19, 20 et 21 avril – Au revoir l’Algérie

23 mai 2008

Après cette longue journée à Ibn Ziad, la fin du séjour est plus calme.

Driss souffre des courbatures de sa première sortie en montagne, et Abdelouahab est indisposé suite à des travaux de peinture dans sa maison, trop bien fermée pour éviter le vent de sable qui soufflait sur Constantine.

De mon côté, après quinze jours de vacances, je suis en forme, mais j’ai du retard à rattraper sur mon blog.

Le samedi matin 19 au matin, nous traversons la souika et nous arrêtons dans la médersa où enseignait Ben Badis (pas celle que j’ai visitée en 2006 et qui est propriété de l’Université, mais une petite médersa, non loin de l’autre et restaurée récemment). Puis je vais au cyber mettre en ligne quelques photos de la Casbah d’Alger pour le 17 et rédiger la journée du 18 retour à Constantine et Tiddis.

De son côté Driss répare quelques alambics… Travail peu intéressant, mais il a à cœur de satisfaire ses clients de toujours.

Driss et moi déjeunons à notre restaurant habituel, puis nous allons prendre le café, là même où se réunissait autrefois les intellectuels musiciens de Constantine, et où le père de Driss emmenait parfois son fils. Autrefois, on s’y réunissait assis sur des tapis posés à même le sol.

En fin d’après-midi, je retrouve Chawki, le fils d’Abdelouahab dans un cyber d’El Kantara pour l’initier à la mise en oeuvre d’un site internet avec Joomla et d’un blog avec WordPress. Pas de problème, il comprend très vite. Sa soeur, Wella m’a d’ailleurs étonné un soir. Est-ce le vendredi, est-ce le dimanche ? Peu importe. Nous voulions voir quelque chose sur l’ordinateur. Il ne voulait pas démarrer, il ne reconnaissait pas le disque dur. Wella a tout débranché, ouvert l’ordinateur, vérifié la connexion du bus entre la carte mère et le disque dur. Et miracle, cela a marché ensuite. Je ne crois pas que mes filles aient été capables d’en faire autant ! Il faut dire que Wella est enseignante en informatique.

Le soir nous nous couchons tôt pour récupérer de la journée de la veille.

Le dimanche matin 20, je raconte sur le blog ma journée à Ibn Ziad et au Hammam, et l’après-midi je filme quelques séquences de Driss dans son travail de dinandier. C’est au cours de ce tournage que passe le menuisier en charge de la restauration du palais du Bey. Il propose à Driss de fabriquer un modèle de poignée en cuivre pour les fenêtres du palais du Bey. Travail très intéressant pour Driss qui veur redonner à Constantine tout son lustre d’autrefois.

Le soir, diner d’adieu chez Abdelouahab avec un excellent djari (la chorba constantinoise) et un couscous constantinois. Le grain du couscous constantinois n’est pas blanc, mais noir. Il est fait avec de la semoule d’orge. Est-ce bon ? C’est pas mauvais, c’est très fort et il faut s’y habituer. J’en ai repris. Viande et légumes sont très bons.

Le lendemain, l’avion est à 10h15, mais réveil à 6 heures, car avant de partir il faut inaugurer la plantation d’un bougainvillier que j’ai offert à Fahima.

Puis c’est le départ pour l’aéroport et l’envol pour la France, où, après 15 jours de temps chaud et très ensoleillé, je retrouve un temps frais (12 degrés) et maussade. Le retour d’Orly sur Paris est un peu difficile, car je me trompe et ne prends pas la N7 qui est direct et me retrouve sur l’autoroute dont je sors vite, mais je me retrouve du côté d’Anthony et rentre dans Paris par la porte d’Orléans. Je passe chez Erwan déposer les courroies de cale-pieds, puis direction Austerlitz.

