Archive pour la catégorie ‘Qualité de l’eau’

Les contraintes du Centre d’enfouissement technique (CET) de Benbadis sur son environnement

Mardi 5 juillet 2011

Sur l’ancienne décharge intercommunale de cette commune a été aménagé le CET, le premier de la wilaya de Constantine. Le second est en réalisation à Doghra dans la commune de Zighoud Youcef. Ces deux équipements prendront en charge les déchets ménagers de dix (10) communes, à l’exception des deux (2) communes de la daira d’Ibn Ziad, qui auront droit à une décharge contrôlée dont les travaux n’ont pas débuté à ce jour.

Pour ce qui est du CET de Benbadis, il est en fonction depuis peu, il reçoit les déchets des localités suivantes : Constantine, El Khroub, Ali Mendjeli, Aïn Smara, Aïn Abid, Benbadis… Un casier a été aménagé pour le moment sur un ensemble de dix (10). Néanmoins, il commence à y avoir un couac dans la gestion du premier casier. Par l’impraticabilité du fond du casier due à un dysfonctionnement du système de drainage des eaux pluviales intenses et nombreuses cette année jusqu’à ce début du mois de juin 2011 et des lixiviats, les déchets sont déversés d’en haut dans l’ouvrage en attendant l’assèchement de ce bourbier pour leur étalement et de leur recouvrement avec de la terre végétale.

L’abondance des lixiviats s’évacuent vers l’extérieur en polluant le cours d’eau et les sources en aval du CET. La localité de Khenaba est la plus menacée en premier et si le problème perdure, la pollution sera effective pour toute la région qui sera amplifiée par ces oueds naissant jusqu’au barrage de Bouhamdane dans la wilaya de Guelma. Cette situation doit être prise en urgence par les services chargés de l’environnement et de l’hydraulique pour préserver la santé des populations, de leurs troupeaux nombreux et terrains de parcours, leur agriculture, les points d’eau, retenues collinaires et barrages…

Quant aux dégâts occasionnés par l’ancienne décharge, dans mes précédentes contributions j’avais insisté qu’il était nécessaire que le site soit assaini des différents dépôts illicites pour préserver ce milieu naturel, dévalorisé et contaminé par une gestion catastrophique. A ce jour rien n’a été fait, laissant cette région très pittoresque dans la désolation et ses habitants sur un milieu repoussant sur l’axe routier Benbadis-Aïn Abid, jadis touristique et naturellement naturel que l’homme compromet lourdement sans aucun remord.

Il faudrait également achever la clôture de l’ensemble de l’assiette du CET pour isoler les animaux domestiques et non domestiques des déchets… Quant aux grands corbeaux, les hérons garde-bœuf de même que les cigognes sont nombreux sur le site qu’on doit préserver par une meilleure gestion du CET, limitation des nuisances sur ces oiseaux.

Les déchets ménagers… devenus un véritable fléau sur la santé des populations et de l’hygiène du milieu, tout doit être entrepris pour augmenter le tri sélectif, la création d’entreprises de récupération et de transformation, l’élimination progressif des emballages qui deviennent encombrants et difficilement gérables, cas des bouteilles en plastique de l’eau minérale, limonade et jus devenus à la mode et problématique pour les milieux marins et terrestre… par leur nombre et leur nocivité sur les êtres vivants…

Fait à Constantine, le 11 juin 2011
Contribution citoyenne par Abdelouahab Karaali

A quand l’oued le « Rhumel » sera propre ?

Mardi 5 juillet 2011

A Constantine, les autorités locales précédentes étaient optimistes quant à la dépollution de l’oued Rhumel avec l’introduction du barbeau et l’aménagement des abords du cours d’eau pour en faire des allées de promenade. La station d’épuration de Hamma Bouziane avait permis la collecte d’une grande partie des eaux usées de la ville de Constantine et de ses environs. L’eau traitée était destinée pour l’irrigation des terres agricoles de Hamma Bouziane… car cette région était privée de sa ressource hydrique pour permettre l’amélioration de l’approvisionnement de la ville de Constantine en AEP, avant la mise en exploitation du barrage de Beni Harroun. Mais à ce jour, ce projet d’irrigation tarde à voir le jour.

A défaut d’une eau convenable et contrôlée, les agriculteurs situés le long de l’oued Rhumel sans ressource hydrique, utilisent l’eau de ce cours d’eau. Malheureusement, la qualité de cette eau est douteuse surtout en période estivale quand le débit de l’oued baisse par la diminution des précipitations pluviométriques. Les efforts réalisés par les agriculteurs de Hamma Bouziane dans l’intensification de l’arboriculture, la réintroduction de nouvelles espèces fruitières qui étaient abandonnées dans la région telles que le cerisier, la vigne… sont contrariés et la situation ne fait que de s’aggraver.

En effet, au lieu de continuer à collecter les eaux usées de la ville de Constantine, projet qui semble être arrêté, voilà maintenant que l’oued Rhumel reçoit les eaux usées de la nouvelle ville Ali Mendjeli. En passant par le pont de Sidi Rached et lorsque on observe la quantité et la pollution de cette eau qui coule dans le Rhumel, on est pétrifié. En plus de son utilisation pour l’agriculture, elle va dévaloriser les eaux du grand barrage de Beni Harroun.

Un autre facteur à élucider et à régler, la pollution par les produits chimiques (zones industrielles de Aïn Smara, Oued Ahmimime, Palma…, stations de lavage graissage, différents ateliers en milieu urbain…) qui constitue un autre facteur dégradant de la ressource hydrique.

Devant cette situation non maîtrisée par l’absence d’une vision globale d’aménagement et de développement, la santé humaine et du milieu sont très affectés. Nous devons prendre toutes les dispositions utiles pour remédier à cette confusion qui nous mène tout droit vers des catastrophes qui seront difficilement gérables. Voir le cas du Japon, qui n’a pas pu prévoir la venue d’un tsunami, subit une grande crise qu’il aura du mal à surmonter.

Fait à Constantine, le 6 juin 2011
Contribution citoyenne par Abdelouahab Karaali