Archive pour la catégorie ‘Les arbres’

Les cèdres de Beni H’midène

Mardi 5 juillet 2011

Au cours d’une randonnée dans le djebel de Sidi Driss, sur le territoire de la commune de Beni H’midène en date du 14 mai 2011, j’ai été surpris d’observer quatre (04) sujets bien venants de cèdre de l’Atlas au lieu dit de Zeribet de Sidi Driss.

Une approche de la population riveraine nous permet de faire la connaissance avec la famille Khanaoui, deux frères vivant dans cette partie du massif. Un accueil chaleureux a été réservé aux randonneurs de la ville des Ponts du groupe de Gharbi Abdelaziz.

Leben, café, tamina et eau fraîche ont été servis aux invités du jour. Les femmes du groupe ont été reçues à l’intérieur des maisons, quant aux hommes ils se sont regroupés à l’extérieur autour d’une meïda bien garni.

Aussi, je profite de ce repos pour enquêter sur la présence de ces cèdres.

Ces cèdres ont été plantés par Khanaoui Hamouda en 1985. Ils ont été ramenés d’un chantier de reboisement de l’ex- EMIFOR de Constantine dans le djebel de Sidi Driss, sur le territoire de la commune de Grarem. En effet, Hamouda a travaillé dans ce projet de reforestation. A cette période, il était âgé de 43 ans.

La circonférence d’un cèdre à 1m50 du sol est de 1m94.

Du reboisement réalisé, rien n’a subsisté.

La présence de cèdres de l’Atlas au niveau de la maison forestière de la forêt domaniale de Mouias était donc un bon indicateur sur le bon comportement du cèdre sur les hauteurs du djebel de Sidi Driss. Pour les causes de non réussite des projets de reboisement réalisés dans cette région, il serait intéressant de procéder à des recherches et à des investigations sur les causes de l’échec.

Des photos sur le cèdre avec Khanaoui Hamouda ont été prises à cet effet pour immortaliser ces informations d’intérêt pour les chercheurs en foresterie, écologie…

Fait à Constantine, le 2 juin 2011
Contribution citoyenne par Abdelouahab Karaali

Aïssa Moukhtari, notre spécialiste dans la transplantation des arbres.

Samedi 13 mars 2010

Notre ami, Aïssa Moukhtari, à 35 ans, est déjà très expérimenté dans le domaine des espaces verts, transplantation d’arbres, aménagements divers de jardinage, cascades…et d’autres passions encore (élevage de chevaux de la race locale, oiseaux, chiens, traditions algériennes et coutumes avec la kheïma, ses objets, ses habits…) et l’amour pour l’Algérie qu’il aime servir pour qu’elle soit à la plus haute des marches dans le concert des nations.

Aussi, en ce jour de vendredi 12 mars 2010, très pluvieux et froid, nous nous sommes attablés dans un café de la place de la Brèche du centre-ville de Constantine et nous avons fait sa connaissance de manière approfondie, et on était content de lui, de sa façon de voir les choses, de ses analyses pertinentes, de la maîtrise et de l’intérêt qu’il porte à son métier, à qui il consacre tout son savoir-faire dans ses travaux.

En effet, Aïssa est sorti du centre de CFPA n° 1 de Chelghoum Laïd, en 1993, avec le diplôme de technicien en horticulture et aménagement d’espaces verts. De 1993 à ce jour, beaucoup de chemin parcouru, avec une accumulation de connaissances et d’expérience au contact du terrain bien difficile et plein d’embûche qui forge la personne dans sa professionnalisation et de ses convictions dans sa façon de voir l’évolution de ce secteur, dans l’aménagement de nos agglomérations et l’épanouissement de la société algérienne.

