34éme jour – Trebujena – Jerez de la Frontera – Puerto Real – Cadiz

Etape assez courte aujourd’hui, 70 km. Sans pluie, du soleil le matin, mais temps assez froid. A 11h à Jerez de la Frontera, il faisait 14° et pour la première fois, j’ai dû sortir mon Kway pour ne pas avoir froid en roulant.

Arrivée à Cadiz difficile, car Cadiz est sur une presqu’île, un peu comme Venise, accessible, soit par le sud, grâce à un isthme très étroit, soit par le nord via deux ponts autoroutiers.

Mon routeur, et Google Maps indique que l’un des ponts autoroutiers est accessible à vélo. C’est faux. Il m’a fallu faire demi-tour, retourner 6 km en arrière pour prendre un train qui contourne la baie et arrive à Cadiz par l’isthme au sud.

Ce matin départ à 8h30, première pause à Trebujena où la recherche du centre-ville me fait monter jusqu’au cimetière, les villes espagnoles … et c’est plus bas, en redescendant que je finis par trouver la place d’Espagne, la place centrale.

Une église à Trebujena.

Le cimetière de Trebujena.

Le cimetière de Trebujena.

La place d’Espagne à Trebujena, avec l’hôtel de ville.

Au fond,Trebujena, en m’éloignant de la ville.

A Trebujena, on fait du vin, je pense que c’est du Xéres, puisque la ville suivante est Jerez de la Frontiera, ville du Xéres ou Jerez (le Sherry anglais).

Je fais mes courses à Jerez, mais je ne m’attarde pas, il ne fait pas chaud et je sais que de la pluie est prévue, d’après google, de 14h à 17h, et j’aimerai bien arriver avant la pluie.

En lisant ce soir Wikipedia, il y avait peut-être des choses intéressantes à voir, mais finalement je ne suis arrivé qu’à 16h, et je ne regrette rien.

D’autant plus que la ville n’est pas très attirante, elle fait triste, pauvre, voire sale … et je vois ce soir qu’en 2015, le taux de chômage était de 40 % !!!! (Si ce que dit Wikipedia est vrai). Ceci explique probablement l’état de la ville. Et la ville fait 200 000 habitants !!

Jerez de la Frontera signifie, Jerez de la frontière, référence à la frontière historique avec le royaume musulman Al-Andalus, c’est-à-dire la frontière entre les mondes chrétien et musulman.

Une église à Jerez de la Frontera.

Une église à Jerez de la Frontera.

Peu après Jerez de la Frontera, je passe à El Portal, petit village dans un état déplorable, avec les murs d’une ancienne sucrerie. Je ne sais pas si ce sont les ordures qui attirent les cigognes, mais je n’avais jamais vu autant de nids de cigognes habités.

A El Portal, les restes d’une sucrerie.
Au sommet des murs, au moins une dizaine de nids de cigognes tous occupés, souvent en couple.

A El Portal, les restes d’une sucrerie.
Au sommet des murs, au moins une dizaine de nids de cigognes tous occupés, souvent en couple.

Un peu plus loin, je passe devant une porcherie, dans un environnement pas plus reluisant.

Elevage de cochons en semi-liberté.

L’arrivée à Puerto Real est plus agréable, à travers une belle forêt de pin.

Je vais jusqu’au pont autoroutier par une belle piste cyclable … et au moment de monter sur le pont, gros panneau « interdit vélo ». J’interroge des espagnols qui me disent que la seule solution semble être le train.

Je fais demi-tour jusqu’à la gare où je prends un billet pour 2,60 € avec un bel ascenseur pour descendre sur le quai. Il aurait été dommage que je n’ai pas pris un train espagnol. C’est fait. L’écartement des rails est plus large qu’en France ce qui permet des voitures plus larges, donc plus spacieuses.

Lors de mon demi-tour, j’ai croisé le couple de tandémistes belges rencontrés hier en quittant Séville. Je les ai informé de la non accessibilité du pont, ce qu’il ne savait pas non plus. Après recherche sur internet, qui leur a bien confirmé l’inaccessibilité, il devait essayer de contourner la baie pour arriver par le sud (25 km de détour), ne voulant pas démonter leur tandem pour prendre le train. La largeur des voitures espagnoles leur aurait assurément permis d’y entrer leur tandem, sans démontage, mais, comme en France, c’est peut-être interdit.

Dans le train de Puerto Real à Cadiz.

La porte d’entrée dans le centre historique de Cadiz.

S’il ne pleut pas, je pars à la découverte de Cadiz, mais en arrivant, il y avait beaucoup de vent. Sinon, on verra demain matin.

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