8éme jour – Un BRA light – 156 km – 3048 mètres de dénivelé positif.

D’abord un petit compte-rendu et quelques photos de ma randonnée pédestre d’hier.

Chantal préférant poursuivre ses recharges généalogiques et ses rencontres avec les habitants du Freney, c’est à trois que nous sommes montés à Bons la Romaine, pas très loin 2,5 km, mais très pentu par un joli chemin creux à travers la forêt.

Nous avons pique-niqué presqu’en haut, puis fait un tour dans le village, en particulier à la chapelle (cf photo de ma descente des 2 Alpes), puis redescendu par un chemin passant la porte Romaine. Après la Porte Romaine nous avons continué à descendre jusqu’à la route Grenoble-Briancçon où nous nous sommes retrouvés 3 km sous le Freney. Ces kilomètres ne présentant aucun intérêt à pied, surtout avec des enfants, j’ai fait du stop. La première voiture qui passait, un couple de Hollandais, nous a tout de suite pris.

L’église du Freney d’Oisans perchée dans la montagne.

Pause dans la montée vers Bons la Romaine

De Bons, vue sur les villages du Freney d’Oisans : en bas Le Freney et en remontant, Les Chazeaux, la Grange, le Perrier, Puy le Bas, Puy le Haut.

Kervie et Titouan à Bons

La montagne au dessus de Puy le Haut

La Porte Romaine, porte monumentale située sur la voie romaine de l’Oisans passant au-dessous du hameau de Bons, sur la commune de Mont de Lans. De cet édifice creusé dans la roche, partiellement effondré au environ de 1770, il ne reste aujourd’hui plus que la moitié de son arche. On suppose que la « Voie Romaine de l’Oisans » passait par là. Aménagée très probablement sous le règne de l’Empereur Auguste, elle reprenait le tracé d’anciens chemins celtiques.Si ce passage est ainsi sculpté et orné, cela signifiait certainement quelque-chose. Plusieurs hypothèses se présentent, qui peuvent, d’ailleurs se superposer : la porte symbolise l’exacte moitié du parcours entre Grenoble et Briançon. Elle peut être le témoignage d’une grande victoire remportée sur les éléments, ou sur les peuplades rebelles qui occupaient ces territoires. Elle a pu aussi servir de poste de péage.

Après la balade, les enfants étaient très en forme, mais j’ai eu une poussée de température, j’ai du m’allonger. J’ai bien cru que c’était cuit pour le BRA. Mais un Aspegic et une heure après, j’ai pu préparer mon ravitaillement du lendemain, et à 6h ce matin je prenais la route.

Descente vers Bourg d’Oisans d’abord, puis pourquite en direction de Grenoble jusqu’à l’intersection vers Allemont et la rivière d’Eau D’Olle qu’il faut remonter pour atteindre le col de La Croix de Fer.

D’allement à Rivier d’Allemont jusqu’au barrage de Grandmaison, sur 17 km, les pourcentages moyens de la côte sont très élevés. Souvent 8 % pouvant monter à plus de 11%, sans compter que dans un même kilomètre il peut y avoir de la descente en plus de la montée.

La route Briançon-Grenoble au niveau de Bourg d’Oisans, à l’aube.

Le village d’Allemont vu du pied du barrage de Vaujany.

Monument aux morts au Rivier d’Allemont.

Dans la montée de la Croix de fer sous le barrage de Grandmaison.

Le lac de Grandmaison. Au fond, on aperçoit le col du Glandon.

Les 10 km restants sont un peu plus faciles.

Une fois arrivé à la Croix de Fer, demi-tour sur 3 kilomètres pour passer le col du Glandon que j’avais laissé sur ma gauche lors de la montée.

Et je bascule dans la vallée des Villards pour rejoindre la vallée de la Maurienne à Saint Etienne de Cuines.

La route vers le col du Glandon. Le col de La Croix de Fer n’est pas sur la photo, il est plus à droite, mais on passe juste sous le Glandon pour aller à La Croix de fer.

Le lac de Grandmaison vu du col de la Croix de Fer.

Col de la Croix de Fer – 2067 mètres.

Col de la Croix de Fer – 2067 mètres. Vue vers le versant « Glandon »

Plutôt qu’une fois dans la vallée de la Maurienne, rejoindre directement Saint Michel de Maurienne, le BRA prévoit de monter à Montvernier, 18 très beaux lacets dans une falaise à pic pour un dénivelé de 311 mètres. Il est midi passé, le soleil tape, mais je monte bien.

Le village de Montvernier que l’on atteint après une série de très beaux lacets .

Re-descente dans la vallée de la Maurienne, puis traversée de Saint Jean de Maurienne, et c’est une large route avec peu de circulation, mais très fastidieuse pour rejoindre Saint Michel de Maurienne
d’autant qu’il commence à faire bien chaud sous le soleil qui tape. Heureusement, il y a du vent pour donner de l’air et pousser dans la lègère côte.

