14 avril – Alger

14 mai 2008

Hier soir en sortant du cyber, il faisait nuit. En arrivant à l’hotel j’ai dîné avec du mérou grillé accompagné d’une salade composée, dans la très belle salle à manger de l’hotel du marin bis. En attendant la préparation du Mérou, j’avais quelques olives et une préparation à base de piments. Bon amuse-gueule.

Petite discussion amicale avec le gérant de l’hotel, très sympathique.

7h00 ce matin, Nassim m’appelle par téléphone pour dire qu’il m’attend en bas. Je l’invite à prendre le petit-déjeuner avec moi. Et nous partons pour Alger après avoir chargé le vélo et ses bagages dans la camionette Iveco. Lounis accompagne Nassim dans cette mission d’approvisionnement en matériel.

A partir d’Azzefoun, nous passons par une jolie route de montagne qui franchit un col avant de redescendre sur Azazga, et plus loin Tizi-Ouzou. Les jambes me démangent tellement la montée est belle. Mais de l’autre côté, une fois redescendu dans la vallée, c’est moins drôle, la circulation est très dense et nous sommes souvent à l’arrêt. Je comprends très bien Nassim qui a l’habitude de quitter Bejaia à 3 heures du matin quand il se rend à Alger. Au moins il peut rouler !

Nous traversons Tizi-Ouzou et je n’ai effectivement pas de regret de ne pas y être arrivé à vélo tant la ville est encombrée et ne semble pas avoir beaucoup d’attrait. Une curiosité : des pompes à essence, directement sur le trottoir, au milieu des passants.

Un peu plus loin, nous prenons la 2 fois 2 voies qui conduit à Alger. La route est tellement encombrée que nous convenons avec Nassim qu’il me laisse à l’aéroport plutôt qu’il affronte les embouteillages d’Alger.

Effectivement il me laisse à l’aéroport vers 11h. Pour entrer dans le bâtiment, il y a passage par un portique de sécurité et passage des bagages au scanner. Je n’ai pas de mal à trouver le bureau d’Air Algérie. Le premier avion qui pourra me ramener sur Constantine est jeudi matin à 6h30, tous les précédent,s mardi ou mercredi, et tous les suivants sont pleins, mais tout est pour le mieux, cela correspond exactement à mes projets. Je vais passer 3 nuits à Constantine. Le billet d’avion me coûte 32 euros (pour 500 km) !! Et l’écologie dans tout ça ?

En sortant de l’aéroport, je constate que je suis à 20 km d’Alger. A 5h du matin, de nuit, ce ne sera pas comme à Paris, il y a très peu d’éclairage publique, voire pas du tout, et la seule voie d’accès est l’autoroute, bande d’arrêt d’urgence autorisée aux vélos. Mais que vois-je ? Un hotel ! Je vais donc y réserver une chambre pour ma dernière nuit à Alger. 55 euros la nuit !! près du double du billet d’avion.

Direction Alger par l’autoroute. Pas de problème de sécurité. Parfois un peu plus difficile au niveau des sorties. Mais pas de problème, j’approche tranquillement d’Alger avec un bon vent de face. Belle vue puisqu’on arrive en longeant la mer !

L’autoroute se termine presque brutalement par un passage piéton où un agent arrête la circulation pour faire traverser les piétons. Imaginez la voie sur berge à Paris avec un passage piéton au milieu !

Cette voie m’amène jusqu’au centre-ville, mais je suis en contrebas et le centre-ville se trouve quelques dizaines de mètres plus haut, inaccessible. Mais voilà qu’une rampe apparaît sur la gauche. Je traverse la 2 fois 2 voies sur mon vélo, sans trop de risque, les conducteurs algériens sont supers ! et je remonte cette rampe pour aboutir tout simplement au niveau du théatre d’Alger. Je cherche un hotel me guidant à mon flair. Et par hasard, le premier hotel que je repère est l’hotel des voyageurs, simple hotel bon marché recommandé par le Petit Futé. La porte est fermée. Je sonne, pas de réponse. J’insiste, rien ! quand je m’aperçois que de l’autre côté de la rue, il y a l’hotel Riche. Il y a une chambre simple libre, lavabo dans la chambre avec eau froide et eau chaude, grand lit, et chic il n’y a pas de télé, je vais pouvoir prendre le temps de lire le journal. Méfait de la télévision ! Surtout que l’on reçoit les chaînes françaises bien sûr. 11 euros la nuit, en plein centre-ville. 55 euros une chambre sans âme à côté de l’aéroport !

