12 éme jour – Taujenai – Raguva – Panevezys

Aujourd’hui le beau temps est revenu. Grand bleu en se levant.

Le chalet où j’étais hébergé à Kurenai près d’Ukmergé.

Le lac de Kurenai au petit matin (7h).

Petite étape d’une soixantaine de kilomètres en passant par deux villages (Taujenai, 365 habitants) et Raguva (533 habitants).

L’église de Taujenai.

Sculpture en bois devant l’église de Taujenai.

En sortant de Taujenai, je passe devant son manoir.

Le manoir de Taujenai (construit en 1802). C’est aujourd’hui un hôtel.

Le manoir de Taujenai (construit en 1802).

A l’entrée d’un jardin d’une maison sur l’allée qui mène au manoir.

Puis je continue sur la route. Agriculture extensive, mais le paysage n’est pas désagréable.

Entre Taujenai et Raguva. Comme en Pologne, il y a partout beaucoup de cigognes en Lituanie.

Puis j’arrive à Raguva. Agglomération qui paraît plus importante que Taujénai.

Deux églises dont une orthodoxe.

Eglise orthodoxe de Raguva.

Eglise catholique de Raguva.

Une grosse boutique comme on en voit beaucoup.

Petit supermarché à Raguva.

Une grand place, toute rénovée, très habilement.

Livres en libre-service à l’arrêt de bus du centre_ville de Raguva.

De jolis maisons, comme partout en Lituanie. Les villages sont toujours très beaux, très propres, très fleuris. Images d’une Lituanie prospère.

Maison en sortant du village de Raguva.

De raguva à Panevezys, j’ai le choix entre deux itinéraires, une piste sur 22 km conseillé par mon bike router, ou une route à peine plus longue et sans circulation.

Pas pressé, je prends la piste ! !

Sur la piste …

C’est plus dur, mais tellement agréable.

Je fais ma pause casse-coûte à côté d’une petite chapelle perdue dans la campagne.

Une chapelle perdue dans la campagne.

Puis je rejoins la route où une belle piste cyclable (je croise des vélos locaux) me conduit jusqu’à Panevezys dont je prends le temps de découvrir le centre-ville.

Ce centre-ville est aménagé avec un grand espace piétonnier, de l’ombre, des bancs, des terrasses de café …

Statue en entrée de ville de Panevezys.

La mairie de Panevezys, très mal mise en valeur avec un parking devant. Noter les appuis-vélo. Ce bâtiment se trouve au début d’une grande zone piétonne, ludique, ombragée, … il est très dommage de ne pas y avoir intégré ce bâtiment, ou tout au moins, d’y avoir mis un parking devant.

Statue à Panevezys dans la grande zone piétonne.

Décoration d’immeuble à Panvezys au bout de la grande zone piétonne.

Une très belle journée encore !

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11 éme jour – Musninkai – Bagaslaviskis – Ukmergé

Le temps a changé aujourd’hui et j’ai roulé toute la matinée sous la pluie, l’après-midi a été plus agréable, mais sans soleil. Par contre un vent de sud-est, donc plutôt favorable.

Ce matin, je récupère mon vélo qui a passé 36 heures accroché à la rembarde de l’escalier de la tour de dix étages (avec ascenseur).

En commençant à le charger, je m’aperçois que j’ai perdu une vis du porte-bagage arrière. Heureusement, j’en ai une de remplacement. Dur, dur pour le matériel, la piste. Et pourtant je vérifie, plutôt plusieurs fois par jour.

En partant, pluie très légère, je ne mets que mon K-way. Appareil photo et smartphone sont à l’abri de la pluie.

Sortie pas trop difficile de Vilnius.

Mais, inévitable, 5 km de piste. Je m’habitue.

Je reprends une grande route, mais la pluie s’accentue. Pause sous l’auvent d’un petit magasin pour mettre la cape.

Fin de la matinée, j’arrive à Musninkai. La pluie s’estompe. Je m’arrête et sort mon appareil photo pour prendre une belle sculpture en bois. J’en profite pour casser la croûte. Un peu après je passe devant l’église.

Sculpture à un carrefour en arrivant à Musninkai (450 habitants).

Ancienne (?) église en bois de Musninkai.

Nouvelle église de Musninkai et monument aux morts.

Maison à Musninkai.

A Musninkai, je quitte la grande route pour me diriger vers Bagaslaviskis, et, 4 km plus loin, c’est repartis pour 11 km de piste.