Il débuta avec l’entreprise Manbar El Haddaick comme gestionnaire de la pépinière à Oued Ahmimime (El Khroub), sur les terrains de Bel Okki de 1993 à 1998. La production de plants en cette période était très limitée, l’essentiel des besoins de l’entreprise étaient achetés de la région de Boufarik. Sur ce site, il était produit seulement les plantes à fleur (marguerite, géranium, chrysanthème, …), les plantes de bordure (romarin, santoline, lavande…) et les plantes de haie (fusain, myoporum, troène de Californie…). Pour les plantes ornementales (de l’intérieur et de l’extérieur), arbres feuillus et résineux ainsi que les arbres fruitiers… étaient ramenés donc de l’algérois, le fief de l’horticulture algérienne. Les projets de l’entreprise étaient limités, uniquement l’aménagement de certaines demeures de particuliers dans les lotissements de Constantine et de sa région. Le seul projet d’intérêt, fut l’aménagement et l’embellissement des espaces extérieurs du siège de l’APC de Teleghma. Sinon, la pépinière servait également de point de vente avec un afflux de visiteurs, qui étaient nombreux à venir acheter des plantes pour divers usage, un engouement exceptionnel de la population citadine pour les plantes vertes qui ne fait que s’intensifier depuis.

Pour la transplantation d’arbres, elle débuta d’une manière accidentelle chez un particulier à M’doukal dans la wilaya de Batna en 2004. Pour l’aménagement d’un espace vert de 2000 m2 sur une propriété privée de plus de 20 ha, Aïssa n’a pas voulu sacrifier les sujets présents sur cet espace, constitués de 8 palmiers dattiers de 6 mètres de hauteur, de 25 arbres fruitiers qui étaient en production (pommier, poirier, citronnier, néflier) et de 4 mûriers âgés. La transplantation s’est faite durant la période de juin à août, date de la réalisation du projet ci-dessus et réussi grâce à un suivi rigoureux et de maîtrise de la technique de la transplantation, acquise durant les aménagements réalisés auprès de particuliers dans la remise aux normes des plantations réalisées de manière anarchique par leurs propriétaires…

De 2000 à 2004, il se forgea encore auprès des pépiniéristes de Boufarik dans la préparation des arbres à transplanter, qui étaient prélevés au niveau des anciens domaines des colons. Il s’agit surtout de palmiers (cocotiers, washingtonia, phoenix…) ou yucca très demandés par les entreprises d’espaces verts dans le cadre de l’aménagement des espaces verts et de l’embellissement des institutions de l’état ou de particuliers au niveau de la capitale. La moyenne d’âge des espèces transplantées était de cinquante ans.

En 2005, il a transplanté un palmier cocotier prélevé de l’ex-pépinière de l’APC de Constantine de Chaabathe Er Sass au profit d’un particulier de la cité Zouaghi, plateau de Aïn El Bey. Cette transplantation fût un succés.

Au cours du mois de janvier, de cette année 2010, il a réalisé, au profit d’un propriétaire d’une station d’essence, la transplantation de 5 cyprès vert et 1 cèdre de 4 à 5 mètres de hauteur de plus de 20 ans d’âge, prélevés de l’ex-ferraille désaffectée de Guettar El Aïch.

Il enseigna également au niveau de l’ex-centre des Arts traditionnels, route de Aïn El Bey, dans la filière espace vert. Parmi les jeunes qu’il a eu en formation, certains d’entre eux, réussissent bien dans leur vie professionnelle et est en relation avec eux à Constantine et ailleurs pour le cas d’un jeune de Ghardaïa dans l’échange d’expérience et d’avis sur leur domaine d’activité.

Pour terminer, cet entretien mutuellement enrichissant, Aïssa insiste sur les propositions suivantes :

  • Encourager la transplantation par la formation pour une meilleure maîtrise de cette technique, très courante dans les pays développés.
  • Pour la réussite des espaces verts et des plantations d’alignement, il faut utiliser des arbres de grande dimension, avec un suivi rigoureux pour leur réussite, surtout ceux élevés en pépinière qui nécessitent plus de soin pour leur acclimatation, que ceux prélevés des milieux naturels (forêts, jardins publics, accotements de route…).
  • Dans le cadre d’un dépressage, favoriser l’opération de transplantation des espèces jugées de trop, cas des régénérations dans les peuplements forestiers, jardins publics ou autres, gain d’argent et de temps et meilleure réussite des plantations.
  • La transplantation se pratique durant la période de dormance des plantes, période propice entre novembre et février (saison d’automne hiver). Pour les palmiers, durant la saison d’été.

