62 éme et 63 éme jour – Hambourg – Rotterdam

Aujourd’hui mon car pour Hambourg était à 8h45 ce qui m’a permis de faire un nouveau tour dans Copenhague avant de partir.

J’ai commencé par aller au château de Rosenborg,

puis un tour dans la vieille ville avant d’aller voir la petite sirène.

Au retour je suis passé par le Palais d’Amalienborg.

Le château de Rosenborg à Copenhague.
Les joyaux de la couronne y sont conservés.
Il y a un autre château à Copenhague, le château de Christiansborg surnommé « Borgen » c’est le siège du Parlement, du ministère d’État et de la Cour suprême. La famille royale occupe encore plusieurs parties de ce château. Il est situé à côté de la Borsen, mais il est en travux, c’est pourquoi je n’ai pas de photos.

Le château de Rosenborg à Copenhague.

Rundetårn ( la tour ronde) est une tour du XVIIe siècle.
Elle fut construit pour fournir aux érudits de l’époque un observatoire astronomique, une église et une bibliothèque universitaire.

La place Amagertorv dans la Stroget, la principale rue commerçante (piétonne) de Copenhague.
A droite c’est la tour de l’église Saint Nicolas.

La Petite Sirène (le symbole de Copenhague).

Le palais d’Amalienborg avec, au fond, la Marmorkirken.
Le palais d’Amalienborg est la résidence d’hiver de la famille royale de Danemark.

Puis je suis allé prendre mon autocar Flixbus.

Le vélo a été le seul vélo transporté, il était très bien attaché sur un porte-vélo qui pouvait supporter 3 vélos.

Pour traverser le Fehmarn Belt, le détroit de 18 km qui sépare le Danemark de l’Allemagne, le car a pris le ferry pour une traversée de 18 km, durée 45 minutes environ. Un peu de stress, je n’avais pas repéré où le car s’était garé dans le ferry, et au moment de l’accostage, je n’arrivais pas à le retrouver. Il y a deux ponts de véhicules, et sur chaque pont il y a des cloisons longitudinales.

A Hambourg, j’avais 6 heures de correspondance, j’ai donc pu aller découvrir la ville qui est la deuxième plus grande ville d’Allemagne, et le deuxième plus grand port d’Europe après Rotterdam.

Hambourg qui se veut moderne, a très bien mis en valeur son vieux port, et s’est construit un immeuble new look pour rivaliser avec les autres grandes villes, c’est la Philharmonie de l’Elbe, qui a coûté 10 fois plus cher que prévu. De loin, il fait un certain effet. De près, on a l’impression qu’il est recouvert d’un film plastique déchiré. Je n’ai pas eu le temps d’approfondir.

La gare routière de Hambourg, très bien organisée (à la différence de Copenhague où l’embarquement dans les cars n’est pas terrible), est juste à côté de la gare de chemin de fer qui est une très grande gare, moderne, mais qui a su garder son cachet de vieille gare.

L’hôtel de ville de Hambourg.

Le vieux port de Hambourg.
Au fond, l’immeuble moderne au toit ondulé, c’est la Philharmonie de l’Elbe, une salle de concert symphonique inaugurée en 2017.

Le vieux port de Hambourg.
Au fond, l’immeuble moderne au toit ondulé, c’est la Philharmonie de l’Elbe, une salle de concert symphonique inaugurée en 2017.

Le nouveau port de Hambourg.

Sur les bords de l’Alster (lac au centre de Hambourg, une belle promenade).
En arrière plan, au centre, on aperçoit la Philharmonie de l’Elbe.

Nouveau quartier au bord de l’Alster.

L’église Saint-Michel (le symbole de Hambourg).

La gare de Hambourg.

La gare de Hambourg.

Parti à 20h45 de Hambourg, mon autocar me dépose à 4h40 à Rotterdam. Mon vélo a voyagé en soute, alors que sur une portion du trajet, le car a été plein ce qui a du poser quelques problèmes pour placer les bagages des autres voyageurs.

Je récupère mon vélo en parfait état, et le jour se levant, et ayant 2h45 de correspondance, je pars découvrir le port. Balade agréable sur de belles pistes cyclables.

La gare de Rotterdam.

Le port de Rotterdam.

Le port de Rotterdam.

Le port de Rotterdam.

Le port de Rotterdam.

