un jeune de Ghardaïa dans l’échange d’expérience et d’avis sur leur domaine d’activité.

Pour terminer, cet entretien mutuellement enrichissant, Aïssa insiste sur les propositions suivantes :

  • Encourager la transplantation par la formation pour une meilleure maîtrise de cette technique, très courante dans les pays développés.
  • Pour la réussite des espaces verts et des plantations d’alignement, il faut utiliser des arbres de grande dimension, avec un suivi rigoureux pour leur réussite, surtout ceux élevés en pépinière qui nécessitent plus de soin pour leur acclimatation, que ceux prélevés des milieux naturels (forêts, jardins publics, accotements de route…).
  • Dans le cadre d’un dépressage, favoriser l’opération de transplantation des espèces jugées de trop, cas des régénérations dans les peuplements forestiers, jardins publics ou autres, gain d’argent et de temps et meilleure réussite des plantations.
  • La transplantation se pratique durant la période de dormance des plantes, période propice entre novembre et février (saison d’automne hiver). Pour les palmiers, durant la saison d’été.

Des exemples de transplantation d’arbres

Fait à Constantine le 12 mars 2010 dans le cadre d’une contribution citoyenne. Abdelouahab Karaali

L’arbre dans le développement et l’épanouissement social

7 février 2010

En effet, l’arbre est utile en tout point de vu, mais malheureusement il ne trouve pas une grande place dans notre environnement. Même nos exploitations agricoles ne donnent pas un grand intérêt à cette espèce ligneuse, qui nécessite savoir et engagement pour un résultat positif, que peu d’agriculteurs veulent consentir.

A part la commune de Hamma Bouziane qui a un antécédent et des conditions édaphiques, climatiques et hydriques, qui étaient plus favorables dans ce domaine, les autres communes sont dans la plupart dépourvues de la culture de l’arbre. Les projets réalisés du temps de la révolution agraire ou même dans les derniers programmes de développement n’ont pas été d’une grande réussite, voir le cas d’Ibn Ziad qui est édifiant (plantations d’amandiers vieillissantes, délaissées ou arrachées sans renouvellement…) alors qu’une bonne partie de ses terres non viables pour la céréaliculture pourrait être versée à l’arboriculture moyennant un investissement dans la mobilisation de l’eau. Une retenue collinaire nouvellement réalisée n’a pas permis pour l’instant de voir la réalisation de vergers…

Donc, en dehors de la région de Hamma Bouziane qui connaît un essor en la matière sur l’axe routier Constantine-Mila, il est rare de trouver de vergers modèles, malgré les différents investissements réalisés par l’état pour le développement de cette filière, à part quelques exceptions à Aïn Abid, Ouled Rahmoun et Aïn Smara bien réussis par leurs propriétaires avec un encadrement et un dévouement à la hauteur du résultat obtenu avec des techniques de pointe dans l’installation de l’arbre fruitier, de sa conduite et du système d’irrigation et de la qualité de la production.

Mêmes les fermes pilotes qui doivent être à l’avant-garde du développement agricole n’ont pas fait à mon avis, un effort louable pour la pratique de cette culture pérenne qui offre beaucoup de débouchés pour le marché national et la création d’emplois permanents et saisonniers avec une meilleure qualification de la main d’œuvre ordinaire (taille, greffage…) et aussi des possibilités futures de développement de l’agroalimentaire.

Cette situation s’explique de plusieurs manières :

  • absence de la culture de l’arbre, l’intéressement va à la céréaliculture et à l’élevage ovin…et la recherche surtout du gain facile sans effort à l’œuvre.
  • manque de professionnalisme de nos agriculteurs et peu d’investissements financiers dans les projets agricoles.
  • contraintes techniques, administratives… Cas des EAC
  • contraintes hydriques, facteur limitant à la pratique de l’arboriculture…

Constantine étant une wilaya performante en céréaliculture, gagnerait également beaucoup en misant dans l’arboriculture fruitière (olivier, raisin de table, caroubier, noyer…à titre indicatif), pour améliorer les revenus des agriculteurs, une meilleure utilisation des sols en fonction de leurs caractéristiques, une diversification de la production agricole au bénéfice de l’agriculteur et de l’économie du pays, et un nouveau visage plus attrayant de nos campagnes et de la lutte contre la déperdition et l’appauvrissement des sols par le phénomène de l’érosion hydrique ou éolienne, en renforçant la protection des sols par des ouvrages antiérosifs tels que les murettes en pierre sèche selon les courbes de niveau, voir aussi les travaux de défense et restauration des sols (DRS) qui ont été abandonnés totalement, à part la correction torrentielle par le gabionnage.

Une intensification de l’arboriculture pourra être réalisée sans contrainte sur les terres à faible rendement céréalier ou marginales se situant au pourtour des retenues collinaires de la wilaya avec l’utilisation du goutte à goutte dans l’économie et la préservation de la ressource hydrique et le maintien de la sauvagine sur les plans d’eau.