L’église de Bagaslaviskis. (110 habitants).

Sculpture dans l’enceinte de l’église de Bagaslaviskis.

Après Bagaslaviskis, encore 5km de piste, puis ce sera de la route jusqu’à la fin.

La piste est un peu moins désagréable quand elle est humide. Au moins, il n’y a pas de poussière …

Toute la journée, paysage agréable, sans circulation, souvent sauvage, parfois de grands champs productivistes qui déstructurent complètement le paysage.

J’arrive à Ukmergé, la grande ville de la journée.

Mairie d’Ukmergė (25 000 habitants) avec le monument à l’Indépendance (Lituania Restituta) érigé en 1930 pour commémorer le dixième anniversaire de l’indépendance du pays. Ukmergé a été pillée par l’armée de Napoléon en 1812, et a connu l’occupation allemande en 1915, s’est opposée à l’arrivée des bolcheviques en 1919, avant d’être envahie par les polonais dans le cadre de la guerre polono-lituanienne. Elle est envahie par les soviétiques en 1940 qui en seront chassés par les Allemands en juin 1941 dans le cadre de l’opération Barbarossa. Elle est libérée par l’Armée rouge à la fin de la guerre. En 1964, sous Kroutchev, deux bases de missiles nucléaires sont construites dans les bois environnants. Elles sont aujourd’hui en ruines et démantelées.

L’église de Ukmergé, ancienne église orthodoxe de la Trinité (1863) devenue catholique en 1919, fermée entre 1946 et 1991.

Je fais mes courses et ne traîne pas trop. Il me reste une dizaine de kilomètres à faire jusqu’à mon hébergement où je suis très bien installé dans une maison tout en bois au bord d’un lac.

94 km dans la journée dont 20 km de pistes.

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10 éme jour – Balade dans Vilnius

Aujourd’hui, pas de vélo, mais balade à pied dans Vilnius, ville très agréable à parcourir.

Je commence par descendre en centre-ville chercher un plan de la ville à l’office de tourisme.

La tour de Gediminas domine le centre-ville, mais dommage, elle est en travaux et on ne peut pas y grimper pour avoir le meilleur panorama sur la ville.

Le musée national de Lituanie est aussi au centre-ville … mais, pas de chance, on est lundi, c’est le jour de fermeture.

Je vous rassure, je ne me suis pas ennuyé.

La tour de Gediminas, un symbole de la ville de Vilnius et de la Lituanie.

Petit tour dans la Cathédrale.

La cathédrale de Vilnius.

Intérieur de la cathédrale.

puis direction l’église Sainte Anne

L’église Sainte-Anne de Vilnius.

et la république d’Uzupis

La République d’Uzupis.

La constitution de la République d’Uzupis, espèce de Montmartre lituanien, exposée en 28 langues.

La constitution de la République d’Uzupis en Français et en Russe.

puis je monte à la Porte de l’Aurore,

La porte de l’Aurore. C’est un lieu de pèlerinage catholique. La rue qui part de cette porte conduit à la grande place de la cathédrale 1500 mètres plus loin.

pour redescendre vers le centre ville en passant par l’hotel de ville.

L’hôtel de ville de Vilnius. Remarquer l’originalité de l’ensemble appuis-vélo.

Je fais un tour sur les bords de la Neris dont les berges sont très bien aménagées en site piétons-cycles sur plusieurs kilomètres.

Vilnius est une ville de 500 000 habitants, plus petite que l’ensemble de l’agglomération nantaise qui compte 930 000 habitants,

mais avec son quartier des affaires, elle veut ressembler à Londres.

Le quartier des affaires au nord de la rivière Neris, affluent du Niemen où elle se jette à Kaunas. La vieille ville est au sud de la Neris. Remarquer la passerelle piétons-cycles pour joindre les deux rives.

Retour au centre-ville pour passer devant le palais présidentiel,

Le palais présidentiel. La Lituanie fête les 100 ans de sa déclaration d’indépendance le 16 février 1918, dépendance perdue et retrouvée en 1990.

et visiter le site de l’université, créée en 1579, et qui est une des plus anciennes institutions d’enseignement supérieur de cette partie de l’Europe, venant après Prague (1348) et Cracovie (1364), mais avant Saint-Pétersbourg (1724), Moscou (1755), Varsovie (1816) et Kiev (1834).