Des exemples de transplantation d’arbres

Fait à Constantine le 12 mars 2010 dans le cadre d’une contribution citoyenne. Abdelouahab Karaali

L’arbre dans le développement et l’épanouissement social

Dimanche 7 février 2010

En effet, l’arbre est utile en tout point de vu, mais malheureusement il ne trouve pas une grande place dans notre environnement. Même nos exploitations agricoles ne donnent pas un grand intérêt à cette espèce ligneuse, qui nécessite savoir et engagement pour un résultat positif, que peu d’agriculteurs veulent consentir.

A part la commune de Hamma Bouziane qui a un antécédent et des conditions édaphiques, climatiques et hydriques, qui étaient plus favorables dans ce domaine, les autres communes sont dans la plupart dépourvues de la culture de l’arbre. Les projets réalisés du temps de la révolution agraire ou même dans les derniers programmes de développement n’ont pas été d’une grande réussite, voir le cas d’Ibn Ziad qui est édifiant (plantations d’amandiers vieillissantes, délaissées ou arrachées sans renouvellement…) alors qu’une bonne partie de ses terres non viables pour la céréaliculture pourrait être versée à l’arboriculture moyennant un investissement dans la mobilisation de l’eau. Une retenue collinaire nouvellement réalisée n’a pas permis pour l’instant de voir la réalisation de vergers…

Donc, en dehors de la région de Hamma Bouziane qui connaît un essor en la matière sur l’axe routier Constantine-Mila, il est rare de trouver de vergers modèles, malgré les différents investissements réalisés par l’état pour le développement de cette filière, à part quelques exceptions à Aïn Abid, Ouled Rahmoun et Aïn Smara bien réussis par leurs propriétaires avec un encadrement et un dévouement à la hauteur du résultat obtenu avec des techniques de pointe dans l’installation de l’arbre fruitier, de sa conduite et du système d’irrigation et de la qualité de la production.

Mêmes les fermes pilotes qui doivent être à l’avant-garde du développement agricole n’ont pas fait à mon avis, un effort louable pour la pratique de cette culture pérenne qui offre beaucoup de débouchés pour le marché national et la création d’emplois permanents et saisonniers avec une meilleure qualification de la main d’œuvre ordinaire (taille, greffage…) et aussi des possibilités futures de développement de l’agroalimentaire.

Cette situation s’explique de plusieurs manières :

  • absence de la culture de l’arbre, l’intéressement va à la céréaliculture et à l’élevage ovin…et la recherche surtout du gain facile sans effort à l’œuvre.
  • manque de professionnalisme de nos agriculteurs et peu d’investissements financiers dans les projets agricoles.
  • contraintes techniques, administratives… Cas des EAC
  • contraintes hydriques, facteur limitant à la pratique de l’arboriculture…

Constantine étant une wilaya performante en céréaliculture, gagnerait également beaucoup en misant dans l’arboriculture fruitière (olivier, raisin de table, caroubier, noyer…à titre indicatif), pour améliorer les revenus des agriculteurs, une meilleure utilisation des sols en fonction de leurs caractéristiques, une diversification de la production agricole au bénéfice de l’agriculteur et de l’économie du pays, et un nouveau visage plus attrayant de nos campagnes et de la lutte contre la déperdition et l’appauvrissement des sols par le phénomène de l’érosion hydrique ou éolienne, en renforçant la protection des sols par des ouvrages antiérosifs tels que les murettes en pierre sèche selon les courbes de niveau, voir aussi les travaux de défense et restauration des sols (DRS) qui ont été abandonnés totalement, à part la correction torrentielle par le gabionnage.

Une intensification de l’arboriculture pourra être réalisée sans contrainte sur les terres à faible rendement céréalier ou marginales se situant au pourtour des retenues collinaires de la wilaya avec l’utilisation du goutte à goutte dans l’économie et la préservation de la ressource hydrique et le maintien de la sauvagine sur les plans d’eau.