De Rotterdam à Paris-Roissy, mon vélo sera transporté sur un porte-vélo du même type qu’entre Copenhague et Hambourg, de Rotterdam à Gand, il sera en compagnie de deux autres vélos. Mais les conditions de son transport ne sont pas satisfaisantes, le porte-vélo est mal réglé. Et à Gand, il faudra que j’adapte la position du vélo pour qu’il ne finisse pas sur la route. Le transport des vélos sur les cars Flixbus n’est pas encore tout à fait au point. Mais c’est le seul transporteur qui assure ce service en Europe. Il faut faire avec, en espérant que la qualité du service s’améliore. Cela ne paraît ni très compliqué, ni très coûteux pour l’opérateur.

A Roissy, il me reste 30 km à faire pour rejoindre Paris. N’ayant pas pu me créer une trace GPS, je choisis un itinéraire calculé par Via Michelin (qui fonctionne en ligne, mais ne permet pas l’exportation de la trace GPS). Je choisis de rejoindre au plus vite le canal de l’Ourcq qui m’amènera ensuite très simplement au centre de Paris.

L’itinéraire proposé par Via Michelin est très bien, très peu de circulation. Sauf que je me trompe au niveau du parc des expositions de Villepinte que je crois pouvoir traverser. Mais c’est un piège, ce gigantesque parc n’a qu’un unique accès alors qu’iloccuppe une surface considérable. C’est un peu absurde, et en tout cas, il n’y a pas d’accès vélo par le sud, mais il y a des immenses parkings bagnoles, payant, c’est plus rentable que si les gens venaient en vélo.

A Paris, j’arrive par le bassin de la Villette, il fait très chaud et les parisiens prennent le soleil au bord de l’eau. J’arrive à l’heure du match de quart de finale, gagné par la France, mais rien ne m’a signalé le match en cours, aucune rumeur.

Je rejoins la gare Montparnasse, puis le square Raspail, à côté du Lion de Belfort, place Denfert-Rochereau où je passe la nuit. Parc animé le soir par la promenade des chiens, accompagné de leur maître. Un des rares parcs de Paris où les chiens peuvent jouer ensemble en toute liberté. La nuit est très douce.

Et le matin à 6h43, je prends le train pour Nantes. Il ne me reste que 10 km pour rejoindre La Chapelle sur Erdre.

Ainsi se termine ce voyage de 4 200 km environ qui m’aura permis de traverser huit pays (Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Russie, Finlande, Suède et Danemark) et d’approfondir ma connaissance de l’Europe.

Les vacances ont commencé ce dimanche par un petit tour à Notre Dame des Landes qui accueillait le Tour Alternatiba, tour à vélo qui, du 9 juin au 6 octobre 2018, effectue un périple de 5800 kilomètres parcourant 200 territoires en France et dans les pays frontaliers, afin de diffuser partout un message porteur d’espoir : oui, les alternatives existent, nous pouvons vivre autrement, nous pouvons vivre mieux, et nous pouvons empêcher l’aggravation du dérèglement climatique !

Et ce soir nous accueillons mon petit-fils Benoît, 8 ans, pour 2 semaines et demain sa cousine Violette, du même âge, qui arrive à vélo de Rennes avec son père.

Et en août, les autres petits-enfants suivront.

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61 éme jour – Helsingborg- Helsingor – Copenhague

Très belle journée aujourd’hui (commencée brièvement dans le brouillard !), mais grosse étape (125 km) pour atteindre Copenhague et visiter la ville avant de prendre l’autocar dès le lendemain pour le retour en France.

D’abord 80 km pour rejoindre Helsinborg où je prends le ferry pour traverser le détroit de l’Øresund qui sépare la Suède du Danemark (4 kilomètres).

Très agréable au départ pour atteindre la Baltique, la route est moins intéressante le long de la Baltique pour arriver à Helsingborg. On arrive par le quartier Olympia, quartier, réaménagé récemment, où se trouve le stade de football, mais aussi plein d’autres installations sportives ou autres.

Mon aperçu de la ville sera très bref puisque l’embarquement sur le ferry se fait sans interruption, et sans attente. Quand un ferry part, un autre prend immédiatement sa place et commence à se remplir.

Signalisation routière de traversée d’animaux sauvages en Suède, on trouve un panneau du même type en Finlande.

Sculpture à Helsingborg.

L’hôtel de ville d’Helsingborg (Suède, 100 000 habitants), vu du ferry pour le Danemark.

En dix minutes, on atteint Helsingor au Danemark. Je prends le temps de parcourir un peu la ville et, en particulier, je vais faire un tour du côté de la forteresse de Kronborg. Je ne visite pas l’intérieur du château, mais pénètre dans l’enceinte dont on peut faire le tour à pied.