En terminant cet excellent séjour qui sera inoubliable, je tiens à remercier

  • Driss et sa famille, Houria, Djihane, M’ahmed qui m’ont hébergé à Constantine et m’ont fait connaître le quotidien d’une famille algérienne. Driss m’a donné beaucoup de son temps pour me faire découvrir Constantine.
  • Abdelouahab et sa famille, Fahima, Mohamed Ali, Wella, Chaouki. La vaillante 4L d’Abdelouahab m’a beaucoup véhiculé.
  • Kamel, le frère de mon collègue Yazid, et Nassim le chauffeur de son entreprise. En dégustant un mérou et au siège de son entreprise à Béjaïa, Kamel m’a fait connaître quelques réalités sur l’économie algérienne. Nassim, avec son camion, m’a fait découvrir Béjaia et m’a transporté d’Azzefoun à Alger.
  • Ali Boutamina et l’association El Mebdoua pour cette nouvelle randonnée dans le djebel Zouaoui et ce déjeuner avec une chekhchoukha dans sa maison natale.
  • El Hadj Smaïn Miraoui pour m’avoir fait découvrir son bain maure et Slimani Lyes pour ses excellentes sardines, tous deux de la casbah d’Alger
  • et tous ceux que je n’ai plus en tête quand j’écris ces lignes et qui m’ont tous dit « Soyez le bienvenu en Algérie ». Par leur gentillesse, tous les algériens que j’ai rencontré ont rendu ce voyage inoubliable.

Je remercie aussi tous ceux qui avait apprécié mon blog de 2006, m’incitant à renouveler cette expérience de blog. C’est un travail un peu astreignant au jour le jour, mais quel plaisir pour moi de revivre cette aventure quelques mois après.

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La station de téléphérique Emir Abdel Kader, inauguré par le premier ministre le 16 avril, mise en fonctionnement du téléphérique dans quelques mois …

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Dans le café où se réunissait autrefois des intellectuels musiciens constantinois, dont le père de Driss

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Ecole d’informatique à l’extrémité du pont d’El Kantara

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Adaptation d’un alambic pour une cliente

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Le menuisier de la restauration du palais du Bey vient proposer à Driss de réaliser des poignées de fenêtre en cuivre

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Un vrai couscous constantinois, couscous noir à la semoule d’orge

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Inauguration de la plantation du bougainvillier de Fahima dans le jardin d’Abdelouahab

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Constantine et le pont Sidi M’Cid vus du Mansourah

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A l’aéroport Mohamed Boudiaf

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Au revoir l’Algérie

18 avril – Djebel Zouaoui

20 mai 2008

6h15 Abdelouahab appelle Driss pour le réveiller !

7h00 nous partons pour Ibn Ziad. Ma mission aujourd’ui est d’assurer la promtion du vélo à Ibn Ziad.

En cours de route, on me montre une carrière qui n’aurait pas du être créé à cet endroit, car elle défigure le paysage. L’association El Mebdoua avait essayé de s’opposer à ce projet en démontrant l’erreur qui était faite. Peine perdue à court terme.

Tout au long de la route, il y a de nombreux vergers récents, cloturés pour éviter que le bétail n’aillent les piétiner, c’est une des plaies de l’agriculture en Algérie. Comment concilier la tradition de l’élevage par des gens sans terre avec celui de la production agricole ?

Peu avant d’arriver à Ibn Ziad nous nous arrêtons à un petit barrage, créé très récemment pour assurer l’irrgation du secteur. La gestion de l’eau est une préoccupation majeure de l’état et de nombreux projets, petits et grands sont en cours.

A partir d’Ibn Ziad, la pente est un peu plus raide, à vélo, pour arriver au djebel Zouaoui. Au dernier petit village, nous nous arrêtons au café et je propose aux jeunes qui m’ont vu arrivés à vélo d’essayer le vélo. Ils n’ont pas de vélo, mais savent tous en faire. Et le vélo passe de main en main pour faire un petit tour. Même Driss qui n’a pas fait de vélo depuis plusieurs dizaines d’années essayeht et fait son petit tour du village comme les autres.

Puis nous repartons pour rejoindre le pied du Djebel où nous retrouvons Ali Boutamina, le président de l’association El Mebdoua. Là je laisse mon vélo et nous partons à 6 pour une balade dans le djebel par des chemins très escarpés. Nous montons à la zaouia, marabout du Cheikh Zouaoui, petit village abandonné qui domine Ibn Ziad.

