Mon ordinateur paraît avoir bien supporté l’humidité d’hier. Je l’ai remis en route tout à l’heure et ça marche.
Hier, c’était la seule chose qui était mouillée dans mes affaires, pas de chance l’ordinateur. Cela prouve que mes sacoches vieillissent et sont moins étanches. Je mets un sac poubelle dedans, mais à force de rentrer et sortir l’ordinateur que je colle à la paroi rigide, le plastique perce un peu et l’enveloppe plastique supplémentaire dans laquelle je mets l’ordinateur n’est pas très étanche non plus, et hier entre la pluie et le vent, l’eau a réussi à s’introduire où il ne fallait pas. Tous mes autres effets sont regroupés par type dans d’autres sacs en plastique, mais sont moins soumis aux usures.
Je vais retenir la leçon et renforcer la protection de l’ordinateur.
Aujourd’hui, l’aventure continue… avec un changement de programme.
Hier soir en arrivant à Midelt, je pensais continuer aujourd’hui vers Zaida pour arriver demain à Azrou.
Zaida est à 30 km de Midelt.
Dans mon programme, j’avais prévu une boucle de 84 km pour arriver à Zaida, et demain, j’aurai fait Zaida- Azrou, 92 km.
Hier soir je pensais prendre l’option Zaida par la route directe, 30 km. Mais la route de Zaida à Azrou passe par un col à 2188 mètres,
et le temps prévu pour aujourd’hui et demain est épouvantable, de la pluie et toujours ce vent d’ouest très violent.
La nuit porte conseil. Ce matin, j’ai décidé de rejoindre directement Azrou par les transports en commun en shuntant l’étape de Zaida.
Après un excellent et copieux petit-déjeuner à l’hôtel, je me rends avec mon vélo à la gare routière de Midelt pensant y trouver un autocar pour Azrou.
Mais ce n’est pas la gare des autocars, mais celle des grands taxis, les taxis longue distance.
Je demande s’il y a un taxi pour Azrou, non, pas tout de suite. Je demande s’il y a des autocars. Probablement, mais la gare des autocars est un peu plus loin.
Je me prépare à m’y rendre, mais on me rappelle. Finalement, il y a un taxi pour Fes qui veut bien m’emmener.
C’est extraordinaire comme les Marocains sont soucieux de la prise en charge des étrangers.
Mon vélo est mis sur le toit du taxi, et à peine dix minutes plus tard, nous voilà partis, à 6 dans le taxi + le chauffeur.
La gentillesse des Marocains pour les étrangers m’a été confirmé par un groupe de 3 motards de Lyon avec qui j’ai pris le petit déjeuner ce matin. Ils ont eu 3 crevaisons et un problème de frein hydraulique. Ils ont, à chaque fois, été dépanné sans délai, en priorité !
Bizarre, la blague qui m’est arrivée à Bouanane. En fait, à 20h30, en quittant Bouanane, au contrôle de police, j’aurai du demander aux gendarmes s’ils n’avaient pas une solution. Je n’avais pas osé, mais aussi, une nuit à la belle étoile ne me faisait pas peur…
Partis à 9h15 de Midelt, nous arrivons à 11h30 à Azrou, 120 km (pour 100 dirhams = 10 euros, moi et mes bagages) dont une partie sur une route de montagne très sinueuse avec un col à 2188 mètres avec une fin de parcours avec un épais brouillard.
En route, nous subissons un contrôle routier, chacun doit fournir ses papiers, les voyageurs sortent leur carte d’identité et moi mon passeport qui m’est immédiatement rendu sans contrôle, pour les autres, le contrôle est réel.
Au passage dans un village, je vois l’embarquement de moutons dans une camionnette. En France, on s’inquiète de la souffrance animale… nous vivons dans un autre monde. Quel est le bilan carbone d’un marocain, d’un touriste européen au Maroc, ou d’un Européen en Europe ?
Pour en revenir aux motards de ce matin, très sympathiques, l’un est assistante maternelle avec son épouse, à leur compte, sans patron, il négocie avec les parents pour pouvoir se libérer des congés. Un des deux autres est professeur de mécanique, et il profite des congés scolaires en les allongeant un peu en coordination avec ses collègues.
En arrivant à Azrou, je me rends dans l’hôtel prévu pour demain soir, mais j’avais été prévenu que ce ne serait pas cet hôtel là pour cause de travaux, mais un autre hôtel un peu plus loin. Je demande si je peux y passer deux nuits, pas de problème.
Je suis dans un hôtel d’application d’une école hôtelière privée, bien installé, avec du chauffage, ce qui n’est pas désagréable.
Mon programme est recalé, en principe je repars mardi matin comme prévu.
Il faut noter qu’à Azrou, il faisait du brouillard et de la pluie à mon arrivée, mais beaucoup moins de vent.
Après installation et une pause, je suis reparti faire un tour à vélo dans Azrou, le rocher d’Azrou et la forêt de Cèdres, temps très maussade, humidité maximum, et même une petite averse de pluie très fine, mais très mouillante.
Courses alimentaires pour terminer et retour du soleil !

Mon petit-déjeuner ce matin, + deux crêpes tièdes qui arriveront une minute plus tard.

En me rendant à la gare routière, surprise, les montagnes sont toutes blanches, et l’oued très calme et très transparent. Midelt ne semble pas avoir été beaucoup arrosé, par contre, il a neigé sur les montagnes. Neige que je n’ai pas retrouvé à une cinquantaine de kilomètres de Midelt quand nous avons franchi le col à 2188 mètres.

Dans le taxi, nous sommes 7, 2 places devant, 3 places au milieu, 2 places derrières.

Mon vélo sur le toit du taxi. Je m’aperçois qu’hier lors d’une fausse manip, je suis passé à des images carrées.

Paysage.

Paysage. Pas facile de prendre des photos en voiture.

Passage à Zaida.

Paysage.

La gare routière d’Azrou en arrivant. Chaque chauffeur claironne sa destination pour trouver des clients. Je crois être le seul à être descendu à Azrou, et le chauffeur a attendu d’avoir un septième client pour repartir pour Fès.

Vue sur Azrou depuis un belvédère, à côté de l’esplanade de la mosquée.

L’esplanade de la mosquée.

Le rocher d’Azrou.

Un quartier du centre-ville d’Azrou.

L’hôpital du 20 août. Le 20 août est un jour férié national au Maroc commémorant l’anniversaire de la « Révolution du Roi et du Peuple ». Il célèbre le soulèvement populaire de 1953 contre l’exil forcé du Roi Mohammed V par les autorités coloniales françaises, symbolisant l’union entre la monarchie et le peuple pour l’indépendance.

La forêt de cèdres à Azrou.

La forêt de cèdres à Azrou.

En marron, mon itinéraire à vélo de Boudnib à Midelt (sauf les 20 derniers kilomètres) et en rouge mon itinéraire en grand taxi. Je remonte vers Nador en zigzaguant.


















































































































































































































































































































































































































































































































































