Après m’être ravitaillé en eau à Saint Etienne de Cuines, je me re-ravitaille 30 km plus loin à Saint Michel juste avant d’attaquer le col du Télégraphe.

A cette heure là, la montée se fait presque à l’ombre, mais les pourcentages sont durs, surtout après La Croix de Fer le matin. La montée fait 12 km. Je fais deux pauses dans la côte. Je suis encouragé dans cette montée par deux voitures hollandaises qui s’arrêtent régulièrement dans certains virages. Ils « managent » un groupe de 4 cyclistes que j’ai déjà repéré dans la montée de Montvernier. Dans l’avant-dernier kilomètre, c’est trop dur, je pose pied à terre et continue la montée à pied. Je remonte assez vite sur le vélo pour finir le col, mais je sais que je suis au bout de mes capacités.

Après le col du Télégraphe, il y a la descente sur Valloire, mais il restera ensuite 18 km qui ne sont plus à ma portée. Je fais donc le choix de solliciter ces Hollandais qui traînent une remorque pour charger des vélos pour les accompagner jusqu’au sommet du Galibier d’où je n’aurai aucun mal à redescendre sur Freney d’Oisans.

Leur acceptation est immédiate et mon vélo immédiatement chargé dans la remorque et soigneusement fixé.

Dans la descente de Montvernier, vue sur Saint Jean de Maurienne.

Le col du Télégraphe et l’équipe de 4 Hollandais dont les « managers » m’ont transporté le vélo du sommet du col du Télégraphe au sommet du col du Galabier. Après 2887 mètres de dénivelé depuis le matin, je n’étais pas capable d’en rajouter 1222 mètres supplémentaires.

Au bout du Plan Lachat, après Valloire.

Au bout du Plan Lachat, après Valloire.

Le groupe de cyclistes hollandais, la quatrième est passé depuis très longtemps.

Dans la descente du Galibier vers le col du Lautaret, le monument à Henri Desgrange, fondateur du Tour de France.

Le Col du Galibier vu du pied du col (au niveau du tunnel qui permet d’éviter de monter au col).

Mon retour à Freney s’est bien passé.

Mon compteur totalise 157 km pour 9h35 de vélos. Très dur pour mes fesses la selle de course, je préfère de beaucoup la selle Brooks en cuir de mon randonneur.

Mon plan B, c’était, si j’avais trop souffert dans la Croix de Fer, ne pas basculer dans la vallée de la Maurienne, mais revenir à mon point de départ par le même itinéraire que l’aller, soit 100 km aller-retour,

mais j’avais aussi mon plan C dans la tête pour l’avoir déjà expérimenté au début des années 2000. Nous étions en vacances à Valmorel et j’avais fait un grand tour à vélo. D’abord le col de la Madeleine, descente sur la vallée de la Maurienne, puis le col de la Croix de Fer via la vallée des Villards, descente par la vallée de l’Arve et retour dans la vallée de la Maurienne pour remonter le col de la Madeleine dans l’autre sens.

Mais dans la montée-retour du col de la Madeleine, j’avais coincé, plus de jus ! C’était pas prévu, il avait fallu improvisé. J’avais fait du stop et n’avait eu aucun mal à trouver une voiture pour me monter au sommet du col d’où j’étais redescendu tranquillement.

Pour conclure ce BRA, il a démontré que je n’étais pas tout à fait au niveau malgré la préparation.

Je ne suis pas trop surpris. La fièvre a peut-être un peu compliqué les choses. Je crois aussi que les développements sur le vélo n’étaient pas suffisamment petits.

J’ai toujours été très vigilant lors de l’achat d’un vélo neuf (3 dans ma vie, à 18 ans, 24 ans, et à 58 ans -sans compter mon Brompton) à mes développements.

Mon vélo de course est un vélo d’occasion. J’ai vérifié avant de partir ses développements, j’ai comparé avec mon randonneur qui est lourd (17 kg) avec lequel je porte 25 kg de bagages. J’espérais que cela passe, ce n’est pas vraiment le cas, d’autant plus que, de fait, ma petite vitesse n’est pas 34 x 29, mais 34 x 27, car sous la tension de la chaîne, ou la flexibilité du cadre (?), malgré un réglage très fin, ma dernière vitesse frotte les rayons ce qui est dangereux pour la roue et/ou le dérailleur, donc je ne l’utilise pas .

En conclusion, pour refaire du vélo en montagne, je vais voir avec mon vélociste comment je peux adapter les développements de mon vélo. Rajouter un troisième plateau ? Changer le deuxième plateau et/ou changer la cassette ? A voir.

Ce contenu a été publié dans 08 - Un BRA light. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.