A Constantine, nous rencontrons également de grands apiculteurs qui développent leur activité surtout sur la bande du littoral de l’Est du pays par le biais de la transhumance ainsi que de petits apiculteurs également à travers certaines communes de la wilaya de Constantine. On peut citer El Khroub, Didouche Mourad, Constantine…aussi il serait utile d’enrichir notre environnement par la plantation des espèces mellifères qu’elles soient arbres, arbustes, arbrisseaux…le long des voies de circulation, comme brises vent autour des parcelles agricoles, création de bosquets sur les parcelles de faible valeur agricole, le long des chaabâthes…afin d’améliorer les potentialités nectarifères et de pollen de notre région pour un meilleur rendement de miel par ruche installée.

Les espèces à préconiser sont très diverses et nous disposons d’une gamme très importante que les pépiniéristes confirmés, pourrait guider dans le choix des espèces à utiliser (richesse variétale d’eucalyptus sur sols pauvres ou à stabiliser, tilleul espèce en voie de disparition à Constantine à réhabiliter, bigaradier, kolatier, romarin, lavande…).

Une contribution citoyenne dans le reverdissement de nos campagnes trop marquées par la monoculture de la céréaliculture bien visible après les moissons.

Fait à Constantine le 4 février 2010
Par Abdelouahab Karaali

Pour une unité de compostage artisanal à Constantine

18 janvier 2010

L’utilité de création d’une unité de compostage artisanal

L’idée de création d’une unité de compostage dite « artisanale », a mûri au vu du volume et du tonnage de l’opération de désherbage qui tend à se généraliser ces dernières années à travers certains impacts de la wilaya de Constantine qu’on peut citer comme suit :

  • forêt du Mansourah
  • espaces verts et talus de l’université Mentouri, de l’université Emir Abdelkader, de la ville de Constantine…
  • produits de l’entretien des jardins publics, taille des arbres d’alignement…

Le désherbage et l’entretien des impacts ci-dessus engendre donc , une quantité importante d’herbes, bois de taille…qu’il serait inopportun d’incinérer ou d’encombrer nos décharges publiques ou le futur Centre d’enfouissement technique (CET) de Benbadis afin d’assurer à cet investissement onéreux, sa longévité.

Même nos jardins et plantations urbaines ont besoin d’être enrichis régulièrement en fumure organique d’où le compost à base de déchets des végétaux. Ce processus, s’il est adopté, c’est toute une culture de gestion de rationalité qui sera mise en place et qui concourt au développement durable et à la préservation de l’environnement.

Même, la bonne terre arable issue des travaux de terrassement pourra être récupérée et utilisée dans les projets verts.

Cette unité à créer serait sous la coupe du service des espaces verts de la commune de Constantine ou une entité commune à plusieurs APC ou à une entreprise privée selon un cahier des charges bien défini.

L’appellation de cette unité dite artisanale est bien réfléchie, car elle ne nécessitera pas d’équipements spécifiques, importés de l’étranger mais seulement d’un terrain de plus d’un hectare, hangar polyvalent, camion, tracteur, rétrochargeuse, source d’énergie, eau…

Cette unité pourra être réalisée sur le site actuel de la décharge contrôlée du 13e km route de Sétif, afin de rentabiliser cet espace après le transfert des déchets de la ville de Constantine sur le CET de Benbadis.

Aussi pour réussir ce projet, une réflexion portera sur la méthodologie à suivre dans la fabrication du compost en tenant compte de la nature des déchets, du climat et des différentes phases à suivre dans la fermentation et l’aboutissement du produit.

La mise en place de cet équipement permettra à toute structure ou citoyen de se débarrasser également dans de bonnes conditions des déchets de végétaux ou de terre végétale en sa possession. Néanmoins, ces déchets doivent être propres et dépourvus de tout corps étranger, afin que le compost produit soit garanti à son utilisation.

Cette contribution citoyenne pour la ville de Constantine et sa région concourt à l’amélioration du cadre de vie des citoyens, à la gestion rationnelle et écologique des déchets organiques, à la limitation de l’utilisation des engrais minéraux, la création de postes d’emploi durable et à l’émancipation citoyenne.

Fait à Constantine le 17 janvier 2010
par Abdelouahab Karaali

Les jardins naturels du djebel Zouaoui

12 janvier 2010

Au 2eme jour du début de l’année 2010 soit le 2 janvier, avec Ali Boutamina, de bon matin, nous avons entrepris une randonnée au djebel Zouaoui. Le temps était légèrement froid et le sol sec, chose rare par le passé. En principe, c’est la période de la pluie et de la neige avec des températures très basses. Et aujourd’hui, nous débattons encore du changement ou pas du climat.

A ce sujet, les services de la météo sont interpellés pour élaborer un Seltzer, document avec toutes les données climatiques en matière de pluviométrie, températures, gelées, vent, sirocco… par une moyenne de relevés sur une longue durée et par station météo. C’est un outil de travail utile pour le forestier, l’agriculteur, l’hydraulicien… au vu des perturbations climatiques que nous constatons depuis déjà plusieurs décennies.