Au retour nous redscendons par des falaises très abrupts et c’est quasiment de l’escalade. Un peu difficile pour Driss dont c’est la première randonnée en montagne. Driss est un pur urbain et deux jours après il a encore mal aux jambes de cette balade, mais il est converti et rêve d’y retourner.

Tout au long de la radonnée, nous aurons aperçu de très nombreux rapaces. Revenu en bas, Abelouhab interpelle deux jeunes qui connaissent très bien les moeurs de ces rapaces, mais parfois trop bien car ils capturent les oisillons. Abdelouahab discute avec eux et voudrait les faire adhérer à l’association pour protéger l’environnement. Il leur propose de venir avec lieu fin avril à la semaine de manifestation pour l’environnement à Kherrata, semaine pour laquelle l’association qui commence à être reconnue pour sa compétence a reçu une invitation pour un groupe de 8 personnes tous frais payés.

Après cette bonne matinée, Ali nous emmène déjeuner dans sa maison natale, aujourd’hui habitée par son cousin et nous dégustons une excellente chekhchoukha, plat traditionnel de l’est algérien. Puis au nom de l’association El Mebdoua, Ali me remet un diplôme pour me remercier du petit site internet que j’ai créé pour l’association. C’est vraiment une surprise pour moi, mais cela fait partie de la tradition algérienne.

La maison d’Ali est faite de terre séchée, mais elle est très étanche. Dehors un vent très fort, un vent de sable s’est levé et dans la maison nous nous rendons compte de rien. En sortant, nous restons paresser sur l’herbe, de la pelouse, car s’il y a du vent, il n’est pas du tout froid.

Le cousin d’Ali, le gardien, nous emmène ensuite visiter la station de pompage de l’eau qui a été construite pour assurer l’approvisionnement en haut d’Ibn Ziad, sur une proposition de l’association. Le forage a une profondeur de 400 mètres, on trouve de l’eau à partir de 50 m et la pompe est immergée à 160 m avec un débit de 40l par seconde. Cela assure l’eau de tout Ibn Ziad, pas H24 pour éviter le gaspillage, mais quartier par quartier. Bientôt chaque logement sera équipé d’un compteur individuel pour que chacun se sente responsable de sa consommation. Le message de mise en valeur de l’environnement porté par Abdelouahab commence à porter ses fruits. Dans l’enceinte de la station, il y a de nombreux parterres de fleurs et à l’extérier des arbres ont été plantés, entourés de grillage pour les protéger du bétail.

Pour monter à la station, le cousin d’Ali a emprunté mon vélo et il est vraiment convaincu, il n’est pas impossible que son prochain salaire lui serve à acquérir un vélo. Abelouahab est convaincu que mon passage à vélo à Ibn Ziad laissera des traces.

Nous chargeons ensuite le vélo sur le toit de la 4L et nous voilà partis pour un grand tour vers Athmania. Nous nous arrêtons à une source qui a un débit très important toute l’année. Une occasion pour nous réapprovisonner en eau pure, mais aussi une occasion supplémentaire pour Abdouhab d’entamer la conversation avec les habitants et de les sensibiliser inlassablement à la protection de l’environnement.

Abdouahab qui connaît bien son ami Driss, sait que la journée a été fatigante et pour que Driss soit en forme pour travailler demain, il lui propose de passer au hammam pour détendre ses muscles, et il veut aussi me faire découvrir cette tradition algérienne. Je n’ai pas retenu le nom de la localité où nous allons, du côté de Telerghma, je crois. C’est une région où il y a de très nombreux établissements thermaux, car il suffit de forer pour trouver une eau très très chaude, comme à Hammam Meskoutine.

Après avoir fait l’acquisition de maillots de bain et d’un savon, nous pénétrons dans le vestiaire. Après nous être mis en maillot de bain, nous pénétrons dans le hammam proprement dit. Il est composé de trois parties. Une première grande surface qui set à se laver avec le savon en se rinçant à l’eau tiède ou froide. Une deuxième partie plane où coule en permanence une petite épaisseur d’eau chaude. La troisième partie est la piscine d’eau chaude.