Peinture représentant la création de l’Université de Vilnius le 1er avril 1579 par un privilège royal du roi de la Pologne et grand duc de la Lituanie, Steponas Batoras

Vilnius dispose d’un important réseau de trolleybus.

L’église orthodoxe.

et demain je reprends la route vers la Russie.

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9 éme jour – Dusmenys – Onuskis – Rudiskes – Trakai – Lantvaris – Vilnius

Journée assez fatigante aujourd’hui, une centaine de kilomètres comme hier, mais une bonne quinzaine de kilomètres de piste.

Ce matin, comme d’habitude depuis mon départ, le temps est splendide et je démarre à 7 ou 8 heures (je ne sais plus avec le changement d’heure que j’ai subi la veille …). Comme d’habitude je suis en cuissard et T-shirt. Pas de Saints de glace en Lituanie.

Cette nuit, j’ai dormi à Vencunai, un petit village au sud-est d’Alytus, et mon outil de création d’itinéraire (Brouter) m’indique de continuer la petite route bitumée par laquelle je suis arrivé …

mais quelques centaines de mètres plus loin, elle se tranforme en piste, et c’est parti pour 5 km. De bonne heure le matin ça va.

Et je retrouve le bitume.

12 km plus loin, rebelote, un petit raccourci de 10 km par une piste (au lieu de 11 km par une route très peu fréquentée un dimanche matin).

Je fais le choix de la piste, car je sais que même si la journée va être dure, demain c’est jour de repos. Vraiment un très très bel itinéraire en pleine campagne.

Calvaire daté de 1990. Il date de l’indépendance de la Lituanie après la dislocation de l’URSS dont elle était une des quinze républiques.

Le calvaire est très travaillé.

Tracteur agricole à chenilles.

Puis je rejoins la route un peu avant Dusmenys. Petite route très agréable avec très peu de circulation.

Eglise de Dusmenys.

Une dizaine de personnes et un cheval laboure un champ. On est dimanche à Dusmenys.

Je passe ensuite à Onuskis. La route continue, toujours un beau paysage presque de montagne, ça monte, ça descend, ça tourne. Prendre des photos permet de faire une pause. Il fait chaud, chaud.

L’église de Onuskis.

Le lac de Vikoksnis.

Cimetière d’Antakalnis.

J’arrive à Rudiskes.

Eglise de Rudiskes.

Mon itinéraire prévoit une bifurcation, je la prends, mais je sens qu’elle va devenir piste, et effectivement, c’est ce qui arrive.

Mais cela suffira comme piste pour aujourd’hui. J’étudie ma carte (électronique, carte libre créée, avant de partir, avec Mobac – Mobile Atlas Creator) et détermine un itinéraire pour arriver à Vilnius sans piste.

Je passe par Trakai, mais je rate le château (petit regret), par contre, je passe devant un supermarché, ouvert le dimanche (!!), pas très grand (c’est bien), mais très moderne : pas de caissière, 8 caisses en libre_service où tu peux payer en espèces (la machine rend la monnaie) ou par carte. Heureusement, une surveillante est là pour m’expliquer, mais tous les lituaniens savent faire.

J’ai acheté une bouteille de 2l d’eau pour 0,39 + 0,10 de consigne (comme en Allemagne) et 2 mandarines pour 0,28, soit 0,82 euros, payé avec une pièce de 1 euro, rendu 0,18.

J’étais part avec 2 litres d’eau le matin, mais les efforts sur la piste et la chaleur m’avaient fait tout consommer. Il est exceptionnel que j’achète de l’eau. Je me souviens au camping de Pise après de gros orage, l’eau du camping était inconsommable. En Pologne et en Lituanie, l’eau du réseau semble consommable, mais je sais qu’en Russie, il est conseillé d’acheter son eau.

De Trakai à Vilnius je passe par Lantavaris.

La gare de Lantvaris.

Petit tour au centre-ville avant d’aller à mon hébergement, mais je reste deux nuits à Vilnius, la vraie découverte de la Ville sera pour demain.

L’église Sainte Catherine à Vilnius

Je suis logé au huitième d’étage d’une résidence universitaire. Grande chambre pour moi tout seul.

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8 éme jour – Sejny – Le frontière Polono-Lituanienne – Seirijai – Alytus

Aujourd’hui j’ai quitté la Pologne et je suis entré en Lituanie.