Sur le parcours d’ascension par Djenane En Chem, les sources aménagées par les riverains avec des abreuvoirs pour leurs animaux d’élevage, avaient un faible débit. Le ciel était moyennement nuageux avec un ensoleillement perturbé.

Sur l’itinéraire, les espaces clairsemés de chêne vert, font l’objet de coupes pour les brins de grand diamètre de 12 à 17 cm en moyenne pour les besoins domestiques des riverains de la région (Ouled Rahmoun, El Anab…). La tige principale est emportée et ne reste sur le lieu d’abattage que le branchage disséminé après façonnage.

De temps en temps, Ali s’arrêtait un instant pour observer la végétation qui a démarré en cette année précoce. Plusieurs espèces de plantes sont en fleur, on peut citer le Souci, l’Oeillet, l’Asphodèle…en pleine montagne dont le point culminant de la wilaya de Constantine est le djebel Zouaoui à 1320 m, et on se croirait en pleine saison printanière.

Même les essaims des ruches sont en pleine activité et font rentrer du pollen (observation au bois du Mansourah). Pour les pistachiers térébinthe ou de l’Atlas, certains arbres n’ont pas encore perdu totalement leur feuillage, que le bourgeonnement a commencé.

En matière de faune, il a été relevé sur le parcours du massif, beaucoup de crottes de chacal à base de baies de Genévrier oxycèdre, appelé localement « Taga » et une levée d’une petite colonie de six perdrix Gambra seulement, à notre approche.

De ce fait, on ne peut dire que la région est giboyeuse puisque elle est sujette à un braconnage difficile à contrôler dans une région accidentée, enclavée et éloignée. Ce qui n’empêche, l’association El Mebdoue dans ses sorties périodiques, essaie de sensibiliser au mieux la population fréquentant ces lieux pour un comportement plus responsable en matière de délits (coupes, arrachage, braconnage…).

Dans le ciel, quelques rapaces difficilement identifiables, tournoyaient avec le grand corbeau qui devient dominant dans la région d’Ibn Ziad, qui s’adapte bien à la dégradation du milieu au profit d’autres espèces plus nobles en perpétuelle diminution (vautour fauve…).

Arrivé au niveau des jardins naturels du djebel Zououi, Ali était ébloui par la configuration du terrain, très accidenté avec des cavités profondes et une richesse floristique remarquable (fougères, petit houx, acanthe, arum…) et des vues panoramiques sur les territoires de la wilaya de Constantine et de Mila avec un horizon bien dégagé et moins pollué. Ce substrat calcaire a été façonné par le temps par les pluies, les écarts de températures, la végétation qui fait éclater la roche. L’eau de pluie contenant du gaz carbonique dissous la roche calcaire.

Au même titre que la richesse de la végétation, les formes des blocs de roches travaillées par les eaux de pluie sont également exceptionnelles. Aussi, en fréquentant le djebel Zouaoui, il faut emprunter des chemins sécurisés afin d’éviter des éboulis de roche. Aussi, la prévoyance est à observer pour éviter des accidents dommageables.

Toute une richesse du milieu qui mérite d’être approchée par nos universitaires, centres de recherche pour l’inventaire de la biodiversité de la région de Constantine et d’autres richesses également et des moyens à mettre en place par les différentes administrations concernées pour la prise en charge des besoins des populations riveraines pour atténuer la pression sur ce milieu naturel sujet également à un surpâturage ou toutes les pousses de l’année son broutées, pour lequel l’association El Mebddoue a été créée et milite pour sa sauvegarde et sa régénération.

Au retour au centre urbain d’Ibn Ziad, notre observation s’est portée sur la taille des arbres d’alignement qui est mal maîtrisée. Elle est faîte d’une manière très anarchique ou les normes élémentaires de la taille ne sont pas respectées. Après un rabattage excessif de l’année passée, on refait le même travail, au lieu de sélectionner et laisser les branches maîtresses et supprimer toutes les autres branches de faible croissance, tordus…Dans cette opération, toutes les branches sont rabattues presque jusqu’à leur base. Même le badigeonnage des troncs d’arbres à la chaux est excessif, où la couche de cette matière ne fait que s’épaissir faisant une carapace étanche. De même que la terre des réservations est à enrichir, avec des arrosages si nécessaire pour le bon démarrage végétatif des arbres.

Aussi, l’association souhaite que l’APC d’Ibn Ziad l’associe dans les projets relevant de ses compétences (espaces verts, gestion des déchets solides, gravats…, aménagements urbains…) pour une meilleure approche et réussite des projets de la commune.

