42éme jour – Sète et le retour à Nantes

Après une bonne nuit à l’auberge de jeunesse, je pars, dès le lever du jour vers 8h, à la découverte de Sète. Mon train est à 9h54, j’ai le temps.

Je découvre les canaux, le vieux port et la vieille ville. Il y aurait eu assurément beaucoup plus de choses à voir vu la configuration de la ville qui est presque une île, coincée entre l’étang de Thau et la Méditerranée. Une région à revoir assurément hors saison, cela doit être très agréable, une idée pour un voyage futur.

La chambre de commerce de Sète au lever du jour.

Phare sur le port de Sète.

Vue sur la vieille ville de Sète à partir de la jetée du port historique.

Vue sur Sète.

L’église décanale Saint-Louis.
Eglise située au cœur du Quartier Haut de Sète construite à la toute fin XVIIe siècle. C’est la plus ancienne et la plus importante de la ville, d’où la dénomination « décanale » (église du doyen).

Cinéma sur la place Aristide-Briand, le coeur de la ville.

La gare de Sète.

Mon trajet retour s’est bien passé, sans incident.

Ter de Sète à Avignon-ville. A la montée dans le train, le train est plein et les places vélo squattées par des personnes avec de gros bagages. Heureusement, un quart d’heure après, on arrive à la gare de Montpellier et tout le monde descend, et je peux fixer mon vélo à l’un des 8 crochets prévus.

Une heure de correspondance, le temps de casser la croûte au soleil assis sur un banc.

TGV d’Avignon à Paris, pas très chargé, arrivée à l’heure à Paris.

J’ai 55 minutes pour rejoindre la gare Montparnasse à partir de la gare de Lyon.

Je mets 10 minutes à sortir de la gare et recharger mon vélo et 25 minutes pour être à Montparnasse bien guidé par la trace GPS regardé sur l’appli Locusmap après l’avoir créé hier soir avec brouter.de (bike router). Et grâce à Mobac (Mobile Atlas Creator), j’avais téléchargé une carte de Paris que j’avais ensuite transféré sur mon smartphone (chose que j’aurais du faire depuis longtemps, comme toutes les traces pour passer d’une gare à une autre). J’aurai aussi pu utiliser l’application GéoVélo qui m’aurait guidé en ligne, mais je ne maîtrise pas.

J’ai donc 20 minutes pour prendre tranquillement mon TGV Inoui pour Nantes.

Il arrive à l’heure et 45 minutes plus tard je suis à la maison.

Dernier message pour ce voyage.

Rendez-vous au Printemps 2019 pour ceux qui suivent ce blog.

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40éme et 41éme jour – La traversée de Tanger Med à Sète

Pour la traversée de Tanger Med à Sète, le billet m’a coûté 86 euros pour 32 heures de traversés dont deux nuits en couchette dans une cabine intérieure de quatre couchettes avec un cabinet de toilette permettant de prendre des douches chaudes (et j’en ai profité). Cabine avec prise de courant qui m’a permis d’utiliser mon aide respiratoire pour éviter les apnées.

Contraste avec le prix de la traversée du détroit de Gibraltar qui m’a coûté 38 euros pour 10 kilomètres de traversée (32 euros si j’avais fait Algéciras-Tanger Med). Je ne sais pas si c’est du à des taxes dans les ports espagnols ou à la gourmandise des opérateurs, mais le tarif de cette traversée du détroit de Gibraltar est infiniment plus élevé que toutes les autres traversées que j’ai pu faire en Europe (Patras-Venise, Turku-Stockholm, Helsingborg-Helsingor, …).

Nous étions 5 vélos à embarquer.

– Deux cyclistes néo-zélandais qui ont fait un tour au Maroc, mais avec des VTT à assistance électrique.