J’ai démarré vers 7h15 en commençant par faire un petit tour dans Suwalki.

Ville très propre avec un réseau de pistes cyclables époustouflant. A 7h du matin, je n’ai pas rencontré beaucoup de cyclistes, mais c’est la région qui est cyclable, car un peu plus loin à Sejny, j’ai vu plusieurs fois des jeunes garçons se déplaçant à vélo pour aller à leurs activités, sur la place du village les mémés bavardent sur les bancs avec un vélo à côté d’elles …

La place centrale de Suwalki.

En quitannt Suwalki, le paysage a complétement changé, j’ai traversé le parc naturel de Wigierski. Le paysage est presque devenu un paysage de montagne, du plateau, un paysage valonné avec des prés.

Le parc naturel de Wigierski.

Paysage entre Suwalki et Sejny.

De Suwalki à Sejny, je suis toujours sur la Green Velo, la route cyclable. Piste cyclable en site propre qui longe une route à faible densité de circulation sans poids lourd (mais c’est peut-être parce que l’on est samedi). Tout le confort.

Sejny – 6000 habitants – Pologne

Première pause à Sejny sur un banc devant la très grande église, les mémés sont sur un autre banc.

A 9h30, j’assiste à la sortie de la messe (un samedi matin). Ce n’est pas la foule du dimanche, mais il y a du monde.

Puis je reprends ma route en direction de la frontière lituanienne par une petite route qui va devenir de plus en plus petite au fur et à mesure que j’approche de la frontière.

Je passe d’abord à Berzniki où se trouve un très beau et très important cimetière, très beau parce que c’esr un cimetière paysager qui joue très habilement de la géographie du terrain, rien à voir avec un alignement de tombes, et qu’il est très arboré et fleuri en ces beaux jours de printemps.

Le cimetière militaire de Berzniki, C’est un mémorial de la guerre polono-lituanienne dans la région de Sejny, conflit à propos de la défintion de la frontière entre ces deux pays, en septembre 1920.

Le cimetière militaire de Berzniki, C’est un mémorial de la guerre polono-lituanienne dans la région de Sejny, conflit à propos de la défintion de la frontière entre ces deux pays, en septembre 1920.

Puis il y a une bifurcation pour la Lituanie, et le bitume devient piste !

Le passage du bitume à la piste. Pour la Liutanie, prendre à droite. Veisieji est en Lituanie.

La piste pour quitter la Pologne.

et après un kilomètre de piste, j’arrive en Lituanie,

et la piste redevient bitume !

Ouf !

L’entrée en Lituanie.

Eh bien, non !

Après 500 mètres de bitume, le bitume redevient piste, et je vais en avoir pour 10 kilomètres comme ça !

Imprévisible à la lecture de la carte, je n’aime pas ça, cela fait terriblement souffrir le vélo très chargé. Mais il faut faire avec !

Cela veut dire, sélectionner la meilleure trace, en général sur les bords, trace qui de toute façon n’est pas lisse, mais pleine de cailloux, se méfier que cette trace ne se transforme pas en sable, tenir très fermement son guidon, car s’il pivote, c’est le blocage dans le sable et la chute. Dans les côtes (parce que c’est vallonné en plus), il faut souvent monter à pied.

Quand une voiture passe, c’est le grand nuage de sable (j’en verrai 3 ou 4).

Mais le paysage est superbe, complètement sauvage, je ne suis pas officiellement dans un parc naturel, mais c’est tout comme. Toutes les maisons, les fermes sont en bois.

Pas de regret ! Mais heureusement que les 40 derniers kilomètres ont été plus faciles.

Petit village lituanien juste après la frontière polono-lituanienne.

Lac de Zapsys

Maison lituanienne.

Après ces dix kilomètres difficiles; j’ai retrouvé une route très tranquille jusqu’à Serijai.

Pause casse-croûte du jour : un arrêt de bus avec un banc à l’ombre.

Couples de cigognes à Serijai.

L’église de Serijai – 1000 habitants – Lituanie

De Serijai à Alytus, route avec une circulation moyenne, sans bande cyclable, mais une route très large.

Alytus est une ville moyenne. Par rapport aux villes polonaises, j’ai trouvé son centre-ville bien aménagé, mais avec moins d’animation. Je pense que les enseignes commerciales en périphérie doivent nuire au centre.

