7éme jour – Lleida – Albalate de Cinca

Très très belle étape aujourd’hui. Très longue aussi, 110 km avec peu de dénivelé, 720 mètres annoncé, mais je ne m’en suis pas vraiment aperçu, c’était de la descente ou du faux-plat. et je termine sans fatigue malgré la chaleur.

Temps couvert le matin, vers 10h trois gouttes d’eau, puis en approchant de l’Aragon le temps s’est levé et il a fait assez chaud. Arrivé avant 16 heures, il ne faisait que 26°, mais c’est monté à 28° ensuite. Dans ma chambre d’hotel, je n’ai pas mis la climatisation, par principe, mais fenêtre ouverte, avec la moustiquaire qui limite les échanges d’air, il fait chaud, même si la température extérieure est à 24° ce soir à 8h.

Départ à 8 heures après le café con lecce de l’auberge. Il fait juste jour et la température est douce. Comme d’habitude je pars en maillot. Je commence par descendre, j’ai dormi à 600 mètres environ et je suis redescendu à l’atitude de 150 mètres, 200 mètres ce soir.

Très belle vallée encaissée s’élargissant en descendant, bordée de villages et châteaux perchés. Le fond de la vallée est consacré à l’agriculture, avec beaucoup d’épandage, même si on ne voit pas les animaux.

Vallfogona de Riucorb, village non loin duquel j’ai passé la nuit dernière.

Guimera.

Castell de Ciutadilla.

Rocafort de Valbona.

Ecole publique de Sant Marti de Malda (Elle n’est pas fermée, mais pas encore ouverte, il n’est pas 9h, mais j’ai vu des enfants y arriver).

Eglise de Sant Marti de Malda

Depuis le départ, je suis sur une petite route. A partir d’Arbeca, c’est une route agricole goudronnée qui traverse des vergers en fond de vallée qui est devenue beaucoup plus large. C’est un chemin de Saint Jacques de Compostelle, et je doublerai une pèlerine à pied. Je fais une pause auprès d’une jolie fontaine. Je n’ose pas prendre de l’eau, craignant un excès de nitrate, vu l’épandage dans les champs tout autour, mais il semble que ce soit un captage, très ancien, qui vient de très loin.

Jusqu’à Juneda, je vais donc serpenter à travers des vergers de pommes, poires, pêches (terminées), d’amandiers, tous irrigués (par tuyau, goutte à goutte ?), passant au pied de chaque arbre, et je vois même un assez gros canal d’irrigation.

Depuis que je suis en Catalogne, je constate que cette région ne semble pas du tout souffrir de sécheresse. Très souvent les champs, bas-côtés des routes sont verts tendres et il y a beaucoup d’arbres. Un peu moins vrai aujourd’hui, mais il semble qu’il y a suffisamment d’eau pour pouvoir se permettre une telle irrigation.

Fontaine sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Verger de pommes

Canal d’irrigation. du côté de Juneda

De Juneda à Lleida, il y a 18 km de route toute droite, sans intérêt, avec une certaine circulation, mais la bande cyclable est large et confortable. Ces 18 km ont été très vite parcourus et ce sera la seule portion fastidieuse de la journée.

A Llerida, je fais mes courses, ce sera la seule grande ville de la journée et les villages n’ont que de toutes petites épiceries. Je suis dans une région avec une agriculture très très productive, mais il y a très très peu de commerces dans les villages, en général un bar, et s’il y a une belle vitrine c’est la pharmacie (!).

La cathédrale de la Seu Vella à Lleida, emblème de la ville, ville de 125 000 habitants.

Le rio Sègre à Lleida..

Après Lleida, je reprends une petite route dans une région encore plus riche, ou tout au moins encore plus productive, toujours des vergers mais aussi beaucoup de petites exploitations d’élevage, des vaches en stabulation, trente, quarante vaches, mais j’ai vu aussi quelques chèvres, un élevage de moutons, il me semble avoir entendu grogné des porcs, et j’ai du voir aussi des poulaillers. Petites exploitations, mais, si nombreuses que cela doit globalement faire beaucoup d’animaux, et il y avait aussi des bâtiments en cours de construction indiquant une volonté de continuer le développement de ces productions. Tout ceci au milieu des vergers avec quelques champs de maïs, mais je pense que l’alimentation doit être importé sur les exploitations plutôt qu’une nourriture locale.

Élevage de moutons.

Verger sur fond de falaise

Puis je suis entré dans une vallée beaucoup plus étroite, très sèche, mais chaque mètre carré exploitable en fond de vallée est exploité.

Aqueduc ou ruisseau canalisé ?

J’ai passé un petit col (probablement la limite entre la Catalogne et l’Aragon), et suis redescendu vers Zaidin où la vallée s’est à nouveau élargi et j’ai retrouvé des vergers à perte de vue tout en traversant de jolis petits villages, un peu plus animés.

Rue de Zaidin

L’église de Zaidin

L’église d’Osso de Cinca

L’entrée de l’église d’Alabate de Cinca

Demain, je devrais arriver à Saragosse, capitale de l’Aragon, mais il va faire encore plus chaud qu’aujourd’hui.

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