– Un couple de cyclistes français, Marie-Madeleine et Claude (75 ans, membre, comme moi, de Cyclo Camping International, et bénévoles au festival de CCI tous les ans en janvier). Ils reviennent de faire le tour de l’Andalousie. Ils ont rejoint l’Andalousie en prenant le bateau à Sète pour Tanger Med, et traverser ensuite pour Algéciras, et ils font le trajet retour à l’inverse du trajet aller. En Andalousie, ils sont passés un peu par les mêmes villes (Jerez de la Frontera, Cadiz, Vejer la Frontera, …) que moi à l’ouest, mais ont commencé par l’est où je ne suis pas allé. Claude était maître de conférences en chimie à l’IUT d’Orsay, Marie-Madeleine chargée de recherches au CNRS. Nous avons beaucoup échangé pendant la traversée. Claude a une très grande expérience du voyage à vélo. Quand il a pris sa retraite, il est parti faire un tour à vélo en Amérique du sud, descendant jusqu’à Ushuaïa à travers la Patagonie et remontant en longeant la côte ouest (mais il vaut mieux faire l’inverse, les vents sont plus favorables). Il est aussi monté au Cap Nord. Marie-Madeleine travaillait encore, mais le rejoignait pour certaines portions du parcours. En discutant avec lui, j’ai appris beaucoup de choses. Et nous avons aussi parler matériel vélo. Discussions très enrichissantes.

Il y avait aussi quelques motards dont un Toulonnais qui est descendu assez vite jusqu’à Dakar avec sa moto, et qui est remonté plus lentement en visitant le Maroc. C’était la première fois qu’il faisait un voyage de ce type. Son voyage s’est très bien passé, et il m’a donné plein de tuyaux pour mon voyage de l’année prochaine,

et aussi un médecin en retraite qui descend plusieurs fois par an en Land Rover dans le sud Maroc, il s’intéresse à l’archéologie, aux peintures rupestres …

J’ai aussi discuté avec quelques marocains dont un Lyonnais arrivé il y a quarante ans en France, conducteur d’engins de chantier, en retraite maintenant. Il retourne plusieurs fois par an au pays du côté de Meknès.

En parlant la même langue, c’est plus facile d’avoir de vrais échanges.

La première nuit, le bateau a beaucoup roulé, la mer était forte, cela s’est calmé ensuite.

Le bateau est arrivé avec 9 heures de retard à Sète en prétextant les conditions climatiques, mais quand on fait le calcul, il y a 1200 km à vol d’oiseau entre Tanger Med et Sète. Le bateau a navigué, de la côte au large de Barcelone à l’arrivée à Sète par temps calme à 33 km/h d’après mon GPS. A cette vitesse, pour faire 1200 km, il faut 36 heures. Donc, soit le bateau naviguait beaucoup moins vite que d’habitude pour une raison quelconque, soit la durée de la traversée annoncée est une tromperie (ce que j’ai tendance à croire). L’année dernière, sur Patras-Venise, 32 heures comme Tanger-Sète, le bateau avait bien mis 32 heures, mais nous avions du patienter 9h que le brouillard se lève pour pouvoir entrer dans le port …

Cela a eu une grosse conséquence pour moi. J’avais prévu un retard maximum de 5 heures, et j’ai donc raté mon train à Sète ce qui a compliqué mon retour. J’ai du annulé mon billet Sète-Nantes via Bordeaux,réservé un lit dans une auberge de jeunesse à Sète et réservé un autre billet. Mais la Sncf a choisi de commencer des travaux de réfection de la voie après les intempéries catastrophiques des 14-15 octobre si bien que mardi 23 octobre il n’est pas possible de rejoindre Nantes via Bordeaux. Seule possibilité pour voyager avec un vélo non démonté : passer par Paris avec un changement de gare. A cette occasion, je découvre que sur Paris-Avignon-ville, les TGV transportent les vélos (vieux TGV sans étage), mais aussi que les nouvelles rames de TGV « Inoui » duplex comporte un espace pour 2 ou 3 vélos non démontés. Information très intéressante. Après vérification, les rames Inoui vers l’Est (Strasbourg, Nancy, Metz) ne prennent pas les vélos, celles vers Lyon non plus, mais les rames Paris-Bordeaux-Toulouse prennent les vélos. Où est la logique ? Sur Paris-Nantes, la plupart des TGV Inoui ou vieux TGV prennent les vélos.

J’ai eu un billet Sète-Nantes via Avignon-ville et Paris gare de Lyon, puis gare Montparnasse pour 122 € avec la carte Senior+, mais il m’a coûté le double du trajet via Bordeaux par Intercité (63 €).

L’essentiel est d’arriver ! L’écart de prix est peu de choses à côté de la catastrophe qu’a subi le département de l’Aude.

Les trajets pour arriver au point de départ du voyage à vélo, ou pour revenir du point de destination sont soumis à de nombreux aléas, rendant ces trajets stressants et fatigants, mais cela fait partie des plaisirs du voyage.