La place centrale d’Alytus – 55 000 habitants -Lituanie

Le fleuve Niémen passe à Alytus, mais il a du servir à cet endroit là de frontière à certaines époques (?) si bien que la ville ne s’est pas du tout développée sur le fleuve.

Le Niémen à Alytus

Par contre une magnifique passerelle piétons-cycles permet de franchir le Niémen. Je suppose que c’est un élément de la future véloroute Eurovélo 11 qui ira (un jour) d’Athènes au Cap Nord en passant par Varsovie et Vilnius.

La passerelle piétons-cycles au-dessus du Niémen à Alytus

La passerelle piétons-cycles au-dessus du Niémen à Alytus

Depuis que je suis en Lituanie, j’ai changé d’heure. A l’heure où je termine cet article, il est 21h30 à Alytus et 20h30 en France.

Publié dans 08 | Laisser un commentaire

7 éme jour – Goniadz – Le parc de la Biebrza – Augustow – Suwalki

Mon gîte hier soir était très agréable, mais envahi par les moustiques malgré les moustiquaires aux fenêtres, inconvénient d’un gîte rural en milieu très humide (le marais de la Biebrza). Ce n’était pas des moustiques tigres et ils étaient assez facile à écraser.

Départ à 7h30 le matin pour une étape de 93 km.

Je ne traverserai que deux villes Goniadz (2000 habitants) et Augustow (30 000 habitants) avant d’arriver à Suwalki(70 000 habitants).

Le centre culturel de Goniadz (2000 habitants).

Devinette : C’est quoi ? Et il y en a au moins un autre sur la même place, la place centrale de Goniadz. Probablement un puits. Je n’ai pas approfondi.

De Goniadz à Augustow, je n’ai pas vu un camion et que de très très rares voitures. D’abord une très longue toute droite, en légères montagnes russes. Pas désagréable, mais un peu lassant, c’est pourquoi un sanctuaire m’a permis de faire une petite pause récrérative.

Sanctuaire sur la route 670. Je fais une petite pause. Le terrain es clos probablement pour le protéger de la faune locale, mais le portail est ouvert. Curieusement ce sanctuaire n’apparaît sur aucune carte et je n’ai pas trouvé son nom.

Sanctuaire sur la route 670

Puis au niveau de Dolistowo, petit village, l’itinéraire astucieusement choisi par « Brouter », Bike Router, entre dans le parc naturel de la Biebrza que je suis d’assez loin depuis le matin.

Par un petit pont on franchit la Biebrza, et la route bitumée devient une piste. La progression est très difficile car la piste est sablonneuse et pendant plusieurs centaines de mètres, je pousse mon vélo à pied, mais pas de regret, la nature est superbe. Beaucoup d’oiseaux qui chantent, des grenouilles, des cigognes, des cygnes …

Cigognes au détour d’un virage dans la parc de la Biebrza

Envol de cigognes

La Biebrza

Cigogne au bord de la Biebrza

Puis la piste redevient bitume, après 3 ou 4 kilomètres, et j’arrive à l’écluse de Debowo, première écluse du canal d’Augustow qui relie la Biebrza au fleuve Niemen. Ce canal construit entre 1821 et 1850 permettait un accès à la mer en passant par la Russie plutôt que de payer de lourds péages à la Prusse.

L’écluse de Debowo, première écluse du canal d’Augustow qui relie la Biebrza au fleuve Niemen.

De Goniadz à Augustow, j’ai roulé sur une portion de la Green Vélo, le plus long itinéraire cyclable d’Europe. Cet itinéraire fait un tour de la Pologne en passant par ses principaux parcs naturels.

Signalétique de la Green Vélo, le plus long itinéraire cyclable d’Europe.

En arrivant sur Augustow, deux panneaux de signalisation m’intriguent, voir la photo.

Devinette ! que signifient ces panneaux placés avant un pont routier ?

Le centre ville d’Augustow est très agréable avec un grand parc ombragé et des dizaines de banc. Il y a du monde, mais il n’est pas trop difficile d’en trouver un de libre pour la pause déjeuner.

Pique-nique sur un banc de la très agréable et bien ombragée place centrale de Augustow

La statue du roi de Pologne Sigismond II qui a donné à la ville d’Augustow ses droits urbains en 1557

D’Augustow à Suwalki, je retrouve une route à circulation. Circulation très supportable. D’abord il n’y a aucun poids lourd. Ils sont interdits sur cette potrion, ils doivent prendre l’autoroute. D’autre part, de part et d’autre de la chaussée principale, il y a une large bande cyclable d’1,50 m, comme j’ai pu en voir partout en Espagne. C’est très confortable pour un vélo. Dommage que la France ne sache pas faire, et sur la route de mercredi, d’Ostrów Mazowiecka à Lomza, elle n’y était pas non plus.

