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19, 20 et 21 avril – Au revoir l’Algérie

Vendredi 23 mai 2008

Après cette longue journée à Ibn Ziad, la fin du séjour est plus calme.

Driss souffre des courbatures de sa première sortie en montagne, et Abdelouahab est indisposé suite à des travaux de peinture dans sa maison, trop bien fermée pour éviter le vent de sable qui soufflait sur Constantine.

De mon côté, après quinze jours de vacances, je suis en forme, mais j’ai du retard à rattraper sur mon blog.

Le samedi matin 19 au matin, nous traversons la souika et nous arrêtons dans la médersa où enseignait Ben Badis (pas celle que j’ai visitée en 2006 et qui est propriété de l’Université, mais une petite médersa, non loin de l’autre et restaurée récemment). Puis je vais au cyber mettre en ligne quelques photos de la Casbah d’Alger pour le 17 et rédiger la journée du 18 retour à Constantine et Tiddis.

De son côté Driss répare quelques alambics… Travail peu intéressant, mais il a à cœur de satisfaire ses clients de toujours.

Driss et moi déjeunons à notre restaurant habituel, puis nous allons prendre le café, là même où se réunissait autrefois les intellectuels musiciens de Constantine, et où le père de Driss emmenait parfois son fils. Autrefois, on s’y réunissait assis sur des tapis posés à même le sol.

En fin d’après-midi, je retrouve Chawki, le fils d’Abdelouahab dans un cyber d’El Kantara pour l’initier à la mise en oeuvre d’un site internet avec Joomla et d’un blog avec WordPress. Pas de problème, il comprend très vite. Sa soeur, Wella m’a d’ailleurs étonné un soir. Est-ce le vendredi, est-ce le dimanche ? Peu importe. Nous voulions voir quelque chose sur l’ordinateur. Il ne voulait pas démarrer, il ne reconnaissait pas le disque dur. Wella a tout débranché, ouvert l’ordinateur, vérifié la connexion du bus entre la carte mère et le disque dur. Et miracle, cela a marché ensuite. Je ne crois pas que mes filles aient été capables d’en faire autant ! Il faut dire que Wella est enseignante en informatique.

Le soir nous nous couchons tôt pour récupérer de la journée de la veille.

Le dimanche matin 20, je raconte sur le blog ma journée à Ibn Ziad et au Hammam, et l’après-midi je filme quelques séquences de Driss dans son travail de dinandier. C’est au cours de ce tournage que passe le menuisier en charge de la restauration du palais du Bey. Il propose à Driss de fabriquer un modèle de poignée en cuivre pour les fenêtres du palais du Bey. Travail très intéressant pour Driss qui veur redonner à Constantine tout son lustre d’autrefois.

Le soir, diner d’adieu chez Abdelouahab avec un excellent djari (la chorba constantinoise) et un couscous constantinois. Le grain du couscous constantinois n’est pas blanc, mais noir. Il est fait avec de la semoule d’orge. Est-ce bon ? C’est pas mauvais, c’est très fort et il faut s’y habituer. J’en ai repris. Viande et légumes sont très bons.

Le lendemain, l’avion est à 10h15, mais réveil à 6 heures, car avant de partir il faut inaugurer la plantation d’un bougainvillier que j’ai offert à Fahima.

Puis c’est le départ pour l’aéroport et l’envol pour la France, où, après 15 jours de temps chaud et très ensoleillé, je retrouve un temps frais (12 degrés) et maussade. Le retour d’Orly sur Paris est un peu difficile, car je me trompe et ne prends pas la N7 qui est direct et me retrouve sur l’autoroute dont je sors vite, mais je me retrouve du côté d’Anthony et rentre dans Paris par la porte d’Orléans. Je passe chez Erwan déposer les courroies de cale-pieds, puis direction Austerlitz.

En terminant cet excellent séjour qui sera inoubliable, je tiens à remercier

  • Driss et sa famille, Houria, Djihane, M’ahmed qui m’ont hébergé à Constantine et m’ont fait connaître le quotidien d’une famille algérienne. Driss m’a donné beaucoup de son temps pour me faire découvrir Constantine.
  • Abdelouahab et sa famille, Fahima, Mohamed Ali, Wella, Chaouki. La vaillante 4L d’Abdelouahab m’a beaucoup véhiculé.
  • Kamel, le frère de mon collègue Yazid, et Nassim le chauffeur de son entreprise. En dégustant un mérou et au siège de son entreprise à Béjaïa, Kamel m’a fait connaître quelques réalités sur l’économie algérienne. Nassim, avec son camion, m’a fait découvrir Béjaia et m’a transporté d’Azzefoun à Alger.
  • Ali Boutamina et l’association El Mebdoua pour cette nouvelle randonnée dans le djebel Zouaoui et ce déjeuner avec une chekhchoukha dans sa maison natale.
  • El Hadj Smaïn Miraoui pour m’avoir fait découvrir son bain maure et Slimani Lyes pour ses excellentes sardines, tous deux de la casbah d’Alger
  • et tous ceux que je n’ai plus en tête quand j’écris ces lignes et qui m’ont tous dit « Soyez le bienvenu en Algérie ». Par leur gentillesse, tous les algériens que j’ai rencontré ont rendu ce voyage inoubliable.

Je remercie aussi tous ceux qui avait apprécié mon blog de 2006, m’incitant à renouveler cette expérience de blog. C’est un travail un peu astreignant au jour le jour, mais quel plaisir pour moi de revivre cette aventure quelques mois après.

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La station de téléphérique Emir Abdel Kader, inauguré par le premier ministre le 16 avril, mise en fonctionnement du téléphérique dans quelques mois …

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Dans le café où se réunissait autrefois des intellectuels musiciens constantinois, dont le père de Driss

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Ecole d’informatique à l’extrémité du pont d’El Kantara

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Adaptation d’un alambic pour une cliente

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Le menuisier de la restauration du palais du Bey vient proposer à Driss de réaliser des poignées de fenêtre en cuivre

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Un vrai couscous constantinois, couscous noir à la semoule d’orge

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Inauguration de la plantation du bougainvillier de Fahima dans le jardin d’Abdelouahab

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Constantine et le pont Sidi M’Cid vus du Mansourah

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A l’aéroport Mohamed Boudiaf

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Au revoir l’Algérie