L’eau chaude est très très chaude et le premier contact sur la surface plane est déjà très difficile. Petit à petit je m’habitue, puis il faut aller s’asseoir au bord de la piscine, les pieds trempant dans l’eau. C’est insupportable, beaucoup trop chaud ! Petit à petit, après plusieurs essais, je vais m’habituer, mais je n’irai pas plus loin. Driss, progressivement se baigne quelques instants complétement dans la piscine. Certain se font masser dans la partie horizontale allongé par terre, ou font des élongations. Puis nous retournons dans la première partie où nous nous savonnons et rinçons à l’eau froide. Je retourne même m’asseoir au bord de la piscine, sans entrer complétement dans l’eau.

Le bain maure est une nouvelle expérience et probablement que progressivement j’arriverai à me baigner dans la piscine. Je remercie beaucoup Abdelouhab et Driss pour cette initiation.

Mais le soir arrive et il nous faut rentrer à Constantine avant la nuit, car la 4L n’est pas vraiment équipé pour rouler de nuit.

Et nous allons dîner chez Abdououahab; chorba rouge (mais je ne devrai pas dire chorba car il y a un nom constantinois !) et un autre plat. Et je montre à Driss et à toute la famille les photos de mon voyage de Constantine à Alger. Cela se termine fort tard et il est minuit passé quand nous rentrons chez Driss.

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Récente retenue collinaire peu avant d’arriver à Ibn Ziad

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Entrée à Ibn Ziad

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Essai de vélo dans le petit village au pied du Djebel Zouaoui

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Le café Mounir dans le village au pied du Djebel Zouaoui

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La station de pompage de l’eau du Djebel Zouaoui pour alimenter Ibn Ziad

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Ibn Ziad vu du Djebel Zouaoui

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Rapaces dans le ciel du Djebel Zouaoui

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La zaouia, marabout du Cheikh Zouaoui,

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Un canyon du Djebel Zouaoui

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Pédagogie avec les jeunes chasseurs d’oisillons de rapaces

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La maison natale d’Ali Boutamina, le Président de l’association de protection de l’environnement El Mebdoua

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Bienvenue chez le cousin d’Ali Boutamina

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A l’intérieur de la maison natale d’Ali Boutamina

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Salade composée au premier plan et au second plan, la chekhchoukha, plat traditionnel de l’est algérien

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Le cousin d’Ali essaye le vélo et est enthousiasmé !

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Plantation et protection d’un jeune arbuste

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Près d’une souce, sensibilisation à la protection de l’environnement

17 avril – Tiddis

19 mai 2008

4h30 – Lever et rapide bouclage des bagages
5h00 – Départ pour l’aéroport dans la nuit
5h15 – Enregistrement du vélo et des bagages – Aucune difficulté
6h30 – L’avion pour Constantine décolle
7h15 – L’avion atterrit à Constantine
Je récupère babgaes et vélo, regonflent mes roues qu’il faut toujours dégonfler avant la mise en soute sinon les chambres à air explose au cours du vol, la pression étant plus faible en altitude.

Et je descends à vélo, tranquillement à Constantine où je retrouve Driss et Abdelouahab à l’échoppe de Driss. C’est jeudi, l’équivalent du samedi chez nous. Abdelouahab, fonctionnaire ne travaille pas et m’emmène faire un tour à travers la souika et sous le pont Sid Rached où se tient tous les matins un grand marché aux puces.

Puis nous remontons vers la place de la Brèche où dans le grand jardin se tient à l’occasion des journées de l’environnment, tous les ans au mois d’avril, coïncidant avec la fête de Youm El Im, une exposition-vente de fleurs. Par rapport à 2006, on voit une très grosse évolution dans l’intérêt que porte les Constantinois et les autorités à la qualité de l’environnement. Beucoup de fleurs partout, et beaucoup d’équipes qui font la création et l’entretien d’espaces verts.