En arrivant à Suwalki, il me vient à l’idée que je suis parti depuis 7 jours et qu’il serait peut-être bon que je vérifie la pression de mes pneus.

J’y avais déjà pensé à Augustow, mais la station service que j’avais vu, ne mettait pas de gonfleur à la disposition de ses clients.

Je m’arrête donc à une belle station service avec un beau gonfleur. Il est beau, il est moderne. Je suis les indications pour gonfler mon vélo à 5 bars comme d’habitude.Son affichage électronique affiche bien, mais au moment de gonfler, il affiche « erreur » et dégonfle très très rapidement complétement mon pneu. J’essaie de trouver quelqu’un pour m’aider, je n’ai peut-être pas bien compris les explications écrites en polonais. On me dit d’aller demander dans la boutique … et l’hotesse me dit que cela doit être en panne, vivement ce n’est pas son problème.

Et me voilà obligé de regonfler mon pneu avec ma petite pompe de dépannage, difficile d’obtenir 5 bars avec.

Je repars en poussant mon vélo pour chercher une autre station. Et un peu plus loin j’arrive à un garage où l’on me prête bien gentiment le compresseur classique qui fonctionne parfaitement.

Moralité, ne plus compter sur les stations services, aller dans un garage !

Monument aux morts de la guerre de 1939 à Suwalki

Dernière péripétie de la journée, pendant ma pause à Augustow, je reçois un mail de l’auberge qui doit m’héberger : « Witam. Przepraszamy ale hostel dzisiaj jest zamknięty . Więc Pan będę mógł wejść przez drzwi z tyłu hostelu »

et dans le mail, j’ai la traduction du polonais en français : « Bonjour. Désolé, mais aujourd’hui l’auberge n’est pas ouverte. Ainsi, le Seigneur pourra entrer par la porte à l’arrière de l’auberge ».

Et j’ai effectivement trouvé ma chambre et tout le confort de l’auberge où je ne suis pas seul, mais la réception est effectivement fermée.

Publié dans 07 | 4 commentaires

6 éme jour – Jedwabne – Radzilow – Osowiec

Ce matin départ avant huit heures, le ciel est tout bleu, il fait chaud, l’étape ser courte.

Je dois prendre une petite route à droite une centaine de mètres après être sorti sur la grande route.

Rien.

Un carrefour 50 mètres plus loin me paraît être la bonne route.

Cela démarre bien, puis on arrive à la dernière maison, le chemin se transforme en piste, je continue. Plus loin cela monte un peu, la piste devient sableuse et je continue à pied. Je regarde mon GPS. Effectivement je ne suis pas sur la bonne route, une route un peu plus haut, mais qui rejoint la vraie un peu plus loin.

Je persiste, rien sur la carte du GPS ne permet de voir que la qualité d’une route est meilleure que l’autre.

Finalement, je vais faire près de deux kilomètres sur cette piste, moité à pied, moitié en roulant. Je traverse un bois de hêtre, c’est très agréable, et je ne suis pas pressé. Sauf que je suis bouffé par les moustiques … et je suis en short et T-shirt …

Ouf ! je rejoins la piste originale, c’est du gravier, mais ça roule, pour finir par devenir du goudron.

Mais un peu plus loin le goudron devient pavé et j’entre dans un vieux petit village qui a choisi de garder ses pavés. Je n’ai pas vu une voiture depuis le départ. Arrive une voiture … et c’est un nuage de sable dans tout le village. Curieux cette résistance à la modernité, cela fait réfléchir !

Et le bitume devint pavé …

Vieille maison à l’entrée du village de Dobrzyjalowo

Village de Dobrzyjalowo, les enfants partent à l’école, l’église diffuse par haut-parleur l’office qui se déroule à l’intérieur. Le jeudi de l’Ascension n’est pas férié en Pologne.

En sortant du village, je retrouve le bitume, mais j’oublie de bifurquer à gauche, et me voilà pédalant agréablement sur un beau bitume très roulant.