A Constantine, nous rencontrons également de grands apiculteurs qui développent leur activité surtout sur la bande du littoral de l’Est du pays par le biais de la transhumance ainsi que de petits apiculteurs également à travers certaines communes de la wilaya de Constantine. On peut citer El Khroub, Didouche Mourad, Constantine…aussi il serait utile d’enrichir notre environnement par la plantation des espèces mellifères qu’elles soient arbres, arbustes, arbrisseaux…le long des voies de circulation, comme brises vent autour des parcelles agricoles, création de bosquets sur les parcelles de faible valeur agricole, le long des chaabâthes…afin d’améliorer les potentialités nectarifères et de pollen de notre région pour un meilleur rendement de miel par ruche installée.

Les espèces à préconiser sont très diverses et nous disposons d’une gamme très importante que les pépiniéristes confirmés, pourrait guider dans le choix des espèces à utiliser (richesse variétale d’eucalyptus sur sols pauvres ou à stabiliser, tilleul espèce en voie de disparition à Constantine à réhabiliter, bigaradier, kolatier, romarin, lavande…).

Une contribution citoyenne dans le reverdissement de nos campagnes trop marquées par la monoculture de la céréaliculture bien visible après les moissons.

Fait à Constantine le 4 février 2010
Par Abdelouahab Karaali

Pour une unité de compostage artisanal à Constantine

Lundi 18 janvier 2010

L’utilité de création d’une unité de compostage artisanal

L’idée de création d’une unité de compostage dite « artisanale », a mûri au vu du volume et du tonnage de l’opération de désherbage qui tend à se généraliser ces dernières années à travers certains impacts de la wilaya de Constantine qu’on peut citer comme suit :

  • forêt du Mansourah
  • espaces verts et talus de l’université Mentouri, de l’université Emir Abdelkader, de la ville de Constantine…
  • produits de l’entretien des jardins publics, taille des arbres d’alignement…

Le désherbage et l’entretien des impacts ci-dessus engendre donc , une quantité importante d’herbes, bois de taille…qu’il serait inopportun d’incinérer ou d’encombrer nos décharges publiques ou le futur Centre d’enfouissement technique (CET) de Benbadis afin d’assurer à cet investissement onéreux, sa longévité.

Même nos jardins et plantations urbaines ont besoin d’être enrichis régulièrement en fumure organique d’où le compost à base de déchets des végétaux. Ce processus, s’il est adopté, c’est toute une culture de gestion de rationalité qui sera mise en place et qui concourt au développement durable et à la préservation de l’environnement.

Même, la bonne terre arable issue des travaux de terrassement pourra être récupérée et utilisée dans les projets verts.

Cette unité à créer serait sous la coupe du service des espaces verts de la commune de Constantine ou une entité commune à plusieurs APC ou à une entreprise privée selon un cahier des charges bien défini.

L’appellation de cette unité dite artisanale est bien réfléchie, car elle ne nécessitera pas d’équipements spécifiques, importés de l’étranger mais seulement d’un terrain de plus d’un hectare, hangar polyvalent, camion, tracteur, rétrochargeuse, source d’énergie, eau…

Cette unité pourra être réalisée sur le site actuel de la décharge contrôlée du 13e km route de Sétif, afin de rentabiliser cet espace après le transfert des déchets de la ville de Constantine sur le CET de Benbadis.

Aussi pour réussir ce projet, une réflexion portera sur la méthodologie à suivre dans la fabrication du compost en tenant compte de la nature des déchets, du climat et des différentes phases à suivre dans la fermentation et l’aboutissement du produit.

La mise en place de cet équipement permettra à toute structure ou citoyen de se débarrasser également dans de bonnes conditions des déchets de végétaux ou de terre végétale en sa possession. Néanmoins, ces déchets doivent être propres et dépourvus de tout corps étranger, afin que le compost produit soit garanti à son utilisation.

Cette contribution citoyenne pour la ville de Constantine et sa région concourt à l’amélioration du cadre de vie des citoyens, à la gestion rationnelle et écologique des déchets organiques, à la limitation de l’utilisation des engrais minéraux, la création de postes d’emploi durable et à l’émancipation citoyenne.