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Le col entre Azzefoun et la vallée d’Azazga et Tizi-Ouzou

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La vallée d’Azazga et Tizi-Ouzou

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Station essence dans le centre-ville de Tizi-Ouzou

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Lounis et Nassim me dépose sur le parking de l’aéroport

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Arrivée sur Alger, à vélo sur l’autoroute

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Le théatre d’Alger

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La place où se trouve le théatre d’Alger

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La rampe qui m’a permis d’accéder au centre-ville

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Autre place d’Alger, non loin du théatre

13 avril – Azzefoun

13 mai 2008

Aujourd’hui, encore une grande journée de soleil.

Mais commençons par finir la journée d’hier.

Alors que je me préparais à mettre les photos des 11 et 12 avril sur le site, opération un peu longue et fastidieuse, mon mobile sonne ! C’est Kamel qui arrive à Bejaia et qui m’invite à me joindre à lui pour le reste de la soirée.

Le temps de passer à ma chambre d’hotel prendre mon Kway, car s’il fait encore beau, un petit vent frais s’est levé. Et nous voilà partis au siège de la petite entreprise de produits cosmétiques de Kamel. J’y retrouve Nassim, mon guide d’hier.

Kamel me présente son métier de chef d’entreprise et j’assiste à la résolution de quelques tracas qui sont son lot quotidien. Puis nous partons faire un tour sur la jetée du nouveau port qui remplace la plage où, enfants Kamel et son frère Yazid allaient se baigner. C’est maintenant un point fantastique pour avoir une vue de Bougie. On voit très bien quelques vestiges des vieux remparts romains et quelques unes des portes qui permettaient de pénétrer dans la ville, et bein sûr aussi tout le secteur de la place Guédon.

Puis nous passons au centre-ville rencontrer rapidement l’architecte de Kamel qui prépare la construction d’un nouveau local. Les travaux sont différés à cause de l’augmentation considérable du prix du sac de ciment, augmentation liée à la très forte demande : on construit partout et beaucoup. Mais Kamel n’est pas inquiet, sa connaissance du marché lui permet de penser que les prix vont bientôt re-diminuer. Le rendez-vous a lieu à côté de la poste (pas très jolie), ce qui me permet de découvrir cette assez jolie petite place, juste à côté du théatre, grand parrallélépipède disgracieux vu de la mer, plus esthétique vu du centre-ville. Kamel me montre aussi l’entrée du très grand jardin public de la casbah d’époque romaine. Mais le jardin est fermé, il est trop tard.

Nous descendons un peu plus bas prendre un verre dans un bar avec son ami Karim, responsable d’une petite entreprise d’import-export.

Mais il commence à faire nuit et nous partons en voiture dîner dans un restaurant de la côte est, du côté de Tichy (les discothèques de Bejaia, lieux d’activités nocturnes), le « refuge » où Kamel a l’habitude de déguster du bon poisson. Nous nous installons sous quelques arbres en plein air. La nuit est un peu fraîche, mais avec le Kway, c’est tout à fait agréable de dîner au grand air. Et nous faisons un excellent dîner d’un beau mérou pêché à l’hameçon par un petit pêcheur du coin, un peu comme les poissons achetés au banc des pêcheurs à Tréboul, le tout arrosé de quelques verres.

Il se fait tard. Pas loin de minuit. Il est temps d’aller se coucher ! Et j’apprends les 4 gestes pour passer facilement les barrages de police la nuit : 1) ralentir, 2) passer les phares en veilleuse pour ne pas aveugler l’agent de servcice, 3) allumer le plafonnier pour être bien vu de l’extérieur, 4) baisser sa vitre pour pouvoir saluer l’agent et éventuellement plaisanter avec lui. Moyennant quoi tout se passe très bien.