Quand je m’en aperçois, il est un peu tard pour faire demi-tour, et je continue jusqu’au carrefour suivant qui me peremt de rejoindre l’itinéraire suivant, j’ai du faire 4 km en trop, mais je ne suis pas pressé.

et j’arrive à Jewabne. Gros bourg avec un grand parc central avec de vieux arbres. Un cadre très agréable pour faire une pause et aller acheter du pain.

Place centrale de Jedwabne.

Je reprends une petite route bitumée et quelques kilomètres plus loin j’arrive à Konopki Chude, le bitume redevient pavé …

mais en sortant de ce village, le pavé continue !

Et c’est un pavé sur lequel il n’est pas possbile de rouler à vélo. Le vélo chargé n’y résisterait pas. Je marche donc à pied. Remontant sur mon vélo quand une piste apparaît sur le côté. C’est l’enfer du nord …

Je continue comme ça jusqu’au patelin suivant, et encore après avant de retrouver une piste gravillonnée puis le bitume.

Ouf !

Panneau plein d’humour ! La route pavée n’autorise pas vraiment les excès de vitesse.

J’arrive ensuite à Radzilow. Gros bourg qui a récemment réaménagé sa grande place centrale, place plus grande (180 m × 120 m) que la place centrale de Varsovie (70 m × 94 m).

Je fais quelques courses dans le petit supermarché : 2 tomates, 2 bananes, un pot de 350 g de yaourt, une boîte de maïs, le tout pour moins de 12 zlotys (3 euros). La vie n’est pas chère en Pologne.

Et je casse-croûte tranquillement assis sur un banc à l’ombre.

Place centrale de Radzilow

Le services publics sont bien présents à Radzilow.

Services publics à Radzilow – Poste et transports en commun.

Stèle à la mémoire de la période 1918-1920 où la Pologne défendit la définition de ses frontières, à l’ouest avec l’Allemagne, et à l’est (donc dans cette région) avec la Russie. Frontière à l’Est entérinée par la Paix de Riga en 1921. A l’Ouest, par le traité de Versailles en 1919.

Toute la journée, une soixantaine de kilomètres, je n’ai roulé que sur des petites routes de campagne sans strictement aucune circulation. Cette région de Pologne est très peu peuplée.

C’est une région d’agriculture, plu tôt de petites exploitations traditionnelles. La campagne est très belle.

J’ai aussi traversé beaucoup de bois et de forêts, en particulier des forêts de pins. Quel parfum !
La région est très sablonneuse, on se croirait au bord de la mer.

Epandage de fumier, une bonne odeur, très différente de l’épandage de lisier en Bretagne et le tracteur n’est pas un monstre !

même si de temps en temps on commence à voir des traces d’agricultue productiviste avec des champs trés étendus.

Ferme productiviste … Le tracteur au fond à droite traite, glyphosate ? engrais ?

Maison en brique abandonnée à Okrasin

Maison en bois à Mscichy

Un des très nombreux nids de cigogne de la journée

Toute la journée, la route a été très agréable, parfumée avec toutes les odeurs du printemps.

Pour finir j’arrive dans le Parc national de la Biebrza, le plus grand parc naturel de Pologne et l’un des plus grands d’Europe.

Panneau de présentation du parc national de la Biebrza

La Biebrza

La rivière Biezbra était un point strastégique de défense de la frontière russe. Quatre forts y ont été construits de 1882 à 1892. Lors de l’offensive allemande en 1915, ces forts sont restés invaincus, c’est pourquoi on parle de la forteresse d’Osowiec comme le « Verdun russe ».

La forteresse d’Osowiec, un point stratégique de la défense russe

La forteresse d’Osowiec, un point stratégique de la défense russe

Le réseau de communication, téléphone, internet, est partout de très bonne qualité. Où que je sois, j’ai toujours du réseau, du 3G+, on est loin d’avoir cela en France à la campagne.

Et dans mes hébergements, j’ai en général le Wifi qui fonctionne parfaitement, Wifi totalement ouvert, sans mot de passe, et j’ai même l’impression que dans certains cas, c’est du Wifi public.

Ce soir, je n’ai pas de wifi, mais la qualité de la 3G+ m’a permis de faire sans aucune difficulté toutes mes recherches sur Internet, et le téléchargement des 17 photos du jour a du prendre moins de deux minutes.

Le beau temps continue, à 19h30, il fait encore 24° alors qu’à Nantes il fait 16°, et jusqu’à dimanche la météo est optimiste.

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