37éme jour – Gibraltar

Etape assez longue aujourd’hui, 90 km (45 km aller, 45 km retour), un peu compliquée par la pluie, mais étape avec un bagage minimum (les outils en cas de crevaison ou problème mécanique, les affaires de pluie, de quoi manger).

D’abord, gros orage à 8h00 et j’ai du attendre 9h00 pour pouvoir partir.

Je commence par revenir à Los Barrios où je suis passé hier. J’ai mon kway, le temps menace, mais il ne pleut pas.

A partir de Los Barrios, je prends une petite route sans circulation, et après un beau petit col de montagne je redescends sur San Roque, et la route va être à peu près plate jusqu’à Gibraltar. Je longe la très grosse raffinerie de San Roque en suivant une route en bord de mer, entre mer et raffinerie, avec une très belle vue sur toute la baie de Gibraltar.

Gibraltar vu de la plage de Puente Mayorga

La raffinerie de San Roque dans le quartier de Puente Mayorga..

J’arrive ensuite à La Línea de la Concepción, et je vais être en agglomération jusqu’à Gibraltar.

Je subis une très grosse averse, mais j’ai trouvé un bon abri qui me permet d’attendre la fin de l’averse sans être mouillé.

Le front de mer à La Línea de la Concepción, la commune limitrophe de Gibraltar.
Durant le régime franquiste, la frontière avec Gibraltar est fermée en 1969 pour ne rouvrir pour les piétons qu’en 1982 et totalement le 1er janvier 1985.
Gibraltar est revendiqué par les Espagnols et est toujours sur la liste officielle des territoires à décoloniser selon l’ONU.
Avec le Brexit l’Espagne a relancé les pourparler en vue de la récupération du territoire cédé aux britanniques en 1713.

Gibraltar est un territoire britannique d’outre-mer. Comme le Royaume-Uni, il ne fait pas partie de l’espace Schengen, je dois donc présenter mon passeport (une carte d’identité aurait suffi) après avoir remonté la file de voitures en attente de contrôle, passage au compte-gouttes.

Puis, un peu après le poste frontière, comme un avion est en instance de décollage, la route est fermée.

Le rocher, avec au premier plan la piste de l’aéroport deGibraltar.
La piste aérienne traverse l’unique route d’accès à Gibraltar.
Quand un avion atterrit ou décolle, la route est fermée en attente du passage de l’avion.

J’arrive à Gibraltar. La rue centrale est piétonne et surchargée de touristes.

Le clocher de la cathédrale catholique Sainte-Marie-la-Couronnée.

Le Front Wellington.
Fortification construite par les Britanniques pour renforcer la protection du site de Gibraltar.
Wellington Front est l’une des dernières fortifications de Gibraltar à être construite par des condamnés. On a ensuite estimé que la main-d’œuvre locale était moins chère, plus productive et qu’ils pouvaient légalement travailler plus longtemps que les condamnés britanniques.

Je vais jusqu’au bout de la presqu’île, pointe sud, ça monte assez sérieusement pour y arriver. J’essaie aussi de monter plus haut, mais cela ne débouche sur rien de très intéressant.

Le point extrême sud, Europa Point, est un site bien aménagé avec, curieusement peu de touristes, mais les cars n’ont peut-être pas le droit d’aller jusqu’au bout, car la route d’accès est assez étroite.

La mosquée Ibrahim-al-Ibrahim, située à l’extrémité sud de Gibraltar, à Europa Point.
Don du roi Fahd Ben Abdel Aziz Al-Saoud d’Arabie saoudite

Le phare de Gibraltar à l’extrémité sud (Europa Point).

L’Afrique vue de l’extrémité sud de Gibraltar.

Puis je rentre pas le même itinéraire qu’à l’aller. Pas d’autrechoix, à moins de prendre l’autoroute, et j’essuie une autre averse, mais je peux m’abriter aussi, et je repasse le col sans difficulté (altitude 100 mètres, mais pente assez raide).

Ce soir deuxième nuit à Algeciras, et demain direction Tarifa, l’extrême sud de la péninsule ibérique, le point le plus proche de l’Afrique.

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