Fait à Constantine le 17 janvier 2010
par Abdelouahab Karaali

Les jardins naturels du djebel Zouaoui

Mardi 12 janvier 2010

Au 2eme jour du début de l’année 2010 soit le 2 janvier, avec Ali Boutamina, de bon matin, nous avons entrepris une randonnée au djebel Zouaoui. Le temps était légèrement froid et le sol sec, chose rare par le passé. En principe, c’est la période de la pluie et de la neige avec des températures très basses. Et aujourd’hui, nous débattons encore du changement ou pas du climat.

A ce sujet, les services de la météo sont interpellés pour élaborer un Seltzer, document avec toutes les données climatiques en matière de pluviométrie, températures, gelées, vent, sirocco… par une moyenne de relevés sur une longue durée et par station météo. C’est un outil de travail utile pour le forestier, l’agriculteur, l’hydraulicien… au vu des perturbations climatiques que nous constatons depuis déjà plusieurs décennies.

Sur le parcours d’ascension par Djenane En Chem, les sources aménagées par les riverains avec des abreuvoirs pour leurs animaux d’élevage, avaient un faible débit. Le ciel était moyennement nuageux avec un ensoleillement perturbé.

Sur l’itinéraire, les espaces clairsemés de chêne vert, font l’objet de coupes pour les brins de grand diamètre de 12 à 17 cm en moyenne pour les besoins domestiques des riverains de la région (Ouled Rahmoun, El Anab…). La tige principale est emportée et ne reste sur le lieu d’abattage que le branchage disséminé après façonnage.

De temps en temps, Ali s’arrêtait un instant pour observer la végétation qui a démarré en cette année précoce. Plusieurs espèces de plantes sont en fleur, on peut citer le Souci, l’Oeillet, l’Asphodèle…en pleine montagne dont le point culminant de la wilaya de Constantine est le djebel Zouaoui à 1320 m, et on se croirait en pleine saison printanière.

Même les essaims des ruches sont en pleine activité et font rentrer du pollen (observation au bois du Mansourah). Pour les pistachiers térébinthe ou de l’Atlas, certains arbres n’ont pas encore perdu totalement leur feuillage, que le bourgeonnement a commencé.

En matière de faune, il a été relevé sur le parcours du massif, beaucoup de crottes de chacal à base de baies de Genévrier oxycèdre, appelé localement « Taga » et une levée d’une petite colonie de six perdrix Gambra seulement, à notre approche.

De ce fait, on ne peut dire que la région est giboyeuse puisque elle est sujette à un braconnage difficile à contrôler dans une région accidentée, enclavée et éloignée. Ce qui n’empêche, l’association El Mebdoue dans ses sorties périodiques, essaie de sensibiliser au mieux la population fréquentant ces lieux pour un comportement plus responsable en matière de délits (coupes, arrachage, braconnage…).

Dans le ciel, quelques rapaces difficilement identifiables, tournoyaient avec le grand corbeau qui devient dominant dans la région d’Ibn Ziad, qui s’adapte bien à la dégradation du milieu au profit d’autres espèces plus nobles en perpétuelle diminution (vautour fauve…).

Arrivé au niveau des jardins naturels du djebel Zououi, Ali était ébloui par la configuration du terrain, très accidenté avec des cavités profondes et une richesse floristique remarquable (fougères, petit houx, acanthe, arum…) et des vues panoramiques sur les territoires de la wilaya de Constantine et de Mila avec un horizon bien dégagé et moins pollué. Ce substrat calcaire a été façonné par le temps par les pluies, les écarts de températures, la végétation qui fait éclater la roche. L’eau de pluie contenant du gaz carbonique dissous la roche calcaire.

Au même titre que la richesse de la végétation, les formes des blocs de roches travaillées par les eaux de pluie sont également exceptionnelles. Aussi, en fréquentant le djebel Zouaoui, il faut emprunter des chemins sécurisés afin d’éviter des éboulis de roche. Aussi, la prévoyance est à observer pour éviter des accidents dommageables.