Il y a aussi beaucoup de fleurs d’orangers et de pétales de rose en vente, car à Constantine, on a la tradition de distiller ces fleurs pour faire de l’eau parfumée, et c’est la pleine saison.

Après déjeuner, nous partons, Driss, Abdelouhab et moi-même, avec la vaillante 4L d’Abdelouahab, à Tiddis par la route de Grarem-Jigel. Première pause au moment de traverser le Rhumel, où l’on me présente une autre tradition de Constantine, la vente de fleurs au Printemps, en particulier pour décorer les voitures des mariés. Et nous rencontrons un jeune entrepreneur qui avec quelques amis, cultivent des fleurs dans les jardins de la vallée du Rhumel et s’essaie même à tresser des paniers avec les ressources locales. Le coin, en bordure de voie exprese est presque calme, treès beau avec une belle vue sur le monument aux morts et la ville vue d’en bas.
Abdelouhab le catalyseur d’énergie, encourage ces jeunes dans leurs actions.

Puis nous arrivons chez Azzouz près de Tiddis. Il nous offre une grande carafe d’eau pour nous rafrîchir et se met en tenue pour nous faire une démonstration de polissage d’un magnifique plateau de Ghardaïa.

Puis Azzouz nous emmène à Tiddis où il va nous faire découvrir les vestiges de la ville romaine. Comme c’est un jeudi, il y a pas mal de monde à vister le site. Balade très intéressante, nous montons jusqu’en haut de la ville où se situe un grand réservoir avec 3 compartiments qui permet d’assurer en toute saison l’alimentation de la ville en eau. Cette eau servait à alimenter de nombreux puits dans la ville. Un peu plus bas il y a un bain maure avec son four qui permettait de chauffer l’eau. On reconnaît un peu partout des pièces qui servaient de chambres, des stèles …

Pour terminer, après avoir fait une pause discussion dans la cabane des gardiens, Abelouahab et moi-même descendons au fond du vallon au pied de Tiddis. Le site est très riche en biodiversité et le Rhumel coule tout en bas, il y a même quelques cascades. Très beau site à mettre en valeur.

Retour à Constantine où Houria nous a préparé un excellent diner : Chorba blanche et crêpes.

La journée a été longue depuis 4h30 le matin, et demain matin lever à 6h30 pour partir à Ibn Ziad au djebel Zouaoui.

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Marché aux puces tous les matins sous le pont Sidi Rached

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Le jardin entre la rue Rol Fleury et la place de la Brèche

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Le pont de Sidi Rached et son marabout

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Le monument aux morts et le pont Sidi M’Cid vus des jardins des « Fleurs du Rhumel »

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Le jeune entrepreneur des « Fleurs du Rhumel »

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Les Fleurs du Rhumel

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Paniers tressés par les jeunes de « Fleurs du Rhumel »

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Azzouz, le polisseur de cuivre, dans son atelier de Tiddis

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Azzouz et son plateau après polissage

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Les vestiges de la ville romaine de Tiddis

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La vallée très encaissée du Rhumel juste au pied de la ville romaine de Tiddis

16 avril – La Casbah d’Alger

17 mai 2008

Dernier jour à Alger. Le temps est un peu gris. Café sur la place du théatre, puis je pars découvrir la Casbah. Magnifique Casbah. Je me balade tranquillement, photo à droite, photo à gauche, quand je suis interpellé par un vieux travailleur en bleu de travail et grosse botte de chantier. Il me fait admirer le beauté de son coin m’emmenant dans des ruelles où je ne me serai peut-être pas aventuré. Voyant mon intérêt pour toutes ces vieilles pierres, il m’emmène dans ce qui paraît être la cave d’un immeuble colonial. Mais ce n’est pas du tout une cave ! C’est un magnifique bain maure sur lequel a été construit l’immeuble. Bain maure encore en activité pour les femmes. Mais comme il est tôt, avant huit heures, il me fait tout visiter, jusqu’aux piscines chauffées. Mais mes lunettes se couvrent de buées, et il est impossible de prendre une photo. El Hadj, 74 ans, enlève même son bleu de travail pendant que je signe son livre d’or, et enfile son burnou et son bonnet, et il m’invite au café voisin prendre un verre et manger une crêpe (excellente). Comme je lui ai dit que je viens de Constantine à vélo, il tient à voir mon vélo et nous convenons donc qu’avant de quitter Alger, je repasse pour qu’il voie le vélo et se fasse prendre en photo avec le vélo.