Après une bonne nuit, l’objectif de ce matin, sur les conseils de Kamel, c’est aller à Azzefoun, environ 90 km, par une route qui longe la côte ouest puisque c’est vers Alger.

La journée s’annonce très belle. 7h30 je démarre de l’hotel, premier rond-point prendre à gauche, aucune indication, mais c’est bien la route d’Azzefoun qui commence par une très longue montée pour passer un col et redescendre sur la côte ouest. C’est mon septième jour de route et je suis bien rôdé. Belle montée et de l’autre côté belle descente avec un très beau paysage, et une petite vue sur le CET de Bougie. Je traduis : le Centre d’Enfouissement Technique, en plus simple : la décharge. Il en faut bien encore …

Tout le long de ces 90 km, c’est un émerveillement, on longe la côte, de crique en crique, d’une pointe à l’autre, dans une nature très sauvage. Vraiment un très beau parcours, très différent de la corniche kabyle entre Jigel et Melbou. Mais au moins aussi beau, si ce n’est plus. D’autant plus que le temps est magnifique, pas un nuage, et une température très agréable, pas chaud, pas froid, une douce chaleur, l’odeur des genets … et très peu de circulation, suffisamment pour ne pas sentir seul au monde, mais tranquille et pas de poids lourd.

Pause banane près du phare du Cap Sigli.

Pause restaurant un peu plus loin, mais je ne fais pas un très bon choix : il ne me propose qu’un sandwich à l’omelette aux pois chiches. Pas mauvais, mais un peu fade après ce que j’ai pu mangé ces derniers jours.

J’arrive à 13h30 à Azzefoun après une très bonne journée de vélo, sans arrêt des montées, des descentes, mais tout en douceur. Un parcours de rêve !

En arrivant à Azzefoun on passe d’abord devant le port. Mais n’imaginez pas un petit port de pêcheur authentique. Je n’en ai jamais vu en Algérie. Que ce soit Skikdda (peut-être celui de Stora était il authentique, il faudrait que je revois mes photos de 2006) Collo, Jigel, Bougie et aujourd’hui, tous sont des ports tout neufs à base de blocs de béton. Un port, c’est une infrastructure, et en Algérie, toute l’infrastructure routière, ferroviaire, les ports sont de très bonne qualité. Cela fait partie des grands travaux de l’état.

Je n’ai aucun problème à trouver l’hotel que m’avait indiqué Kamel. L’hotel du marin bis (pourquoi bis ?) tout neuf, inauguré par le Wali en 2005. Chambre simple avec super salle de bains, lit deux places, télévision, réfrigérateur, climatisation pour 1600 dinars (moins de 16 euros), avec vue sur mer, bien entendu ! Et ce soir, je dînerai à l’hotel, une fois n’est pas coutume, en dégustant ses spécialités de fruits de mer.

Après une douche, je pars à la découverte d’Azzfoun et à la recherche d’un cyber. Pas si facile ! L’hotel est au bord de la mer et le centre-ville se cache un peu plus haut, difficile à identifier. Une fois au centre, de cette toute petite ville, la plus petite depuis Constantine, il faut que je demande plusieurs fois pour trouver un cyber. Pourtant, si j’ai bien compris, il doit y en avoir plusieurs.

Bon maintenant, je cesse mes bavardages et je passe au traitement de mes photos depuis hier. Cela va être un gros boulot, car j’en ai pris des dizaines. Il va falloir en choisir quelques-unes. Les réduire pour qu’elles ne soient pas trop lourdes, les envoyer sur mon blog, et puis ensuite les mettre en pages. Cela va être long !

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Etiquettage de flacons dans l’entrepôt de Kamel

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Kamel et Nassim plaisantent

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Le vieux Bougie vu de la jetée du nouveau port

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La place de la Poste à Bougie

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En quittant Bougie, la descente après le passage du col qui permet de rejoindre la côte ouest de Bougie

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Le Cap Carbon et le parc Gouraya vus de la côte ouest

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Le Cap Carbon et le parc Gouraya vus de la côte ouest, d’un peu plus loin que la photo précédente

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La côte ouest de Bejaia, d’une pointe à une autre

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Le phare du Cap Sigli

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En s’approchant d’Azzefoun

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Une mosquée dominant la mer peu avant Azzefoun

12 avril – Grand soleil sur Bougie

12 mai 2008

Grand soleil en me réveillant ce matin.