Fait à Constantine le 3 janvier 2010
par Abdelouahab Karaali

Stage d’escalade sur le  » Rocher  » de Constantine

29 novembre 2009

Stage d’Initiateurs Fédéraux
Du 28/10 au 1/11/2009
Sur le Rocher de Sidi M’cid

Il a été organisé par la Fédération algérienne de ski et sports de montagne, un stage d’escalade sur le Rocher de Sidi M’cid du 28/10 au 1/11/2009 sous la responsabilité de Da Ouali, vice-président de cette organisation.

Ce stage a vu la participation des clubs d’escalade de Blida, d’Alger et de Bouira avec l’assistance et la collaboration de la Protection civile de Constantine et de sa section Grimp.

Pendant leur séjour à Constantine, les participants étaient logés et nourris au niveau de l’auberge des jeunes, de la cité Filali, fraîchement aménagé et qui a plu à l’encadrement de ce regroupement.

Pour la journée « portes ouvertes », l’association pour l’environnement El Mebdoue d’Ibn Ziad, a fait participer deux membres de sa structure pour leur familiarisation avec les sports de montagne.

Le programme de stage fut le suivant :

1ere journée : Théorie et pratique

  • Axes de l’enseignement d’un initiateur (sécurité autonome) en théorie et pratique (minimum de 2 séances de 1h 30 par stagiaire en enseignement collectif).
  • Grimpe en tête
  • Définition d’objectif
  • Conduite de groupe
  • L’évaluation

2eme journée : Sécurité pratique

  • Falaise non équipée pour l’escalade en tête
  • Installer et utiliser un atelier d’assurage
  • Installer un atelier de rappel (+ réchappe)

3eme journée : Sécurité en paroi

  • Relais et manœuvre pour redescendre en moulinette
  • Relais en paroi

4eme journée : Equipement

  • Cohérence de la discipline des points d’encrage
  • Journées portes ouvertes sur les sports de montagne sur le site avec les jeunes de Constantine

Fait à Constantine le 8 novembre 2009
Par Abdelouahab Karaali

Expédition de spéléologie à Anou Ifliss / Djurdjura

10 novembre 2009

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Expédition de spéléologie à Anou Ifliss du 21 au 25 octobre 2009

Départ de Constantine le 21 octobre, par train à 23h 20 du soir, en direction de Tikjda par Bouira pour participer à une expédition de spéléologie à Anou Ifliss dans le massif du Djurdjura, face sud.

En effet, Djeghim Chaouki a été invité à participer à cette mission par Belaoud Mohamed et Atia Rédha, anciens compagnons de spéléologie de notre constantinois. A été invité également Karaali Abdelouahab en tant que représentant de l’association de l’environnement « El Mebdoue » d’Ibn Ziad (Constantine), désireuse de créer une section ou un club de spéléologie et d’escalade pour l’exploration et le suivi des sites de la région de Constantine.

Ce regroupement a vu la participation également d’une équipe de Grimp 10 de la Protection civile de Bouira, composée d’un officier et de trois agents. Il y a eu également la participation de Da Ouali, vice-président de la fédération de ski et des sports de montagne ainsi que Da Aïssa, un gentil bonhomme de Timaghrasse avec son âne pour le transport et le déplacement du matériel de l’expédition, sur un site très accidenté.

Le jeudi 22 octobre dans la matinée, il y a eu la rencontre de Chaouki avec Mohamed, qui est descendu à notre rencontre du camp de base, installé dans une ancienne bâtisse du télésiège à ski, à l’abandon, au sein du parc national du Djurdjura. Ces retrouvailles ont fait l’objet d’une série de photos avec le portable de Abdelouahab pour immortaliser l’événement. Leur dernière rencontre date de 1994.

Cette journée, dans le massif du Djurdjura, était froide, pluvieuse avec des vents violents.

De cette rencontre inoubliable, nous escaladâmes un versant abrupte, pour rejoindre le camp de base. Sur le parcours, nous avons amassé des branchages et bois, en prévision d’un feu dans le lieu de regroupement.

Au camp, nous fûmes accueillis chaleureusement par Grimp 10 où ils nous aidèrent à nous installer. Face au froid et à la pluie, nous allumâmes un feu à l’aide de mon journal, acheté dans la matinée à Bouira, que j’ai feuilleté seulement, le bois récupéré sur le trajet du camp de base et la bouse de vache présente en grande quantité dans le local, qui sert d’étable pour les nombreux bovins présents dans le secteur.

Ce feu, allumé à l’intérieur de cet abri de fortune, avec de nombreuses ouvertures, nous a beaucoup perturbé par l’intense fumée, dégagée par un combustible humide.

Dans la soirée, Da Ouali et Rédha ont rejoint séparément le groupe, l’un venant d’Alger, l’autre de Béjaïa. Après le dîner, avec une soupe bien chaude, le groupe se réunit et traça le programme du séjour, sous une tente installée à l’intérieur du refuge, malmenée par des vents très violents, durant toute la nuit.

Le vendredi 23 octobre, Rédha de Béjaïa nous réveilla à 7h 15 du matin et alla nous préparer le petit déjeuner sous un petit réchaud à gaz. Puis une photo souvenir de tout le groupe avec Da Aïssa et son âne, qui allait nous quitter, après un travail bien accompli.