Puis, je prends la direction de Copenhague en longeant la Baltique, route pas très intéressante, il y a une certaine circulation, mais c’est le plus court. Il y a quelques beaux aperçus, par exemple, un vieux moulin, et des plages.

L’arrivée sur le Danemark, la petite ville d’Helsingor (Elseneur, 60 000 habitants) avec à droite la forteresse de Kronborg qui est le cadre de la tragédie Hamlet de William Shakespeare.

La forteresse de Kronborg.

La forteresse de Kronborg.

Vieux moulin à 7 km au sud d’Helsingor.

L’arrivée sur Copenhague en longeant la Baltique à partir d’Helsingor.

et j’arrive à Copenhague.

La circulation vélo y est très favorisée, mais aussi beaucoup plus apaisée qu’à Stockholm. Les pistes cyclables sont uni-directionnelles. A droite de la chaussée automobile, c’est la voie cyclable dans le sens de la circulation automobile, de l’autre côté de la chaussée, c’est pour la circulation dans l’autre sens. Normal ! A Stockholm, de chaque côté de la route, il y a une piste cyclable bidirectionnelle, assez large, avec deux chaussées séparées par une ligne discontinue, mais la circulation n’y est pas « apaisée », c’est la course !

Je commence par passer à mon auberge de jeunesse pour m’installer et déposer mes bagages.

Puis je fais un tour du côté de la gare pour repérer le lieu de départ de mon autocar le lendemain matin.

Et je fais un premier parcours du centre de la ville.

Sur le site où fut fondée la brasserie Tuborg à Hellerup en banlieue nord de Copenhague.

La gare de Copenhague.

Vélos en gare de Copenhague.

Vélos en gare de Copenhague.

Intérieur de la gare de Copenhague.

L’hôtel de ville de Copenhague.

La Børsen ( L’ancienne bourse de Copenhague).

Nyhavn (canal du centre de Copenhague).
C’est l’ancien port de Copenhague.
L’écrivain danois Hans Christian Andersen y vécut pendant 18 ans

Bien fatigué pour cette excellente journée, je vais me coucher.

Un petit coup d’oeil sur mon smartphone pour vérifier mon heure de départ le lendemain,

et je me rends compte que mon billet d’autocar Flixbus a été modifié ! Et j’ai reçu un mail le matin à 9h21 m’en informant, mail auquel je n’avais pas fait attention.

Flixbus m’informe que mon autocar qui devait me conduire d’Hambourg directement à Paris-Bercy ne pourra pas me prendre. A la place Flixbus me propose de faire Hambourg-Rotterdam, puis Rotterdam-Paris-Roissy. J’ai le choix entre cette solution, ou annuler mon billet.

Je n’ai pas vraiment le choix ! Le seul os, c’est qu’au lieu d’arriver à 9h15 à Paris-Bercy, j’arrive à 14h15 à Roissy (30 km de Paris) pour prendre un train à Montparnasse à 12h43.

J’annule donc mon billet Paris-Nantes et j’ai la chance de pouvoir en réserver un, malgré la grève, pour le samedi à 6h43. Au lieu d’arriver à Nantes le vendredi à 14h50, j’arriverai le samedi à 8h50.

Pas très grave.

Il est 22h52 quand j’ai terminé ma réservation. La journée a été longue, je m’étais levé à 5h30.

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60 éme jour – Bredaryd – Unnaryd – Knäred

Grand soleil comme d’habitude et très chaud, 26° et toujour un peu de vent pour m’aider à faire mes 110 kilomètres.

Aujourd’hui, j’ai fait 20 km sur une route assez large avec très peu de circulation avant de rencontrer ma pemière micro-ville, Bredaryd, 1500 habitants.

Puis, 35 km, pour traverser ma deuxième micro-ville, Unnaryd, 756 habitants.

Puis 55 km avant d’arriver à Knäred, 1100 habitants, où j’ai la chance d’avoir trouver un hôtel … où je suis tout seul ! et un petit supermarché pour mon ravitaillement (j’avais vérifié sur Internet hier soir que je trouverai bien un point de ravitaillement).

Très bel itinéraire, sans aucune circulation, plus ou moins en petite montagne, avec des lacs partout et beaucoup de petites fermes. C’est en Suède que j’aurai vu le plus de troupeaux de vaches dans les champs (une dizaine de vaches maximum, souvent avec leurs veaux), mais même si j’en ai vu plus qu’ailleurs, j’en ai vu très peu.

