17éme jour – Tazzarine-Zagora – 110 km

Longue étape aujourd’hui, pas très difficile, en principe, parcours en faux-plat, mais les 25 derniers kilomètres ont été très fatigants à cause d’une perturbation orageuse, sans pluie, mais avec un très très fort vent de face.

Départ à 8h après un excellent et copieux petit-déjeuner marocain.

Temps très brumeux.

Du restaurant où je prends mon petit-déjeuner, vue sur la piscine. J’aurai pu me baigner hier en arrivant. Une bonne douche froide me suffit !

Un village prospère, une demi-heure après avoir quitté Tazzarine, à 8-9 km. Beaucoup de grandes maisons neuves. D’où vient cette prospérité ?

Panneau signalant le site des gravures rustiques de Ait Ouaziq. Les gravures rupestres d’Aït Ouazik1 sont des gravures préhistoriques du Mésolithique, apparentées à celles du sud oranais (Algérie). On les date d’environ 10 000 ans. Le site est un ancien lit de rivière, d’où le nom des Gorges Aït Ouaazik, et un ancien lac asséché, gagné par le désert du Sahara

Travaux de reconquête du désert ? Sur la droite, il y a des trous pour planter des arbres. Des acacias ? des palmiers ?

Peut-être de l’Alpha, une plante herbacée vivace qui pousse dans des régions arides et qui sert notamment à fabriquer des papiers d’impression de qualité. L’alfa est une plante utilisée pour ses fibres. On en tire une pâte à papier recherchée. Les fibres tirées de ses feuilles peuvent, une fois filées, s’employer pour la fabrication de cordages. Au printemps, la feuille est tressée pour confectionner divers objets de sparterie : paniers, couffins… Il existe aussi une fabrication de tapis traditionnels en Alpha (Algérie) qui méritent d’être valorisés dans le cadre d’une revitalisation des territoires ruraux. Cette plante présente également un intérêt écologique pour lutter contre l’érosion dans les régions de steppes

Paysage.

Pommier de Sodome. Tout seul, pas un autre à l’horizon. Celui là est petit, il est jeune, certains peuvent être très grands.

Délimitation d’un champ. Je pense qu’au printemps, il doit être cultivé, ou il est en attente d’irrigation.

Système d’irrigation en place.

Maison dans un village prospère à une heure de Tazzarine.

En face, mosquée neuve.

Porte d’entrée et portail de la maison.

Juste à côté, une maison-atelier plus modeste, fermé, c’est dimanche.

Tamaris dans le lit d’un oued.

Dans le lit de l’oued, reste d’une palmeraie ?

Le lit principal de l’oued.

Le centre de santé et un équipement de la Jeunesse et des Sports d’un village.

Cairn pour situer le début d’une piste conduisant à une maison. Les cairns sont très fréquents tout le long des routes.

Celui-là est bien pratique pour une petite pause.

Paysage.

Les ruines de la vieille ville de Taghbalt.

Cimetière à Taghbalt.

Ait Mnad ou Tiaglou, juste après Taghbalt.

Palmeraie très bien soignée à la frontière entre Tiaglou et un autre village perché au dessus de l’oued.J’ai l’impression que les plantes qui montent sont des choux dont on doit cueillir les feuilles au fur et à mesure.

Village perché au dessus de l’oued.

Pompe dans le lit de l’oued.

Réservoir, château d’eau, probablement

Paysage.

Paysage.

Entre Tazzarine et Taghbalt, j’ai essentiellement traversé du désert. Taghbalt est une oasis, et je suis monté sur un plateau ensuite. Et assez vite, j’ai pu constaté que ce plateau était équipé de nombreuses pompes et de bassins d’eau. Volonté politique de reconquête du désert ? Initiative de particuliers ? En ce mois d’octobre, le résultat ne paraît pas très convainquant, même s’il semble y avoir quelques réussites. L’expérience est peut-être encore trop jeune.

Paysage.

Irrigation réussie. A quel prix ?

Paysage.

Dimanche, jour de lessive, à sécher sur les acacias, pas besoin d’épingles à linge. J’en ai vu d’autres aujourd’hui.

Paysage.

Outre une pompe, cette petite maison dispose de panneaux solaires. Je ne pense pas qu’ils soient raccordés au réseau dont on voit le pylône. Dans la campagne, on voit beaucoup de simple maison en terre équipées de panneaux solaires.

Mohammed rencontré hier, qui avait poursuivi hier au-delà de Tazzarine, et même de Tarhbalt, et que je retrouve installé à la terrasse d’un café.

Nous repartons ensemble.

Notre photographe !

La terrasse du café.

En route !

Paysage.

Paysage.

Pause casse-croûte.