De cette séparation très nostalgique dans la matinée, l’expédition vers le gouffre Anou Ifliss fût lancée. Pour l’exploration de ce site, deux (2) équipes ont été constituées avec un timing précis et une complémentarité dans l’équipement du site et des relevés de données. La première équipe composée de Rédha, Chaouki et de deux (2) éléments de Grimp. Ils étaient accompagnés par le lieutenant Lounès, un autre élément de Grimp et de Abdelouahab. Au camp, Mohamed et Da Ouali s’occupait de l’entretien du camp et du repas.

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Au moment de la descente dans le gouffre, Rédha et ses compagnons d’exploration rencontrèrent des difficultés de pénétration, par l’obstruction du passage, due à un éboulis. Après tant d’effort, pour enlever le bouchon qui gêne l’accès et n’ayant pu le soulever et l’enlever, l’équipe se résigna à abandonner ce dégagement.

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Aussi, de suite, il fût décidé d’aller prospecter un autre gouffre, en l’occurrence Anou Acharathe Limoune, d’une profondeur de plus de 300m. Lorsque l’équipe de Rédha commença sa descente, les accompagnateurs rejoignirent le camp de base pour se reposer et reprendre des forces.

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Le groupe d’expédition rentra tard, en pleine nuit, à 20h. Après le dîner et un petit repos, une présentation sur l’exploration fût donnée par l’équipe de descente comme suit : « C’est Rédha, en premier qui pénétre dans le gouffre, suivi des deux éléments de Grimp 10 et puis Chaouki en dernier. L’équipe progressa doucement et sûrement jusqu’à l’éboulis qui obstrue le puits au P 130. Devant cette nouvelle contrainte, l’équipe remonta à la salle, située à quelques mètres au dessus. Au niveau de celle-ci, Rédha et Chaoukhi, à l’aide d’un appareil à photo numérique, prirent une série de photos sur la modification de la roche par l’eau et son évolution sous d’autres formes. Après la séance de photos, ils prirent leur déjeuner et remontèrent ».

Le lendemain, samedi 24 octobre, après le petit déjeuner, il fût arrêté un programme pour la matinée et vers midi, fin de l’expédition. Aussi, deux éléments de Grimp restèrent au camp pour commencer à plier bagage et le reste des éléments participa à une escalade sur le versant Sud du Djurdjura avec des incursions dans la façade Nord sur le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou, avec des vents très violents et froids. Aussi, nous déplaçâmes sur quelques sites de gouffre tels que D1 et Anou Ifliss.

En matière de flore et faune, sur la façade Nord, le genévrier oxycèdre tapissait les rochers, par la violence des vents, qui aplatissaient cette espèce sur la paroi.

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Le grand Houx, sur la façade Sud, matérialisant le gouffre de Anou Ifliss, des fougères dans les cavités protégées des rochers, un chêne afarés ? sous un autre feuillu, abrité également dans une grande cavité, des lierres …et des feuillus qui seraient intéressants d’identifier et de consigner dans cet écrit, au bénéfice des internautes.

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A notre arrivée également, sur ce site, il a été observé plusieurs vautours fauves, qui volaient à basse altitude, dans un ciel fortement nuageux.

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Dans l’expédition, il aurait été souhaitable qu’un élément du parc national du Djurdjura ou de la Conservation des forêts fasse partie de l’équipe d’exploration pour enrichissement mutuel.

NB/ Notre reconnaissance à Si Saïd, propriétaire du café Mumus, en face de la gare SNTF de Bouira, qui nous permis de nous reposer dans son établissement, à notre arrivée, de bonne heure le matin et lors de notre départ, en attendant le train de nuit et à son personnel pour son dévouement dans notre déplacement à Tikjda et retour sur Bouira.

Article rédigé le 30 octobre 2009 par Abdelouahab Karaali
Assisté par Chaouki Djeghim et Souhil pour l’insertion des photos.

Smaïn Benghersallah, le récupérateur de Bekira

4 novembre 2009

En ce jour du 29 octobre 2009, je me suis déplacé sur le territoire de la commune de Aïn Smara, pour m’entretenir avec M. Benghersallah Smaïn, jeune récupérateur de 39 ans, installé en bordure de l’oued Rhummel, sur un terrain loué à un particulier, à proximité de la décharge contrôlée de Constantine (13e km route de Sétif).

En effet, l’idée de faire son métier émane de son père Brahim. En 1984 déjà, son père avait constitué un dossier pour la création d’une petite entreprise de récupération au niveau de la commune de Aïn Yagout, wilaya de Batna, sans suite favorable, puisque cette filière était peu développée par l’administration algérienne et ne faisait l’objet d’aucun encouragement, par rapport aux sociétés occidentales qui étaient en avance dans ce domaine.