Pour corser un peu, j’ai eu plusieurs fois de la piste, et même du chemin en forêt, mais maintenant j’ai l’habitude, et c’était un revêtement d’assez bonne qualité.

Itinéraire assez accidenté, du faux-plat, mais aussi des montées et des descentes plus ou moins longues, parfois très courtes, mais aussi parfois très sèches.

Dans un coin perdu, à un carrefour, une cabane non verrouillée (avec un banc à l’intérieur, en cas de pluie) et un banc à l’extérieur.
Idéal pour une première pause le matin après 25 km de route.

Une vieille borne mise en valeur,
sur une piste non bitumée,
ce qui laisse penser que c’est une route très ancienne.

Maison à Bredaryd.

Maison à Bredaryd.

Eglise de Unnaryd.

Chemin forestier.

Alignement de boîtes aux lettres (classique en Suède),
Il y en a 24 ! + la grande de la Poste,
je n’en ai jamais vu autant, d’habitude 4 ou 5 à l’entrée d’un chemin, voire une seule.
Icii, à l’entrée d’un « lotissement » (on ne voit pas une maison), accès fermé par une barrière à ouverture électronique (première fois que je vois ça en Suède !
En Russie, la plupart des lotissements récents sont barricadés).

Demain, c’est ma dernière étape, j’arrive à Copenhague que je visiterai en nocturne, et dès jeudi matin je prends un premier autocar Flixbus qui m’enmènera, avec mon vélo, sans le démonter, à Hambourg.

A Hambourg, j’ai 6 heures de correspondance qui me permettront peut-être de découvrir un peu la ville, et je reprends un deuxième autocar Flixbus pour Paris où j’arrive vendredi matin,

et direction Montparnasse, pour prendre un TGV pour Nantes, toujours sans démonter mon vélo, et comme j’ai de bonnes relations avec les cheminots CGT et Sud-rail, je sais que mon train roulera malgré la grève.

Le compte-rendu de ces 3 jours devrait paraître vendredi soir ou samedi.

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59 éme jour – Hillerstorp

Grand soleil encore aujourd’hui, température un peu plus chaude, j’ai roulé en T-shirt toute la journée, dès le départ, mais le vent froid du nord persiste, …. et me pousse !

Courte étape aujourd’hui, 85 km, ce qui était nécessaire après les 3 dernières grosses étapes.

Hier soir, je suis arrivé à Åsens by, ce qui se traduit par Åsen ville. Åsen ville est une réserve « culturelle ». Ce fut même en 2000, la première réserve culturelle de Suède.

Aujourd’hui il y a 43 réserves culturelles en Suède.

En 1999, dans le code de l’environnement suédois, a été créé le conservatoire de la culture (Kulturreservat) qui, par analogie avec les réserves naturelles, permet de créer des réserves culturelles.

Dans une réserve culturelle, les valeurs environnementales naturelles et culturelles de la région entière peuvent être protégées et entretenues, y compris les bâtiments, les installations, les vestiges antiques et les terres, et aussi les activités de connaissances et de traditions.

Åsen ville est donc un village de la petite commune d’Haurida, village de campagne tout en bois où le visiteur peut découvrir la vie à la ferme avec de très nombreux animaux. Un lieu très agréable pour un séjour d’un ou plusieurs jours dans son auberge de jeunesse. Hier, c’était dimanche et quelques familles étaient venues passer là la journée.

L’auberge de jeunesse d’Åsen ville.

Autres maisons d’Åsen ville.

L’église en bois d’Haurida.

Ce matin, c’est par une très belle petite route de petite montagne que j’ai quitté Haurida.

Et pendant 40 km, cela a été de la petite route sans circulation, très agréable , avec un peu de chemins de bonne qualité, avec un arrêt pique-nique au dessus d’un lac.

Il est assez difficile de trouver des endroits sympa pour pique-niquer en Suède. Rares sont les villes qui ont des parcs publics agréables avec des bancs et au choix, du soleil ou de l’ombre. Il y a des espaces publics, belles pelouses bien tondues, mais rien pour s’installer. Et s’il y a un banc, c’est au milieu d’un carrefour, ou en plein soleil.

Les routes sont souvent bordées par des petites propriétés, et on a, soit un fossé qui nous sépare d’un champ, soit un chemin qui conduit à une propriété.

C’était plus facile dans les 6 autres pays traversés.

L’église de Lekeryd.