Mohammed et moi avons fait 20 kilomètres ensemble, moi roulant devant, ou à côté pour le protéger au mieux du vent. Mais le vent forcissant, et moi roulant plus vite que lui, à 25 kilomètres de Zagora nous avons convenu de rouler chacun à notre rythme, nos contraintes étant différentes, lui plus libre que moi en terme d’hébergement et de planning.

Ce soir il doit être arrivé à Zagora aussi, mais demain il prendra la route la plus directe pour Tata à 260 km, alors que je passerai par Ouarzazate et Taroudant ce qui fera 650 km.

On se retrouvera peut-être plus au sud puisqu’il prend la même direction que moi à partir de Tata.

J’arrive à Zagora vers 16h30, ce qui fait une longue journée.

Centre de Zagora

Mon gîte au camping à Zagora. On peut voir mon cuissard et mon t-shirt qui sèchent après rinçage, comme tous les jours. Depuis 17 jours, je fais ma lessive tous les jours et je n’ai aucun mal à la faire sécher.

Demain une bonne étape, moins longue qu’aujourd’hui.

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16éme jour – Alnif – Tazzarine – 63 km

Étape courte et facile aujourd’hui.

Bon petit-déjeuner avant de partir vers 8h30.

Toujours des zones désertiques, mais comme toujours, des paysages très très variés si bien que la route n’a rien de monotone, des paysages toujours magnifiques.

J’ai fait un peu de recherche sur les limites du Sahara. La limite nord, c’est l’Atlas sans précision, le moyen, le haut ou l’anti ? De toute façon je suis au sud des trois, donc je suis bien au Sahara. Mais ce qu’on appelle le Sahara Occidental qui fait l’objet d’un conflit entre le Maroc, l’Algérie et le Front Polisario est beaucoup plus au sud.

Dans tous les cas, le Sahara, c’est 20 % de sable et 80 % de cailloux. Le sable marocain, je l’ai vu à Merzouga avec l’Erg Chebbi qui n’est pas très étendu. Il y a un autre massif dunaire au Maroc, l’Erg Chigaga au bout de la vallée du Drâa (un peu plus étendu que l’Erg Chebbi), à 80 km au sud de Zagora où je serai demain. Je n’ai pas prévu d’aller voir l’Erg Chigaga.

Dans mon imaginaire, le Sahara était un désert de sable, dans la pratique, surtout au Maroc, c’est un désert de cailloux. Magnifiques paysages, très variés.

Vu de ma fenêtre d’hôtel, séchage de dattes fraîchement ramassées sur le palmier du jardin.

A Alnif, juste au départ, bifurcation vers Tazzarine-Zagora.

Végétation du bord des routes, peut-être de l’armoise.

D’où je viens (en sortant d’Alnif), noter le temps couvert.

En sortant d’Alnif, vers où je vais … noter le soleil.

L’oasis de Tazlarte.

L’oasis de Tazlarte.

La traversée de l’oued Tazlarte, noter à gauche, les deux marocains qui attendent un taxi.

Signalétique d’un camping.

Paysage.

Paysage.

Paysage.

Paysage.

Depuis hier à Rissani, je suis sur la N12 qui aboutit à Sidi Ifni, au bord de la mer, à 100 km au sud d’Agadir. Je vais suivre cette N12 encore demain jusqu’à Zagora pour la quitter ensuite, mais je la retrouverai une dizaine de jours plus tard, sans aller jusqu’au bout, car je bifurquerai pour rejoindre la mer encore plus au sud.

Dromadaire élevé en liberté, il y a tout un troupeau, mais je n’ai pas vu le berger.

Paysage.

École de Ait Yahya. Ait Yahya est un petit village, mais il a l’air très prospère, avec beaucoup de maisons toutes neuves.

Paysage.

Paysage.

Paysage.

Dans la traversée d’une petite oasis, l’eau bien présente.

Paysage.

C’est sans fatigue que je m’approche de Tazzarine, il me reste une dizaine de kilomètres pour terminer quand je fais une rencontre surprenante, un marocain nomade à vélo.

Voyant un vélo chargé appuyé sur le mur d’une mosquée, je m’arrête et vais saluer ce voyageur. C’est ainsi que je fais la connaissance de Mohammed. Il m’invite à prendre un thé qu’il fait chauffer sur un petit gaz. Thé au thym. Il est entouré de gamins et j’offre en retour des bananes à chacun.

Mohammed a 61 ans, il fait du vélo depuis 1996. Il n’a pas de maison, pas de famille, simplement sa mère, un demi-frère dans le nord de la France. Il vit sur son vélo transportant toute ses affaires. Il a fait plusieurs fois le tour du Maroc et a même fait un grand tour au Mali, Burkina Faso, Sénégal, Mauritanie, …

Il roule sur un vélo BTwin qu’on lui a donné et bricolé pour qu’il puisse charger tous ses bagages.