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39éme jour – Tanger – Tanger Med

Encore une journée bien intéressante.

7h30 départ de l’hôtel pour rejoindre le port à 5 minutes à pied et respecter la règle d’être présent 90 minutes avant l’heure de départ. Mais j’aurai pu arriver beaucoup plus tard.

Une église dans la vieille ville de Tarifa, avant le lever du jour.

Le port de Tarifa au lever du jour, au fond la côte marocaine.

Le départ se fait à l’heure sous un temps clair, mais un ciel assez menaçant.

Vue sur la vielle ville de Tarifa (enceinte fortifiée) au départ du ferry pour Tanger.

La sortie du port de Tarifa.

La sortie du port de Tarifa.

Dans le ferry pour Tanger, c’est un hydroglisseur.

Le détroit de Gibraltar et la côte marocaine.

Le trajet est annoncé pour une durée d’une heure. En fait, il faut 1h30.

Arrivée sur Tanger

Arrivée sur Tanger

La sortie de la zone de débarquement du port de Tanger-Ville

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Mon ferry pour Sète que je dois prendre à Tanger Med, à 43 km, est à 22h. La règle est d’y être 4 heures avant, soit 18h. J’ai le temps de faire un tour de la ville de Tanger avant de prendre la route.

Je monte place du 9 avril qui est le coeur de la ville historique de Tanger.

La place du 9 avril.
La date du 9 avril fait référence au 9 avril 1947, jour où le sultan alaouite Sidi Mohammed (futur roi du Maroc Mohammed V) prononce le discours de Tanger (en réalité, le discours a été prononcé le 10 avril) — le Maroc étant alors sous domination française et espagnole et Tanger dans la zone internationale de Tanger — en faveur de l’affranchissement de son pays du joug du colonialisme et de son émancipation totale.

Le contact avec les marocains est très facile, même s’ils parlent beaucoup moins le français que ce que je pensais. Ils disent très facilement « bonjour », et s’intéresse à mon voyage.

L’entrée de la médina sur la place du 9 avril.

Mosquée sur la place du 9 avril.

Mosquée sur la place du 9 avril.

La place du 9 avril, vue sous un autre angle.

La mosquée Mohamed V à Tanger.

En redescendant vers la mer par un grand boulevard, je découvre la circulation marocaine, je suis moins tranquille qu’en Europe.

La plage de Tanger, le long de l’avenue Mohammed VI.

Chiens en liberté sur la plage de Tanger, le long de l’avenue Mohammed VI.
Il y a 10 chiens sur cette photo.

La plage de Tanger.

Après avoir longé la plage qui fait plusieurs kilomètres de long, je poursuis par la route en bord de mer qui conduit à Ksar Sghir, puis un peu plus loin à Tanger Med.

Route très sportive avec 3 grandes côtes,le point culminant n’est qu’à 158 mètres, mais les pourcentages sont durs, d’autant plus, probablement, que la route vient d’être profondément remodelée en l’élargissant et en supprimant beaucoup de virages.

Route avec de très beaux paysages, pas beaucoup de circulation, mais la circulation marocaine est (un peu ?) stressante.

Fort en quittant Tanger par la route de Ksar Sghir.

Paysage sur la route de Tanger à Ksar Sghir.

L’arrivée sur Ksar Sghir, au fond le port de Tanger Med.

Un carrefour à Ksar Sghir.

J’arrive à Tanger Med vers 13h après avoir fait très tranquillement les 43 km avec l’intention de m’installer dans la gare maritime pour attendre l’heure d’embarquement.

Premier étonnement : au lieu de prendre l’accès automobile, je prends l’accès piéton, 2 kilomètres plus loin, et j’arrive à la gare, aucune signalétique, aucun aménagement ou très peu, et le chaouch de garde à l’entrée me conseille de retourner prendre l’accès automobile. La vraie gare, c’est là bas. Effectivement, c’est compréhensible, très rare sont les piétons qui font la traversée en bateau. Si on est piéton, on prend l’avion.

Je retourne donc à l’accès automobile, 2 km en arrière, puis au moins 1 km pour atteindre la gare.