Je repars donc faire le tour de la Casbah, petites rues très étroites, parfois les maisons sont tellement serrées qu’elles se collent, parfois la rue passe complétement sous la maison. De nombreux agents d’entretien, habillés d’un uniforme vert, nettoient les rues, les ânes faisant office de transport de poubelles. Ils ont fort à faire ! Je passe partout, de mosquées en zaouia. En redescendant vers le marché, je passe devant un restaurant de sardines que l’on prépare dans la rue, chez Slimani Lyes, 2 place Amar Ali. La viste dans la casbah, montées, descentes, … m’a ouvert l’appétit, je m’arrête donc et m’installe à la terrasse pour dguster une vingtaine de sardines grillées, et bien sûr on m’offre un jus ! Excellentes sardines.

Rapide petit tour à la librairie du tiers-monde place Abdel Kader et je passe au grand hotel Riche (très bien !!) rendre ma chambre puisque ce soir je couche à l’hotel de l’Aéroport International pour prendre mon train demain matin à 6h30.

Mon vélo chargé, je remonte dans la casbah pour aller saluer El Hadj Smaïn Miraoui. Photos et rencontre d’une famille de pieds-noirs, seuls étrangers rencontrés depuis mon arrivée en Algérie le 4 avril (à part, un français entraperçu à Béjaia).

Avant de quitter Alger, je veux aller voir le Sacré-coeur. Mais là, pour la premère fois, je vais un peu souffrir sur mon vélo, car comme je n’ai pas de plan d’Alger, introuvable, que ma carte Michelin ets trop imprécise et qu’il n’y a aucune signalétique, je vais beaucoup monter est descendre par des grandes pénétrantes, très raides, qui descendent sur Alger, bâti au pied de collines. Elles convergent sur Alger et il n’existe pas de route de corniche qui permettrait de suivre les courbes de niveaux pour passer d’une montagne à une autre pour faire le tour d’Alger, et je ne tiens pas à descendre en bas et à me retrouver sur l’autoroute qui longe la mer. Avantage, je découvre bien la périphérie d’Alger, mais quels efforts. J’en passe même le plus petit plateau.

Je finis par arriver au téléphérique de El Madanna et au Sacré-Cooeur.

A suivre …

A Constantine, mes amis me font découvrir mon erreur, j’ai confondu le Sacré-coeur, que je n’ai donc pas trouvé et le mémorial à la mémoire des martyrs de la guerre d’indépendance, Makkam Ech-Chahid.

Après une photo de ce monument, et sans avoir pu vister le musée du mémorial qui se trouve dessous, je prends la route de l’aéroport pour trouver l’hotel.

J’y vais au flair et cela marche assez bien. Je passe par des petites routes un peu au hasard, ce que je veux surtout, ce n’est pas me retrouver sur l’autoroute qui longe la mer.

Je passe donc par Hussein Dey et El Harrach où je m’arrête pour déjeuner, car le petit-déjeuner, la crêpe offerte par El Hadj du bain maure, et les sardines grillées du marché commencent ^à être loin après tous les efforts pour atteindre le mémorial.

J’aime bien le centre ville d’El Harrach qui a conservé son aspect de l’ère coloniale.

Puis je repars por l’aéroport où j’arrive sans trop de difficultés, bien qu’un crochet d’une de mes sacoches arrières rend l’âme sur un dos d’âne que je passe trop vite, faute de l’avoir vu.

Arrivé à l’hotel, je m’installe et vais faire un tour de reconnaissance pour trouver l’itinéraire le plus facile pour rejoindre l’aéroport, à moins de 1 km, mais dans la nuit demain matin.