Il roule bien. C’est un peu plus difficile en montée. Il est boiteux, mais sur le vélo, cela ne le gêne pas.

Nous ferons les dix kilomètres jusqu’à Tazzarine ensemble, puis il continuera sa route vers Zagora. Pas impossible que nous nous retrouvions demain.

Mosquée de Oungalute. Ce que je n’avais pas vu en prenant la photo, mais ce que l’on voit en zoomant, c’est qu’un vélo est appuyé sur la mosquée et je vais faire la connaissance de celui qui s’appelle lui-même « le Fou du Maroc ».

Enfants.

Enfants.

Un enfant me prend en photo.

Mohammed charge son vélo.

Mohammed est très bien équipé ! Panneau solaire pour recharger une batterie.

En route !

En route !

Au sommet d’une petite côte.

Arrivée à Tazzarine.

Encore une étape, comme hier, où je n’avais pas d’hébergement prévu, mais comme hier, j’ai trouvé un bon hôtel.

Demain assez grosse étape.

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15éme jour – Merzouga – Alnif -132 km

Très longue étape aujourd’hui, 132 km, mais en terrain plat.

Parti à 8h, arrivé à 16h avec un vent favorable, voire très favorable.,

une grande pause petit-déjeuner à Rissani après 34 kilomètres,

et une pause casse-croûte alors qu’il me reste 40 kilomètres à faire.

Temps couvert pour la première fois depuis que je suis au Maroc, température supportable, mais 29° en arrivant.

Consommation d’eau : 2 litres en roulant, mais 1,5 litres supplémentaires depuis que je suis arrivé (dont une partie en mangeant au restaurant). Facile à mesurer. Le plat est servi avec une bouteille d’eau minérale d’un litre et demi, et à la fin du repas, on repart avec le reste de la bouteille).

De Rissani à Alnif, c’est 100 kilomètres de désert avec de rares tout petits villages.

Tombée de la nuit à Merzouga près du riad.

Tombée de la nuit à Merzouga près du riad.

Tombée de la nuit à Merzouga près du riad.

En quittant Merzouga ce matin.

Végétation du désert : le Pommier de Sodome.

Végétation du désert : fleur du pommier de sodome.

En quittant Merzouga direction Rissani, vue à gauche de la route (chaînes rocheuses).

En quittant Merzouga direction Rissani, vue à droite de la route. (les dunes de sable).

En quittant Merzouga direction Rissani

Berger à vélo déplaçant ses chèvres. Nous nous sommes fait de grands signes de salutations. Il s’est arrêté et est venu bavardé. Sa ferme est un peu plus loin.

La traversée de l’oued Amerbouh.

La traversée de l’oued Amerbouh. Derrière, au fond, on aperçoit la ferme du berger, avec des panneaux solaires !!

En approchant de Rissani.

En approchant de Rissani. Quelques kilomètres avant, j’ai dépassé un cycliste qui venait juste de démarrer. M’arrêtant pour prendre des photos, il me rattrape en roulant d’un bon train. Nous ferons trois-quatre kilomètres ensemble jusqu’à Rissani. Il transporte sur son porte-bagages un énorme sac. Ce sont des dattes. Il va à vélo jusqu’à Rissani, puis prendra un taxi pour aller vendre ses dattes à Erfoud (à une vingtaine de kilomètres – j’y suis passé pour arriver à Merzouga).

Arrivée sur Rissani.

De la terrasse du café où je me fais servir un petit déjeuner.

De la terrasse du café où je me fais servir un petit déjeuner. Filles à vélo. Rissani est une ville cycliste.

Petit-déjeuner.

Entrée de la Kasbaj de Rissani. Certainement intéressante à visiter, mais il me reste encore plus de 100 km de désert à traverser avant d’atteindre Alnif où j’espère trouver un hôtel.

Porte en quittant Rissani.

Traversée de l’oued Gheris, il lui reste un peu d’eau.

Paysage.

Village de nomades (les enfants ont des vélos !).

Station de départ pour la découverte du désert en buggy ou en quad.

Zagora, 215 km, mon étape après-demain.

Paysage.

Paysage et acacias Raddiana

Paysage.

Paysage.

Pause casse-crôute.

Traversée d’un oued.

Le panneau indique que l’on entre dans la réserve de Faune et de Flore Sauvages Sahariennes de Mcissi (quelques infos sur la protection et l’enrichissement de la faune saharienne).

Paysage.

Village de M’cissi. Signalétique d’une association, groupe de femmes de M’cissi, production traditionnelle de couscous et de henné.

Petite pause.

Paysage.

Oasis de Ksar Achbarou, peu avant d’arriver à celle d’Alnif.

Oasis d’Alnif. Plantation de maïs.

J’arrive un peu plus fatigué que prévu, mais l’étape de demain sera beaucoup plus courte ce qui devrait me permettre de bien récupérer.

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