Avec la naissance du géant Tonic emballage, grand récupérateur de carton, papier…entrant dans le processus de fabrication de ses produits, la famille Benghersallah se lance donc dans la récupération de cette matière recherchée, à la fin de l’année 2004, début 2005. Pour local, Smaïn avait un espace abrité de 6 M2 à Békira. En plus du carton, papier…que Tonic venait prendre sur le lieu de dépôt, notre ami Smaïn s’intéressait également au PET (bouteille en plastique d’eau minérale). A l’aide d’une presse balle comme seul équipement, les matières récupérées étaient présentées sous forme de balle d’un poids de 80 à 150 kg, selon la nature et la densité de la matière.

Pour les balles de PET, elles étaient achetées par un particulier de Sétif, qui les exportait à l’étranger (Chine, Turquie). Puis le PET fût utilisé en Algérie, plus précisément à Sétif et Sidi Bel Abbès comme laine pour le rembourrage des couettes, certains vêtements comme isolant contre le froid…).

En 2007, Smaïn s’installe donc à Aïn Smara, sur un terrain loué à un particulier, à proximité de la décharge contrôlée de Constantine. Comme hangar d’entrepôt, il installe des serres en plastique et comme équipement, une presse. Il noue des contacts avec des opérateurs économiques (imprimeries, superettes, gros importateurs de tissu…) qui lui rapportent le carton et le papier sur site. Ainsi que les récupérateurs occasionnels de la décharge qui lui ramènent surtout le plastique, le PET, le verre. Pour ce qui est du carton, de façon moindre puisqu’il est proscrit de l’aire de la décharge pour sa sensibilité au feu et la fumée n’est pas tolérée pour sa nuisance à l’environnement. Même la direction de l’environnement dirige les administrations publiques ou autres institutions publiques ou privés ou de simples particuliers pour se dessaisir de ce type de déchet (archives déclassées, carton…) auprès de Smaïn.

En ce qui concerne le verre, il est récupéré par l’ENAVA d’Oran. Même une usine de limonade de Skikda vend des chargements par semi-remorque de bouteilles cassées et verre, que Smaïn achète et achemine vers l’unité ci-dessus. Pour le verre blanc, il intéresse l’unité verre « VSI » sise à la zone industrielle de Didouche Mourad. Tandis que le verre marron, il est écoulé auprès de certaines unités artisanales de la wilaya de Jijel pour la production de certains articles de vaisselle.

En 2008, dans le cadre de la commémoration du 5 juin, journée de l’environnement, Smaïn fût invité par la direction de l’environnement de Constantine pour assister à la présentation de matériels de récupération et de recyclage par une délégation allemande : présentation à titre indicatif d’une unité complète de tri à partir des déchets ménagers et les unités de transformation de ces déchets…mais sans suite pour l’encouragement à l’investissement dans le recyclage et l’optimisation maximale des décharges dîtes contrôlées et actuellement les CET dans leur durée de vie (voir les contraintes de disponibilité de terrain à Tizi Ouzou, Chlef…pour ces projets de salubrité publique).

Difficultés rencontrées par Smaïn

Les démarches entreprises par son père en 2004 n’ont pas abouti.

En 2007, Smaïn a déposé aussi, un dossier auprès de CALPI de Constantine pour l’attribution d’un terrain, mais sans suite à ce jour. Sans terrain d’assiette, il ne peut asseoir un projet d’avenir. Cette filière nécessite des investissements échelonnés dans le temps pour une amélioration de la récupération et du recyclage, ainsi que de la transformation, et limiter ainsi leur exportation comme actuellement avec les déchets ferreux et non ferreux.

En effet, pour la préservation de nos ressources naturelles, nous devons reconsidérer nos déchets, qu’on doit rentabiliser au mieux (du compost à l’agriculture, à l’acier pour l’industrie…) tout en améliorant notre façon de consommer pour éviter le gaspillage futile.

Souhaits de Smaïn

Acquisition d’un terrain de 1 000 à 10 000 M2 pour un investissement durable à savoir la construction de hangars, l’accès à l’énergie électrique pour l’acquisition d’une presse balle qui développe des balles de 800 kg comme ceux existants au niveau de Tonic emballage, la valorisation du déchet, cas du verre par son broyage à l’aide d’un broyeur…

Smaïn est un jeune motivé, mais sans une aide de l’état en matière de cession d’un terrain, il ne peut espérer progresser dans ces difficultés. Depuis 1988, date à laquelle il a quitté le lycée à la classe de terminale, avec l’aide de son père, il veut se professionnaliser dans ce métier qu’il aime tant par son côté de préservation de l’environnement et pourvoyeur d’emplois car il est arrivé à employer jusqu’à douze (12) jeunes dans les périodes de grande activité.

Constantine, le 29 octobre 2009
Article de Abdelouahab Karaali
dans le cadre d’une contribution citoyenne

Pollution par les tessons et débris de verre

24 septembre 2009

Après les vidanges de véhicules qui se réalisent en tout lieu et même en pleine nature par l’absence d’une politique de récupération incitative, de sensibilisation soutenue ou de sanctions sur les méfaits de tels actes.