Deuxième étonnement : la gare n’est pas vraiment une gare, mais un très beau préau, ouvert à tous les vents, avec des petites boutiques, une pour chaque compagnie maritime et un café. La gare étant coincé entre la mer et la montagne, elle est en plein courant d’air, peut-être agréable quand il fait chaud, mais aujourd’hui, ce n’est pas le cas … je me mets à l’abri d’un mur d’une des boutiques, mais c’est pas terrible.

A 16h, je peux récupérer ma carte d’embarquement. Je passe les contrôles sans difficulté et sans délai, pour les les voitures, c’est plus long, elles sont scannées par lot de 5 ou 6 voitures en passant sous un grand portique (première fois que je vois ça).

Je me rend au pied du ferry où sont déjà stationnés des voitures en attente d’embarquement. Au moins là bas, je ne suis plus en plein vent, et le soleil chauffe très agréablement.

L’embarquement commence à 19h30 après le débarquement du ferry qui arrive de Sète. C’est le début des vacances d’automne en France, et le ferry est très chargé par des marocains avec enfants (avec des voitures très très chargées) venant faire un tour au pays, et aussi par des touristes français. Il faudra plus de deux heures pour que le ferry se vide, sachant qu’à la sortie du ferry, il y a un premier contrôle par les services marocains ce qui freine considérablement l’évacuation du ferry.

A Tanger Med, vue sur la montagne.

La gare maritime de Tanger Med pour les automobilistes et les vélos.

Finalement au cours de cette étape de Tarifa à Tanger Med, il n’a pas plu du tout et le vent n’a pas été particulièrement sensible, sauf dans le courant d’air de la gare maritime.

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Itinéraire de Narbonne à Tanger et retour à Nantes

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38éme jour – Tarifa

Dernière étape en Europe, demain je roule en Afrique !

Petite étape aujourd’hui 60 km, mais 23 km sous la pluie, dont 6 kilomètres de piste de montée en montagne pour passer un col à 250 mètres, et quand la pluie a cessé, il restait encore 15 km de piste.

Et une fois arrivé à Tarifa, je me suis installé à mon hôtel et je suis ressorti visiter la ville à pied, mais assez vite, la balade s’est terminée sous la pluie.

Ce matin, départ vers 8h30, il ne pleut pas, je charge mon vélo, je démarre, mais très vite, je suis obligé de m’arrêter pour mettre ma cape.

Je reprends la même route qu’hier matin pour aller à Gibraltar, pour repasser par Los Barrios, et je continue en reprenant la route par laquelle j’étais arrivé il y a deux jours.

Je reviens ainsi 17 km en arrière, et je prends alors une bifurcation à gauche pour entrer dans le parc naturel de Los Alcornocales, mais c’est une piste.

6 km plus loin, la pluie cesse et je peux faire tranquillement une pause casse-croûte.

Dans le parc naturel de Los Alcornocales, à la fin de la pluie.

Puis je repars et je passe un petit col dont les dernières centaines de mètres sont très raides, au point que le gestionnaire du parc a eu la très bonne idée de goudronner la piste, l’ascension est alors beaucoup plus facile.

Elevage en liberté au Puerto de Oyen dans le parc naturel de Los Alcornocales.

Dans le parc naturel de Los Alcornocales.

Puis je redescend sur l’embalse d’Almodovar, puis dans une vallée avec des centaines d’éoliennes

Eolienne à côté de l’embalse de Almodovar dans le parc naturel de Los Alcornocales.

Deux types de vent soufflent sur la ville de Tarifa :
– le « levante » (de la Méditerranée), vent fort… régulièrement entre 6 et 8 Beaufort allant parfois jusqu’à 10 (est-nord-est)
– le « poniente » (de l’Atlantique), plus faible, en général de 4 à 6 Beaufort (sud-ouest).
Tarifa et ses environs sont parsemés d’éoliennes.

Je repars ensuite dans une autre vallée, avec à nouveau un petit col, mais dans cette vallée, la route est goudronnée, je passe devant un sanctuaire dans la montagne,

Eoliennes.

Le sanctuaire de Nuestra Senora de la Luz (Notre Dame de la lumière).

Le sanctuaire de Nuestra Senora de la Luz (Notre Dame de la lumière).

et j’arrive à Tarifa, l’extrémité la plus au sud de l’Espagne et la plus proche de la côte marocaine.

Porte d’entrée dans la vieille ville de Tarifa.

Le château de Tarifa.

Tarifa.

Kitesurf à Tarifa.

La plage de Tarifa.

