8 avril – El-Milia – Beni-Haroun

7h15 – Café-croissant dans la cafeteria juste à côté de l’hotel. A la télé, omniprésente, probablement pour me faire plaisir, le cafetier passe d’une chaîne arabe à TV Europe (ou quelquechose comme ça) en français, et cela tombre sur le reportage « No Comment » du jour : les incidents lors de la traversée de Paris par la flamme olympique.

J’ai choisi de passer 2 nuits à Mila. Je paie ma deuxième nuit, descend mon vélo du 3eme étage. Gentiment, le concierge me tient la porte pour sortir.

Et en route vers la station de taxi que j’ai repéré hier. Et avec mon vélo, je prends le taxi pour El-Milia à 35 km. Tout seul. Mon vélo occuppe les places arrières. Prix mal négocié, je trouvais pas cher, mais il y a un facteur 10 que je ne comprends pas bien, mais que je retrouve par ailleurs. Un croissant 2 dinars me coûte 20 dinars, ce qui est le prix (20 centimes d’Euros).

De Mila à El-Milia, c’est une longue descente qui longe le plan d’eau de Beni-Haroun, la retenue d’eau artificielle qui doit fournir de l’eau H 24 à tout l’est algérien quand les stations de pompage en cours de construction seront terminés.

8h50, le taxi me dépose à El-Milia. C’est la grande foire aux bestiaux.

Et je prends mon vélo pour remonter tranquillement jusqu’à Mila. Il me faudra environ 2h30 ponctuées de nombreuses photos.

Le temps est très brumeux, soleil à peine visible. Température très douce, et c’est trempé de sueur que j’arriverai à Mila.

La route monte gentiment, d’autant plus gentiment que j’ai essentiellement le vent dans le dos. Parfois en face dans les défilés, mais rien de grave. La fin est un peu plus dure, car après avoir atteint le barrage on monte légèrement vers Grarem. Pas de problème, mais ensuite on franchit le Rhumel par un pont classique, mais un très bel ouvrage très long avant de monter à Mila. Et plus on approche de Mila, sur 4 à 5 km, plus c’est raide. Néanmoins je n’ai pas besoin du petit plateau. Le souffle est bon, les jambes aussi. Et cela monte ainsi presque jusqu’au centre de Mila qui est sur un coteau. Je connais déjà bien cette montée, qui m’a déjà fait souffrir en 2006 (plus qu’aujourdhui) puisque que j’avais fait une boucle Constantine-Grarem-Mila-Constantine dans la journée, avec le retour que j’ai fait hier pour arriver à Mila.

Une bonne matinée de vélo. Grande toilette au lavabo à l’eau fraiche. Quel plaisir ! Et je pars déjeuner dans la petite échoppe où j’ai pris mes habitudes. Patisserie pour le dessert, passage au marché où j’achète une grande bouteille de Youkouss (25 dinars et 2 oranges pour 40 dinars). Je déguste une orange dans un jardin publique devant ce qui est peut-être la mairie.

Puis c’est le cyber, et je signale au gérant ma difficulté à recharger mon téléphone mobile. Je n’ai pas emmené mon chargeur pensant pouvoir charger mon mobile à partir des ports USB des ordinateurs dans les cybers. En France, sur les ordis actuels, pas de problème. Mais il faut des ports USB 2 ! Les machines en Algérie sont beacoup plus récentes que les machines il y a deux ans avec des écrans 17 pouces souvent et un débit internet très satisfaisant, mais le port USB paraît rare, si n’est inexistant. Le gérant m’indique un fournisseur de matériel pour Mobile un peu plus loin, et pour 1000 dinars (moins de 10 euros, je m’équipe. Problème de chargeur de téléphone résolu.

Depuis que je suis arrivé à Constantine, j’ai acheté une puce Nedjma pour 750 euros qui me permet facilement de rester en contac avec mes amis algériens et de confirmer mes réservations d’hotel. Outil vraiment non indispensable, il y a des taxiphones partout. L’algérie a beaucoup évolué en 2 ans. Une société privée installe un peu partout dasnles centre-villes des cabines téléphoniques à carte. Bizarrre, chez nous, on les supprime.

Fini mon bavardage pour aujourd’hui.

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La foire aux bestiaux à El-Milia

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Un défilé dans la montée, avec un tunnel de l’ancienne voie de chemin de fer ?

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A la sortie du défilé, avec un ancien pont de chemin de fer ?

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Dans le descente, en aval du barrage (mais moi je monte)

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Le plan d’eau de Beni-Haroun, vue vers Mila (mais ce n’est pas Mila)

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Le barrage de Beni-Haroun

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Le marché couvert de Mila

6 commentaires pour “8 avril – El-Milia – Beni-Haroun”

  1. bendib dit :

    vous avez oublier une chose plus importante que le barrage . cest l histoire de mila avec etienne sergent et l eveque st optat et l endroit ou il a a ete enterrer dans l eglise romaine a vieux mila merci pour votre visite dans notre ville

  2. chebira dit :

    je tiens a remercier le cycliste pour sa visite a el milia
    et je souhaite bien qu’il reviendra une autre fois pour
    une autre visite .qui sais peut etre qu’on se rencontrera
    et on prendra un café ensemble sur les rives du rhumel

  3. tissou dit :

    Bonjour,

    je voudrais saluer ce cycliste qui a visiter el milia endroit que je connais bien en effet l’algérie est un grand chantier en ce moment!! Et je suis d’avis que si il revient en algérie nous lui montrerons les endroits iddylique de notre beau pays.

  4. jilal dit :

    Beau paysage. Merci pour le reportage.

  5. AbdElHamid dit :

    Je viens de lire vos commentaires, je trouve bien de faire du vélo dans cette région qui est attirante. J’habite à Mila. Contactez-moi svp.

  6. AbdElHamid dit :

    Comme je vous l’ai dit précédemment, je suis disposé à vous donner des photos anciennes et nouvelles de Mila.

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