Actuellement, un autre phénomène nouveau apparaît et prend de l’ampleur par endroit sur le territoire national. En effet, les bouteilles de boissons de bière surtout, abandonnées par des consommateurs sans vergogne, sur tout lieu de consommation en milieu urbain ou en ras campagne ou carrément balancées de leurs véhicules le long des axes routiers, sont carrément cassées en mille morceaux par des jeunes oisifs.

Cette situation, si elle n’est pas prise sérieusement par les pouvoirs publics, ne fera qu’ engendrer une forte pollution des sols qu’ils soient agricoles, terrains forestiers, accotements de route, aires de jeux… et très préjudiciable sur le devenir de tels sites. Car, réellement, il sera très difficile par la suite d’assainir ce type de terrain contaminé par le verre.

Même la récupération de cet emballage perdu, n’est pas encore très attractive comme le plastique à titre de comparaison. Si c’était le cas, le phénomène en question serait atténué. Donc, faute de débouché mercantile, les jeunes sans occupation saine, se défoulent à casser à tort et à travers les bouteilles qu’ils rencontrent sur leur passage ou qu’ils aillent chercher pour s’amuser et se défouler pour un moment.

Pourtant, le verre est une matière noble au même titre que l’huile usagée, qui malheureusement, n’est pas aussi, suffisamment rentabilisée et qui pollue également les sols et le circuit de l’eau (cours d’eau, oueds, barrages, nappes phréatiques…).

Le citoyen est interpellé pour plus de civisme par un comportement responsable. Car, nul n’a le droit d’abandonner ou de déverser en tout lieu du territoire tout objet ou déchet liquide ou solide, en dehors des endroits prévus à cet effet.

Les industriels sont aussi responsables pour une prise en charge des contenants en verre, qui constituent une source de pollution très contraignante. Aussi, il est possible de réfléchir au rétablissement du système de consigne des bouteilles pour tous les emballages en verre avec également un circuit de récupération pour les bouteilles cassées ou déclassées.

En espérant que les services concernés prennent en urgence ce dossier en main, pour arrêter cette pollution d’un genre nouveau, qui n’est spécifique que pour certains pays et qu’il est facile de résoudre par une simple valorisation de ce déchet devenu dangereux aux mains de jeunes insoucieux ainsi que les canettes en aluminium qui enlaidissent nos espaces naturels…

Fait à Constantine le 20 septembre 2009
Par Abdelouahab Karaali

SOS les arbres de la ville de Constantine sont en danger !

9 septembre 2009

SOS les arbres de la ville sont en danger !

Ceci est du à la sécheresse qui sévit depuis plusieurs années, par l’élévation des températures et l’allongement de la période sèche jusqu’à 8 à 9 mois par An, la diminution de la fréquence des orages d’été, selon les observations de dernières décennies sur la flore locale.

Cette situation engendre des perturbations par le stress hydrique de nos arbres d’alignement. Pour cela, il n’y a qu’à observer le flétrissement et le jaunissement des feuilles des frênes …de la Place des Martyrs, Avenue Aouati Mostefa, boulevard Belouizdad, Sidi Mabrouk…

Actuellement, les services de l’APC sont entrain de badigeonner à la chaux les troncs des arbres de certaines avenues. Aussi, il serait utile de retourner et d’enrichir également la terre des arbres devenue très tassée et impropre par les saletés et la pollution, de confectionner les bordures des réservations de chaque arbre pour la retenue de l’eau  et de procéder en urgence à leur arrosage.

Un autre phénomène dû à la carence de nos bureaux d’études. En effet, dans l’aménagement de la place Kerkeri, il n’a pas été prévu suffisamment, l’implantation des grands arbres pour l’ombrage de la placette surtout en été ou elle sera désertée pendant la journée. A l’extérieur de la placette, en face du siège du parti du RND , à la place des frênes qui ont dépéri, à cause d’une taille irraisonnée, on a installé des lampadaires.

La ville de Constantine étouffe en cette période des grandes chaleurs, elle a besoin de verdure pérenne pour le bien être de sa population contre l’insolation solaire qui devient problématique pour la santé de nos concitoyens.

Beaucoup d’argent dans les ronds points et les plates bandes et rien pour les arbres centenaires pour leur entretien et le renouvellement des arbres qui ont disparu. Les services de l’APC doivent s’appuyer sur l’expérience des anciens encore en vie et de véritables spécialistes pour remettre de l’ordre dans nos espaces verts dans leur conception et suivi et la reprise en main de toutes les plantations d’alignement de la ville et des cités…

Il faut penser et réfléchir selon nos moeurs, climat…on ne peut singer autrui sans maîtrise. Les gérants des cafés de l’avenue Aouati Mostefa peuvent faire un effort par l’arrosage des arbres qui leur servent de parasols pour leur table de l’extérieur ou nous notons une grande influence de la clientéle surtout pendant les journées trés chaudes.