Statue sur le port.

Un fort à Tarifa.

Sanche IV de Castille.
Il s’allie à la France contre l’Aragon et se consacre aux guerres de la Reconquista contre les Maures du Maroc.
En 1292, appuyé par les Génois, il est victorieux à la bataille de Tarifa, en Andalousie. Il réussit à faire régner la paix en Castille et en León, ses deux royaumes après qu’il eut lui-même créé le désordre.

La bibliothèque de Tarifa ouverte de 8h30 à 21h30 du lundi au vendredi, de 8h30 à 15h le samedi.

Fontaine sur la place devant la bibliothèque de Tarifa.

Le ferry qui fait la liaison Tarifa-Tanger quitte le port ce soir à 17h.

Demain je prends le ferry pour Tanger à 9h. Sur Internet, je n’avais pu réservé, à ma grande surprise, que pour le bateau de 11h, le bateau de 9h affichant « complet ». Mais je suis passé au terminal du port cet après-midi, et il n’y a eu aucun problème pour modifier l’heure de départ. J’ai même ma carte d’embarquement.

Le ferry que je vais prendre va m’amener à Tanger Ville, au coeur de la ville de Tanger, mais pour mon retour en France, je reprends un ferry à Tanger MED, le nouveau port de Tanger à 43 km à l’Est de Tanger. J’ai donc demain cette dernière étape à faire. Mon bateau est à 22H, il faut que j’y sois 4h avant (un peu abusif !), donc pour18h. Partant à 9h de Tarifa, j’arriverai à 9h à Tanger (traversée d’une heure, mais décalage horaire d’une heure), cela me laissera de la marge pour parcourir tranquillement Tanger, si le temps le permet.

La météo prévoit de la pluie et du vent d’est, mais moins qu’à Tarifa aujourd’hui.

A Tanger MED, je prends un ferry qui m’amènera à Séte après 32 heures de traversée.

A Sète, arrivée prévue lundi matin à 7h et je prends un train Intercité pour Bordeaux à 12h16, et correspondance à Bordeaux pour Nantes.

Ceci est mon dernier article avant mon arrivée à Nantes.

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37éme jour – Gibraltar

Etape assez longue aujourd’hui, 90 km (45 km aller, 45 km retour), un peu compliquée par la pluie, mais étape avec un bagage minimum (les outils en cas de crevaison ou problème mécanique, les affaires de pluie, de quoi manger).

D’abord, gros orage à 8h00 et j’ai du attendre 9h00 pour pouvoir partir.

Je commence par revenir à Los Barrios où je suis passé hier. J’ai mon kway, le temps menace, mais il ne pleut pas.

A partir de Los Barrios, je prends une petite route sans circulation, et après un beau petit col de montagne je redescends sur San Roque, et la route va être à peu près plate jusqu’à Gibraltar. Je longe la très grosse raffinerie de San Roque en suivant une route en bord de mer, entre mer et raffinerie, avec une très belle vue sur toute la baie de Gibraltar.

Gibraltar vu de la plage de Puente Mayorga

La raffinerie de San Roque dans le quartier de Puente Mayorga..

J’arrive ensuite à La Línea de la Concepción, et je vais être en agglomération jusqu’à Gibraltar.

Je subis une très grosse averse, mais j’ai trouvé un bon abri qui me permet d’attendre la fin de l’averse sans être mouillé.

Le front de mer à La Línea de la Concepción, la commune limitrophe de Gibraltar.
Durant le régime franquiste, la frontière avec Gibraltar est fermée en 1969 pour ne rouvrir pour les piétons qu’en 1982 et totalement le 1er janvier 1985.
Gibraltar est revendiqué par les Espagnols et est toujours sur la liste officielle des territoires à décoloniser selon l’ONU.
Avec le Brexit l’Espagne a relancé les pourparler en vue de la récupération du territoire cédé aux britanniques en 1713.

Gibraltar est un territoire britannique d’outre-mer. Comme le Royaume-Uni, il ne fait pas partie de l’espace Schengen, je dois donc présenter mon passeport (une carte d’identité aurait suffi) après avoir remonté la file de voitures en attente de contrôle, passage au compte-gouttes.

Puis, un peu après le poste frontière, comme un avion est en instance de décollage, la route est fermée.