Pour ce matin, deux objectifs : remonter voir le grand phare de Bougie au Cap Carbon, puis remonter au Fort Gouraya. Tout ça à vélo bien sûr, tranquillement, en prenant des photos. Le temps est idéal.

7h30, me voilà parti. D’abord rejoindre le centre de la vieille ville coloniale. Première pause sur la place Guédon qui domine le port. Puis, un peu plus loin, une photo pour la préfecture où le général De Gaulle dormit une nuit.

Puis direction le port pétrolier où je rentre par erreur en doublant une file de camions-citerne venu au remplissage. J’ai oublié de tourner en épingle à cheveu pour prendre la route qui monte au Cap Carbon. Vue magnifique. Il fait très bon. La route monte lentement, mais très sûrement. Un dernier tout petit effort et me voilà au niveau du petit tunnel qui limite l’accès voiture et donne vue sur le phare de Cap Carbon. Puis, privilège du piéton et du vélo, je redescend de l’autre côté par un chemin raide, mais carossable qui permet l’approvisionnement du phare. En bas deux directions sont possibles, soit vers le phare, mais je ne suis pas certain que c’est autorisé, soit à droite pour faire le tour d’un pic, qui est peut-être le pic des singes, et qui permet de rejoindre la crique des Aiguades. Je prends à droite une sente, bien aménagée avec un petit muret, carossable à vélo, mais pas du tout en voiture tant la sente est étroite. Et je fais un magnifique tour. Arrivé au bout, je suis au-dessus des Aiguades et une route large me permet de remonter tranquillement pour retrouver la route qui m’a conduite au Cap Carbon, sans effort. 1h30 à vélo environ depuis mon départ de l’hotel.

Un peu plus bas en redescendant, pause pour boire et manger deux bananes. Tranquillement face à une vue superbe et à un panneau invitant les promeneurs à préserver la faune. En 1958, on trouvait encore, ou plutôt, on tuait la dernière panthère d’Algérie …

Je vais m’attaquer maintenant au fort Gouraya qui culmine à 672 m, schant que Bejaia est à 0 m. Vu d’en bas c’est très impressionnant. Pas de difficulté pour trouver la route. En descendant de Cap Carbon on passe devant le cimetière chrétien, et il faut prendre à droite pour trouver peu après sur la droite l’entrée dans le parc de Gouraya. Cela monte un peu dur au début. Tiens une vielle 403 ! Mais comme d’habitude je vais arriver en haut sans avoir besoin de passer le plus petit plateau. Arrivé au parking final pour les voitures, il faut prendre un sentier dallé qui monte par terrasses successives au fort qui est encore un peu plus haut. Je choisis de monter à pied en poussant mon vélo. Ce n’est pas fatigant. Sur le vélo, ce ne serait pas très agréable, car la pente est assez raide et il faudrait poser pied à toutes les marches. Dans les derniers virages, les singes font leur apparition. Une très grande famille avec plein de petits qui s’amusent sur le chemin. Un petit peu craintifs quand même. Je n’arriverai pas à prendre une photo du groupe. Un singe saute dans un arbre au-dessus du vide. Peur de rien ! D’autres remontent en funambule le long d’un gros câble électrique. Spectacle de cirque ! En haut très belle vue à 360 degrés.

Dans la descente, les marches du sentier ne m’empêchent pas de redescendre à vélo. Confortablement, à condition de bien freiner à chaque marche pour les passer en douceur sans abîmer les roues. Heureusement le super vélo de Kristell a d’excellents freins ! Sinon …

Je redescends au centre-ville de Bougie par de toutes petites rues, bien en pente. Les enfants sortent de l’école. Il est bientôt midi et je me rends à l’hotel pour me changer. Comme d’habitude, je suis trempé de sueur et après une bonne toilette à l’eau fraîche, je mets des vêtements secs.

Je pars déjeuner au petit restaurant où j’ai déjà pris mes habitudes, puis au cyber que j’avais fini par dénicher hier soir.