Ensuite, je m’ennuie en regardant la télé. Mieux vaut les hotels en plein centre-ville, sans télé, mais il suffit de sortir pour trouver de l’animation.
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La mosquée des Ketchaouas

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Ruelle de la Casbah

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El Hadj, patron d’un bain maure sous un immeuble colonial dans la Casbah, rue El Kama Amar

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Le service de nettoyage des rues de la Casbah

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Un sceteur de la Casbah qui souffre d’abandon

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Portes de maisons de la Casbah

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La fontaine de la Zaouïa de Sidi M’ahmed Cherif

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Plat de sardines et frites chez Slimani Lyes, 2 place Amar Ali dans la Casbah

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Préparation des sardines et des frtes devant chez Slimani Lyes

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Vue d’Alger à partir du sommet du téléphérique d’El Madaniah

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Le mouton pour la fête de l’Aïd

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Le mémorial aux martyrs de l’indépendance, Makkam Ech-Chahid

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Le centre-ville d’El Harrach

15 avril – Alger la nuit – Sidi Fredj – Chéraga

15 mai 2008

Trop de choses à faire, trop de choses à raconter, le temps passe trop vite !

D’abord, hier soir je pensais aller à une séance de cinéma pour m’occuper à la tombée de la nuit et voir l’ambiance d’une salle de cinéma algérienne. Raté ! C’était dans l’ex-salle de cinéma le Colysée, un centre culturel, juste à côté de l’hotel Saphir. Pas suffisament de spectateurs. La séance de cinéma a été annulée et remplacée par la répétition d’une pièce de spectacle, moderne, en arabe. Un peu dur pour moi!

Je pars faire un tour du centre-ville dans la nuit. Centre-ville très animé, même si beaucoup de rideaux sont baissés, les algériens, de tous âges, sont dehors, les jeunes jouent au foot sur les grandes places. Un certain nombre de monuments sont illuminés. La nuit est douce et fraîche. Depuis plusieurs jours le temps est vraiment idéal. Toujours grand ciel bleu, douce chaleur, et fraicheur de la mer, quelque soit l’heure.

Très bonne nuit.

Ce matin, après un café dans un bar non loin de l’hotel, je pars suivre la côté vers l’ouest. Je repère l’Office Nationale du Tourisme, mais ce n’est pas encore vraiment ouvert. J’y repasserai dans l’après-midi et récupèrerai des tonnes de documentation sur l’Algérie, car je dois être au siège de l’ONAT.

Alger la Blanche est vraiment belle au soleil, et je passe mon temps à m’arrêter pour prendre des photos. Et je continue, toujpurs aussi bien.

Puis viennent les faubourgs, c’est moins intéressant.

Staouéli. Bof !

Sidi-Fredj et son théatre de verdure, mais c’est une direction natinale. Photo et visite interdite quand le personnel travaille …

Et la pointe de Sidi-Fredj semble très privée, même si la servitude de marche-pied semble respecter.

Je continue vers Zeralda à travers une forêt de pin. De part et d’autre de la route des terrains de campings pour la jeunesse algérienne. Quelques routes goudronnées semblent mener à la mer, mais aboutissent à des propriétés fermées… Un sentier de terre part dans les pins. Je le suis, très agréable et au bout, surprise, je n’arrive pas tout à fait à la mer, mais plutôt à un village, je retrouve le goudron pour finalement déboucher sur le remblai de Palm Beach. Belle plage, où il y a des surfers, des enfants qui jouent avec leur mère, … J’ai fait une trentaine de kilomètres : petite pause à une terrasse.

Je repars par une route qui me ramène sur Alger sans longer la côte, histoire de ne pas revenir par le même chemin qu’à l’aller. Petite route assez tranquille, tout est relatif, mais plus que celle de ce matin, et j’arrive à Chéraga. Et je ne regrette vraiment pas cet itinéraire. En hauteur, Chéraga est un petit bourg, une petite ville, très verte. allée d’arbres, placettes, … et je m’installe au café restaurant de la Paix pour déjeuner : une bonne salade composée et un beau steak accompagné de pommes de terre sautées. Délicieux. Le grand air ouvre l’appétit et cette terrasse est vraiment agréable, bien ombragé et on sent l’air frais de la mer. Un rêve de vacances !