Le rocher, avec au premier plan la piste de l’aéroport deGibraltar.
La piste aérienne traverse l’unique route d’accès à Gibraltar.
Quand un avion atterrit ou décolle, la route est fermée en attente du passage de l’avion.

J’arrive à Gibraltar. La rue centrale est piétonne et surchargée de touristes.

Le clocher de la cathédrale catholique Sainte-Marie-la-Couronnée.

Le Front Wellington.
Fortification construite par les Britanniques pour renforcer la protection du site de Gibraltar.
Wellington Front est l’une des dernières fortifications de Gibraltar à être construite par des condamnés. On a ensuite estimé que la main-d’œuvre locale était moins chère, plus productive et qu’ils pouvaient légalement travailler plus longtemps que les condamnés britanniques.

Je vais jusqu’au bout de la presqu’île, pointe sud, ça monte assez sérieusement pour y arriver. J’essaie aussi de monter plus haut, mais cela ne débouche sur rien de très intéressant.

Le point extrême sud, Europa Point, est un site bien aménagé avec, curieusement peu de touristes, mais les cars n’ont peut-être pas le droit d’aller jusqu’au bout, car la route d’accès est assez étroite.

La mosquée Ibrahim-al-Ibrahim, située à l’extrémité sud de Gibraltar, à Europa Point.
Don du roi Fahd Ben Abdel Aziz Al-Saoud d’Arabie saoudite

Le phare de Gibraltar à l’extrémité sud (Europa Point).

L’Afrique vue de l’extrémité sud de Gibraltar.

Puis je rentre pas le même itinéraire qu’à l’aller. Pas d’autrechoix, à moins de prendre l’autoroute, et j’essuie une autre averse, mais je peux m’abriter aussi, et je repasse le col sans difficulté (altitude 100 mètres, mais pente assez raide).

Ce soir deuxième nuit à Algeciras, et demain direction Tarifa, l’extrême sud de la péninsule ibérique, le point le plus proche de l’Afrique.

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36éme jour – Benalup-Casas Viejas – Los Barrios – Algeciras

Très belle journée et très belle étape aujourd’hui. Pas très longue 80 km.

Très agréable pour les 50 premiers kilomètres, route très tranquille en montée-descente, au soleil dans la fraîcheur du matin.

Les 30 derniers kilomètres sont plus difficiles, c’est en parallèle de l’autoroute, pas trop près, donc pas trop de bruit, pas de circulation non plus, mais un relief très sportif.

Le matin, départ à 8h30, descente très raide de Vejer pour retrouver la vallée.

Vejer de la Frontera au lever du jour, vue de ma chambre.

Vejer de la Frontera vue de la route de Benalup-Casa Vejas.

Forêt andalouse.

Traversée du petit village de Cantarranas.

La devise du blason du village de Cantarranas : In Dei Nomine Amen

L’église de Cantarranas.

La place de Cantarranas.

Puis petite pause à Benalup-Casas Viejas.

L’église de Benalup-Casas Viejas.

Peu après avoir quitté Benalup, je traverse le rio Barbate et je vois un très grand troupeau de bovins se dirger vers le rio pour boire, le troupeau s’étale sur plusieurs centaines de mètres.

Au cours de cette étape,je verrai beaucoup beaucoup de bétail paître en liberté, comme je n’en ai jamais vu ailleurs en Europe depuis deux ans. L’Andalousie, pays d’élevage en liberté !

Troupeau se dirigeant vers le rio Barbate pour boire.

Troupeau se dirigeant vers le rio Barbate pour boire.

L’embalse del Celemin.

Puis j’arrive à l’autoroute.

La voie de service et l’autoroute.

L’interdiction d’accès à l’autoroute.

Un type de panneau que j’aurai aimé voir plus souvent en Espagne et au Portugal.

L’embalse de Charco Redondo.

Petit secteur incendié d’étendue modeste.
Au cours de ma traversée de l’Espagne et du Portugal, c’est la deuxième fois que je vois un petit secteur incendié.

Paysage.

Avant d’arriver à Algeciras, je traverse la petite ville de Los Barrios.

Eglise de Los Barrios.

L’hôtel de ville de Los Barrios.

et j’arrive à 15h à Algeciras.

Le port d’Algeciras.

Statue à Algeciras.

La place Alta à Algeciras.

Un escalier à Algeciras.

Je passe deux nuits à Algeciras. Demain, je fais un aller-retour à Gibraltar.

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