A suivre …

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Vue sur le port de Bejaïa à partir de la plce Guédon

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La préfecture où dormit le général De Gaulle

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Le secteur de la place Guédon vu d’en bas

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Vue sur les Aiguades

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Le tunnel d’accès au Cap Carbon avec son grand phare

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Le chemin par lequel je vais redescendre du Cap Carbon vers les Aiguades

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Le Cap Carbon dans le soleil

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Vue sur le port pétrolier, le nouvel hotel en construction et Bougie

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Un panneau d’incitation à la protection de la faune du parc de Gouraya

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L’entrée du cimetière chrétien

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Une vieille 403 dans la montée vers le fort de Gouraya

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Panneau de sensibilisation à la protection du pard de Gouraya

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L’allée piétonne qui monte au fort de Gouraya

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La côte ouest vue du fort de Gouraya

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Familles de singes à proximité du fort du Gouraya

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Vue sur l’étendue de Bejaia

11 avril – Superbe Bejaia

11 mai 2008

La journée aura été longue aujourd’hui, et superbe. Je n’aurai pas le temps de mettre mes photos en ligne, je les rajouterai demain, si j’ai le temps, car le planning s’annonce très chargé.

Aujourd’hui, temps maussade sur l’Algérie du nord. Le temps a été très brumeux le matin, un peu plus clair ensuite, petit crachin orageux ensuite, pour finir par de la très grosse pluie, mais j’étais à l’abri. Ce soir il ne pleut plus. A Constantine il a fait le même temps.

Déjà hier soir quand je suis sorti du cyber vers 17h, il faisait très très sombre et de très grosses rafales de vent. Je pensais l’orage imminent. Mais pas du tout. La nuit s’est passée sans une goutte d’eau. Et A Constantine, hier soir, c’était vent de sable du désert.

Donc ce matin je me suis mis en route vers 7h30 vers Ziama Mansouriah comme hier. Inutile de prendre des photos, que le plaisir de pédaler tranquillement. Rencontre avec les singes.

Je dépasse Ziama Mansouria. Je découvre la suite, toujours aussi belle jusqu’à la station balnéaire de Melbou où je déjeune d’une très appétissante salade composée, d’une omellette- frites juteuse et dorée et de 4 brochettes de foie d’agneau fondantes. Un régal !

Après Melbou, ce n’est plus une route de corniche. La côte est plate sur un ou deux kilomètres de large avant de buter sur les montagnes toujours aussi abruptes. Mais ce large plateau a permis de réaliser une deux fois deux voies très rectiligne, le paysage est joli, mais la route plus monotone.

J’arrive à Tichy, grande plage, mais le centre-ville est bruyant car traversé par la route. Je continue vers Bejaia, et j’aperçois de l’autre côté de la baie, ce que l’on appelle la côte ouest de Bejaia avec les montagnes qui finissent dans la mer.

13h45, j’arrive à l’entrée de Bejaia, au niveau de l’aéroport, à 4 km du centre-ville, juste après avoir traversé un oued sur un pont métallique, devant de grandes citernes de condensats de pétrole, et je téléphone à Nassim, le commercial de la société de Kamel, le frère de Yazid, mon collègue enseignant. Il pleut quelques gouttes, pas grave.

Et cinq minutes après Nassim arrive au volant d’une petite camionnette, juste avant qu’il ne se mette à pleuvoir vraiment sérieusement. Ouf ! Et nous voilà partis pour faire un grand tour dans Bougie. Nous traversons d’abord le vieux Bougie colonial avant de poursuivre vers le Cap Carbon, et nous montons jusqu’au grand phare. Un ami de Nassim me fait les honneurs du site et nous discutons. Pour finir il me fait cadeau d’une photo des Aiguades et Nassim un cadre avec une photo du Cap Carbon. Le phare du Cap Carbon à 200 m de haut est le deuxième phare le plus haut du monde ! Nous faisons quelques photos, mais il pleut et j’ai bien l’intention d’y remonter demain à vélo. Pourvu qu’il fasse beau !

Puis nous redescendons vers les Aiguades, une petite crique en bas où jaillisent de très nombreuses sources d’eau naturelle.