Et je continue vers Alger. Passage par El Biar où les minarets d’une très grande mosquée sont en cours de finition. Je redescends vers la mer. A Bologhine, je cherche l’itinéraire pour monter à Notre-Dame d’Afrique. Je n’ai repéré aucune signalisation à l’aller ce matin. J’y vais au flair. En entrant dans Bologhine, venant d’El Biar, je vois sur la gauche une petite route qui monte agréablement. Je la suis, quelques virages, quelques immeubles, super forme, des jeunes me signalent quelque chose, mais je ne comprends pas tout de suite. Quand, cul de sac ! Je reviens un virage en arrière, et je discute avec les jeunes, sympa ! En fait au virage précédent, j’aurai du prendre à droite vers ce qui semblait l’entrée d’une cité HLM, pour continuer vers Notre-Dame d’Afrique. Je repars, et après avoir demandé plusieurs fois confirmation, j’arrive à Notre Dame d’Afrique.

Superbe !

Pour redescendre, je prends la route normale qui monte de Bab El Oued que je traverse tranquillement. Centre-ville très animé.

J’ai passé une excellente matinée. J’arrive à l’hotel vers 14h. Toilette rapide pour me rafraichir et je repars à pied, d’abord au théatre pour avoir confirmation du spectacle de ce soir, puis à l’ONAT.

Petit tour ensuite au Musée National d’Art Moderne et Contemporain. C’est un lieu d’exposition temporaire. Aujourd’hui un artiste algérien dont je n’ai pas noté le nom, peinture sur plexiglas, art moderne ou contemporain ? J’apprécie certaines oeuvres.

En sortant, je repère juste en face la cinémathèque d’Algérie. Une séance commence à l’instant, et j’assiste à un très beau film « Baraket » sorti en septembre 2006. Un film qui se passe pendant les années noires 1990. On y voit l’Algérie telle que je la découvre aujourd’hui : les villages, les montagnes, la mer, …

Petit tour au cyber pour écrire mon article du jour. Pas le temps de mettre les photos.

A 19h00, au Grand Théatre d’Alger, beaucoup moins beau à l’intérieur que celui de Constantine, se produit la compagnie du théatre Régional de Tizi-Ouzou. Pendant deux heures c’est un magnifique spectacle avec des chants, des danses, et de très beaux costumes. Je ne pourrais pas vous dire ce que raconte la pièce, elle était en arabe ! Mais je ne me suis pas ennuyé une seconde. Vraiment un très beau spectacle ! Dommage pour les comédiens, et surtout pour les absents, nous n’étions qu’une bonne cinquantaine de spectateurs pour une salle de 400 places (peut-être). Mais les comédiens ont été très applaudis. Contraste avec le spectacle Malouf, il y a deux ans au théatre de Constantine, la salle était comble !

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Djamaa Djdid (la nouvelle mosquée)

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Les jeunes jouent au foot place des martyrs

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La mosquée des Ketchaoua

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La cathédrale du Sacré-Coeur

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Le petit port de pêche d’Alger

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Le front de mer au centre-ville d’Alger

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En sortant d’Alger vers l’ouest

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Le théatre de verdure à Sidi Fredj

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Servitude de marchepied à Sidi Fredj

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La forêt domaniale de Sidi Fredj

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Le remblai de Palm Beach

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La plage de Palm Beach vue de la terrasse d’un café

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Le restaurant de la Paix à Chéraga

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HLM de Bologhine, prendre à gauche pour monter à Notre Dame d’Afrique !

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Un petit bout de côte vue de Notre Dame d’Afrique

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Notre Dame d’Afrique

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Bab El Oued

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La troupe du Théatre Régional de Tizi-Ouzou au Grand Théatre d’Alger

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La troupe du Théatre Régional de Tizi-Ouzou au Grand Théatre d’Alger