Fait à Constantine le 8 septembre 2009
par Abdelouahab Karaali . Ingénieur  forestier
dans le cadre d’une contribution citoyenne.

Pour une utilisation rationnelle de l’eau des retenues collinaires

20 juillet 2009

Oui, l’eau est essentielle pour le développement de l’agriculture dans le cadre de sa durabilité avec un impact positif sur l’économie d’un pays, la création d’emplois, l’amélioration des conditions de vie des populations rurales…Cas de l’Algérie.

Les retenues collinaires, d’un investissement peu coûteux par rapport aux grands ouvrages hydrauliques, sont une solution pour la mobilisation de l’eau pour la diversification de l’agriculture et l’amélioration des rendements avec l’utilisation des nouvelles techniques d’irrigation que constitue « le goutte à goutte » dans  l’économie de l’eau, la préservation de ces ressources, la conciliation de l’aspect agricole avec l’aspect écologique, environnemental et même touristique.

En effet, les retenues collinaires sont des lieux de vie pour les oiseaux d’eau, espèces sédentaires ou de passage venant du nord ou du sud du globe…Cette sauvagine bien protégée, constituera une richesse dans l’attrait de nos régions en matière de curiosité, de culture, de science et de connaissance des milieux naturels et de données climatiques…ainsi que de l’enrichissement des écosystèmes et de la biodiversité de nos territoires.

Malheureusement, la gestion de ces ouvrages se pose avec acuité par l’absence d’une règlementation claire et complète, de délimitation de périmètres d’irrigation, d’organisme de gestion…, elles sont sujettes à une exploitation anarchique et utilisées par les spéculateurs qui louent pour une saison les terres proches de ces réservoirs pour des cultures spéculatives et exigeantes en eau et sans aucun dispositif de recherche d’économie d’eau. Cas de la pomme de terre, les pastèques…avec une concurrence féroce entre les différents utilisateurs, à celui qui pompera le plus d’eau.

En une saison, les volumes emmagasinés sont dilapidés et les retenues sont généralement asséchées ainsi, chaque fin d’année. Cas de la grande retenue collinaire d’El Haria, commune de Benbadis qui est vidée de cette manière depuis 1995 avec des conséquences dramatiques sur la sauvagine, les poissons…l’aspect paysager et de manque de réserve en eau, en cas de besoin  impérieux (sinistre, catastrophe naturelle…)

Une utilisation réfléchie et durable de l’eau par le système de goutte à goutte peut permettre l’installation de cultures pérennes comme l’arboriculture fruitière où nous avons une grande diversité qu’on peut développer comme l’olivier, espèce stratégique et utile pour l’autosuffisance du pays en huile d’olive et l’utilisation adéquate des sols, ainsi que le reverdissement des milieux agricoles, devenus monotone par la suprématie des céréales sur tout type de sol, surtout après les moissons.

En matière d’amélioration de la production laitière, on peut réintroduire les luzernes, espèces végétales pérennes ,exploitables pendant une durée de cinq années , riches en matière azotée digestible (MAD) qui améliorent la qualité et la quantité en lait surtout durant la période d’été ou début d’automne où les fourrages en vert ne sont pas disponibles, et cela pour maintenir la production durant la saison sèche et la cadence de travail des unités laitières en lait et dérivés ainsi que la satisfaction des besoins des citoyens.

Un autre point à signaler, aussi important, est relatif à l’entretien et à la maintenance de ces ouvrages. En effet, des retenues sont dans un état de dégradation avancée (ravinement, fuite d’eau…). Cas des retenues collinaires d’El Biar, Tassinga…dans la wilaya de Constantine. Même les digues sont parfois menacées par des labours rapprochés. Cas de la retenue collinaire de Salah Derradji, commune du Khroub ou par l’envasement. Cas de la retenue de Bounouara, commune d’Ouled Rahmoun, qui est entièrement envasée.

Les retenues collinaires en appoint pour l’AEP. Cas de la retenue collinaire de Berla, commune de Aïn Smara qui est utilisée en partie pour l’eau potable, en cas de besoin.

Donc, les retenues collinaires peuvent constituer des réserves stratégiques pour l’alimentation en eau des populations, des cheptels…en cas de sécheresse prolongée.

Pour la sauvagine, à titre indicatif, sur le site de Djebel Ouahch à Mestaoua (4e lac), nous avons recensé trois (3) espèces d’oiseaux d’eau qui sont sédentaires : canard colvert, foulque macroule et grèbe castagneux.

D’autres espèces sédentaires ou de passage peuvent être observées dans le cas où cette sauvagine n’est pas dérangée dans sa quiétude. Tandis qu’à Berla, la faune aquatique est nombreuse et, serait plus diversifiée si elle était mieux protégée.

Contribution citoyenne par Abdelouahab Karaali en date du 16/5/2009
Membre de l’association « El Mebdoue » pour l’environnement d’Ibn Ziad