Ensuite nous prenons le route qui monte dans le parc de Gouraya, autre lieu splendide, dominée par un chateau habité par des vielles femmes. Nous n’aurons pas le temps de monter à pied en haut, mais c’est une idée pour demain. Au point où nous sommes montés nous avons une très très belle vue sur tout Bougie l’ancien et le nouveau qui est très étendu. Il paraît que de tout en haut on a une très large vue sur la côte Ouest vers Alger.

Retour en ville et installation à l’hotel Malada, très bon hotel, juste à côté du stade. De ma chambre j’assiste au match et à toute son ambiance.

Je sors ensuite pour aller dîner et trouver un cyber. Dîner c’est facile, pour le cyber, j’ai beaucoup plus de mal, on est vendredi soir, donc c’est comme un dimanche soir. Par contre, très bon débit et excellent clavier.

Je termine, il se fait tard, les photos viendront plus tard.

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La plage de Melbou, fin de la partie la plus spectaculaire de la corniche kabyle

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Une alimentation générale à Melbou

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Un magasin de vêtements à Melbou

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Après Melbou, en approchant de Tichy, une large plaine

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Bejaia dans le temps très couvert, mais il ne pleut pas encore

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Nassim et moi devant le Cap Carbon

10 avril – La Corniche Kabyle

10 mai 2008

Temps brumeux ce matin. Départ 7h30 après un petit-déjeuner raffiné pris dans la très belle salle à manger de l’hotel Kotama.

Au programme de la journée, la Corniche Kabyle de Jigel à Ziama-Mansouria, soit 84 km aller-retour. J’ai réservé pour deux nuits à Jigel.

Je craignais un itinéraire assez dur, mais en fait, c’est assez facile, la route monte et descend tout le long de la côte, mais ce n’est jamais brutal et je ne quitterai jamais mon grand plateau. Le VTT de Kristell est excellent et parfaitement adapté au relief de l’Algérie.

Cela commence par 20 km où on longe de grandes plages, avec une côte assez rectiligne jusqu’à El Aouana, avec une presqu’île sur laquelle est érigé le grand phare de Jigel. La route est une deux fois deux voies en cours de finition. La circulation n’est pas très dense, mais c’est peut-être parce que l’on est un jeudi qui équivaut un peu au samedi chez nous, puisque leur dimanche a lieu un vendredi.

Puis d’El Aouana à Ziama Mansouria, la côte est beaucoup plus découpé, beaucoup plus jolie, même si le temps couvert ne me permet pas de voir très distinctement les montagnes les plus lointaines. Dans cette partie c’est le parc naturel de Taza. La faune est protégée, particulièrement les oiseaux, et tout le long de la route (surtout au retour) les singes se montrent, se laissent même approcher et alors que je fais une pause, l’un d’eux vient même poser pour la photo près de mon vélo.

Je passe à proximité du site de la grotte merveilleuse dans un secteur où un nouveau tunnel est en construction. Mais je n’identifie pas vraiment le site.

Au retour je fais une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route : le patron me propose une omelette avec des frites et des sardines grillées, le tout arrosé d’un jus de couleur orange. C’est au moins une vingtaine de petites sardines que je vois arriver. Chantal aurait apprécié. Moi aussi, mais je sors de table bien rassasié.

Et c’est reparti, il fait un peu orageux, mais avec l’air frais de la mer, la température reste tout à fait supportable. De temps quelques gouttes orageuses.

A la sortie d’El Aouana, je repère le parc animalier, mais avec 70 km dans les jambes depuis le matin, cela me suffit pour aujourd’hui.

Retour à l’hotel, grande toilette à l’eau froide. Quel délice !

Parti à 7h30, je suis de retour à 13h30.

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Sur la plage hier soir, vers 18h15 heure d’Algérie

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Le grand phare de Jijel

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Vue sur El Aouana en venant de Jigel

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Vue sur El Aouana en venant de Zouma Mansouria (Bejaia)

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Vue vers Zouma Mansouria, et très loin Bejaia, La grande Kabylie, Alger

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Le site de la Grotte Merveilleuse

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Un singe prend la pose

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Omlette-frites à la pause déjeuner

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Singes du parc naturel de Taza