L’église « centrale » d’Öggestorp.
Une église centrale est une église qui n’a pas la forme d’une croix latine, mais plutôt une forme ronde ou polygonale.
L’église de Bromma à Stockolm est une église centrale très ancienne (11 éme siècle).
L’église d’Öggestorp a été construite en 1883, tout en gardant le clocher de l’ancienne église devenue trop petite.

Pique-nique au dessus du lac de Tenhultssjon.

Clocher en bois, probablement à Ödestugu

Les 40 km suivants ont été un peu moins intéressants, routes plus larges avec une légère circulation.

A un moment donné, mon routeur m’a fait une blague, il m’a dit de prendre une piste vers un lac pour éviter un bout de route, sauf que la piste était un infâme chemin. Heureusement cela n’a duré que 3 km.

J’ai fait mes courses à Vaggeryd, ville de 5000 habitants. En Suède, j’ai toujours peur de ne pas trouver de supermarché, les routes traversent rarement (jamais) les villages, et si on quitte la route pour entrer dans le village, ce sont des villages déserts sans commerce.

En fait, j’aurai pu faire mes courses dans la ville suivante de Skillingaryd, ou même dans celle où je suis ce soir, à Hillerstorp, mais cela ne fait que 3 villes en 85 km.

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58 éme jour – Mjölby – Väderstadt – Gränna – Åsens by.

Très belle journée encore aujourd’hui, un peu fraîche avec un bon vent de nord-est qui se maintient.

Une étape de 120 km assez vite parcourus avec le vent dans le dos.

Au départ, je commence par traverser la ville de Linköping.

D’après Wikipédia, « Linköping est connue pour être une ville du vélo, étant devenue « la ville à vélo de l’année » en 2002. Plus de 30 % de tous les déplacements se font à bicyclette. La municipalité a construit près de 40 kilomètres de pistes cyclables et la ville a été décrite par le quotidien montréalais « La Presse », la « Bicyclette Dream City », principalement en raison de l’efficacité des services municipaux de déneigement des pistes cyclables. Environ 70 % des cyclistes d’été le sont aussi en hiver. »

J’ai effectivement vu beaucoup de pistes cyclables, mais j’ai l’impression qu’elles servent d’alibi.

Pou moi, Linköping est un gigantesque autodrome avec des routes dans tous les sens, une ville où la bagnole est reine.

Malgré plusieurs tentatives, je n’ai pas réussi à trouver le centre historique, et j’y ai renoncé vu la longueur de l’étape qui m’attendait.

Linköping avec ses 150 000 habitants est la cinquième ville de Suède, je n’en garderai pas un très bon souvenir.

Heureusement pour moi, je l’ai traversé vers 7 heures du matin, un dimanche, tous les habitants dormaient et j’étais tout seul perdu dans l’autodrome.

et il a fallu que je m’éloigne de 20 km pour retrouver une route agréable.

10 km plus loin j’ai atteint la petite ville de Mjölby qui m’a fait une très bonne impression.

L’église de Sya.

L’hotel de Ville de Mjölby.

L’église de Mjölby.

Vue sur le parc public de Mjölby.

puis le bourg de Väderstadt où se trouve une très grosse usine de fabrication de machines agricoles, assurément la plus grosse activité de ce bourg, même si on trouve des traces d’activités industrielles plus anciennes.

Matériel agricole Väderstadt.

Une entreprise à Väderstadt.

Le point-tri en apports volontaires à Väderstadt; derrière, un entrepôt en bois.

La région que j’ai traversé pendant les 60 premiers kilomètres est une riche région agricole avec des champs, surtout de blé, très étendus. On trouve aussi beaucoup de champs de fleurs bleues qui, je crois, sont de la phacélie, ce qui peut laisser penser que l’on pratique la rotation des cultures et l’utilisation d’engrais naturels plutôt que chimiques.

J’ai vu aussi quelques éoliennes, mais très peu nombreuses.

Eoliennes au milieu des champs de blé.

L’église de Stora Äby.

Puis j’ai longé un très grand lac, on dirait la mer, avant d’atteindre la ville de Gränna, très touristique.

Le lac de Vättern.
Le lac est long de 120 km et large d’environ 30 km.
Du point de vue de sa taille, c’est le deuxième lac de Suéde.

Le lac de Vättern.

Le chäteau Brahehus construit au XVIIe siècle près de Gränna, ses ruines dominent la rive est du lac Vättern.