Toute une richesse du milieu qui mérite d’être approchée par nos universitaires, centres de recherche pour l’inventaire de la biodiversité de la région de Constantine et d’autres richesses également et des moyens à mettre en place par les différentes administrations concernées pour la prise en charge des besoins des populations riveraines pour atténuer la pression sur ce milieu naturel sujet également à un surpâturage ou toutes les pousses de l’année son broutées, pour lequel l’association El Mebddoue a été créée et milite pour sa sauvegarde et sa régénération.

Au retour au centre urbain d’Ibn Ziad, notre observation s’est portée sur la taille des arbres d’alignement qui est mal maîtrisée. Elle est faîte d’une manière très anarchique ou les normes élémentaires de la taille ne sont pas respectées. Après un rabattage excessif de l’année passée, on refait le même travail, au lieu de sélectionner et laisser les branches maîtresses et supprimer toutes les autres branches de faible croissance, tordus…Dans cette opération, toutes les branches sont rabattues presque jusqu’à leur base. Même le badigeonnage des troncs d’arbres à la chaux est excessif, où la couche de cette matière ne fait que s’épaissir faisant une carapace étanche. De même que la terre des réservations est à enrichir, avec des arrosages si nécessaire pour le bon démarrage végétatif des arbres.

Aussi, l’association souhaite que l’APC d’Ibn Ziad l’associe dans les projets relevant de ses compétences (espaces verts, gestion des déchets solides, gravats…, aménagements urbains…) pour une meilleure approche et réussite des projets de la commune.

Fait à Constantine le 3 janvier 2010
par Abdelouahab Karaali

SOS les arbres de la ville de Constantine sont en danger !

Mercredi 9 septembre 2009

SOS les arbres de la ville sont en danger !

Ceci est du à la sécheresse qui sévit depuis plusieurs années, par l’élévation des températures et l’allongement de la période sèche jusqu’à 8 à 9 mois par An, la diminution de la fréquence des orages d’été, selon les observations de dernières décennies sur la flore locale.

Cette situation engendre des perturbations par le stress hydrique de nos arbres d’alignement. Pour cela, il n’y a qu’à observer le flétrissement et le jaunissement des feuilles des frênes …de la Place des Martyrs, Avenue Aouati Mostefa, boulevard Belouizdad, Sidi Mabrouk…

Actuellement, les services de l’APC sont entrain de badigeonner à la chaux les troncs des arbres de certaines avenues. Aussi, il serait utile de retourner et d’enrichir également la terre des arbres devenue très tassée et impropre par les saletés et la pollution, de confectionner les bordures des réservations de chaque arbre pour la retenue de l’eau  et de procéder en urgence à leur arrosage.

Un autre phénomène dû à la carence de nos bureaux d’études. En effet, dans l’aménagement de la place Kerkeri, il n’a pas été prévu suffisamment, l’implantation des grands arbres pour l’ombrage de la placette surtout en été ou elle sera désertée pendant la journée. A l’extérieur de la placette, en face du siège du parti du RND , à la place des frênes qui ont dépéri, à cause d’une taille irraisonnée, on a installé des lampadaires.

La ville de Constantine étouffe en cette période des grandes chaleurs, elle a besoin de verdure pérenne pour le bien être de sa population contre l’insolation solaire qui devient problématique pour la santé de nos concitoyens.

Beaucoup d’argent dans les ronds points et les plates bandes et rien pour les arbres centenaires pour leur entretien et le renouvellement des arbres qui ont disparu. Les services de l’APC doivent s’appuyer sur l’expérience des anciens encore en vie et de véritables spécialistes pour remettre de l’ordre dans nos espaces verts dans leur conception et suivi et la reprise en main de toutes les plantations d’alignement de la ville et des cités…

Il faut penser et réfléchir selon nos moeurs, climat…on ne peut singer autrui sans maîtrise. Les gérants des cafés de l’avenue Aouati Mostefa peuvent faire un effort par l’arrosage des arbres qui leur servent de parasols pour leur table de l’extérieur ou nous notons une grande influence de la clientéle surtout pendant les journées trés chaudes.

Fait à Constantine le 8 septembre 2009
par Abdelouahab Karaali . Ingénieur  forestier
dans le cadre d’une contribution citoyenne.