L’église de Gränna.
Gränna, fondée en 1652, en même temps que le château Brahehus, est connue en Suède pour ses pittoresques maisons de bois.
Située à mi-chemin sur la route (autoroute aujourd’hui) la plus fréquentée de Suède, celle reliant Stockholm à la Scanie (ainsi qu’à Copenhague). Elle est pour cette raison une escale consacrée.
Gränna est un centre touristique très fréquenté en été.

Les vingts derniers kilomètres se sont fait sur une toute petite route, commençant par une forte côte (mais courte) pour monter sur le plateau.

Route super agréable, qui a longé plusieurs petits lacs avant de se transformer sur quelques kilomètres en une piste qui s’est terminé en côte, et je dors ce soir dans une auberge de jeunesse au sein d’un village typique de la montagne agricole suédoise à 275 mètres d’altitude.

Grange en bois.

Lac de Bunn.

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57 éme jour – Linköping

Aujourd’hui grand beau temps, mais la température est restée assez fraîche à cause du vent du nord, beaucoup moins fort qu’hier. J’ai gardé ma polaire une grande partie de la journée.

Etape de 110 km + 6 km lié à une erreur de parcours, parcourue assez vite grâce au vent assez favorable malgré un parcours assez accidenté.

Très très joli parcours sans circulation, avec un petit tronçon sur chemin en forêt. Sauf les 40 derniers kilomètres où j’ai retrouvé une route plus importante, sans trop de circulation, mais qui sur les 25 derniers kilomètres devient très large et ennuyeuse.

J’ai commencé ma journée en faisant un petit tour par le port d’Oxelösund, petite ville de 10 000 habitants qui s’est développée grâce à son port, sa voie ferrée et une industrie sidérurgique à la fin du 19 éme siècle – début du 20 éme. Une autoroute aboutit à Oxelösund, ce qui est assez curieux pour une aussi petite ville en cul de sac, et alors qu’il n’y a personne sur la route ordinaire.

Le port d’Oxelösund.

Grange d’une ferme suédoise.

Maison dans la campagne suédoise.

Au bout d’une quarantaine de kilomètres, j’ai traversé un bras de mer à Skenäsleden grâce à un bac comme celui d’hier, une rotation toutes les demi-heure à peu près, voire plus s’il y abeaucoup de monde, ce qui était le cas aujourd’hui. 5 minutes de traversée.

Petite île en face de l’embarcadère du bac de Skenäsleden.

Eglise dans la campagne.

Ferme suédoise.

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56 éme jour – Nykoping – Oxelösund

Très longue étape aujourd’hui, 135 km.

Hier il faisait 28 degrés, aujourd’hui c’est 13 ° avec beaucoup beaucoup de vent du nord-ouest, très froid.

Je suis parti sous un grand soleil, mais très vite le temps s’est couvert.

Ma nièce Benédicte et son mari Sébastien à mon départ de Stockholm à 6 heures du matin, sous le soleil, mais avec un vent très froid.

Première pause casse-croûte après une trentaine de kilomètres au bord du lac Albysjön.

Piste de ski suédoise au bord du lac Albysjön.

Il m’aura fallu faire 33 km au-delà de Stockholm pour retrouver une petite route calme. Sinon, c’est beaucoup de voitures et le bruit qui va avec. Pas très agréable.

Puis 25 km plus loin, je croise un cyclovoyageur, nous nous saluons. Tiens, un Français ! Et je fais la connaissance de Fabien qui fait partie de la même association de cyclovoyageurs que moi, CCI, Cyclo Camping International. Nous passons un moment très agréable à échanger sur nos voyages respectifs.

Fabien, le graphiste de la revue de l’association Cyclo Camping International, en route depuis fin avril, à partir de Chambéry, en passant par le Danemark, se dirige vers Saint Petersbourg et les pays baltes (route inverse de la mienne).

Mais il faut repartir, j’ai encore 80 km devant moi, et lui une cinquantaine pour rejoindre Stockholm où il sera hébergé dans le cadre d’un « Warm Showers » (échange d’hébergement entre cyclistes).

Un peu plus loin, un bac me permet de traverser un bras de mer. Les bacs sont gratuits en Suède, même pour les voitures, je crois.

Le bac de Skanssundet.

110 km après avoir quitté le centre de Stockholm, je traverse la première ville qui va me permettre de faire mes courses, Nykoping.

L’église de Nykoping.

L’hotel de ville de Nykoping.

Heureusement le vent était là pour m’aider à finir cette longue étape assez accidentée.

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