Aïn Bni Mathar est une ville de 16 000 habitants créée en 1904 par le Maréchal Lyauthey.
Pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie, c’était une base arrière du FLN, l’Algérie n’étant qu’à une trentaine de kilomètres.
Aujourd’hui longue étape avec un vent très favorable, donc pas d’effort particulier même si j’ai pris 517 mètres d’altitude, passant de l’altitude 527 mètres à l’altitude 1445 mètres. En Europe, à cette altitude, je serais en montagne, ici je suis sur un plateau sans limites à perte de vue.
Ce matin, départ à 7h15, il fait 2°.
A 10h30, pause casse-croûte en plein vent, il fait 4°, mais cela se supporte bien.
A 14h15, arrivée à Trendrara, il fait 6°.
7 heures pour faire 114 km, j’ai bien roulé ! Surtout que je me suis beaucoup arrêté pour prendre des photos.
D’Aïn Bni Mahar à Tendrara, aucune traversée de ville, village, ou même de relais café ou station service, le désert complet à part quelques hameaux plus ou moins éloigné de la route. Beaucoup de petits troupeaux de moutons avec un ou deux bergers.
Jamais vu autant de burnous ( manteau d’origine berbère en laine, long, sans manche et avec une capuche pointue) et de foulard sur la tête (chèche). Il faut bien ça pour se protéger du froid et du vent (surtout pour les bergers).
Traverser ce désert à vélo, contrairement à ce que l’on pourrait croire, n’a rien de monotone. Il y a toujours quelque chose pour accrocher le regard, c’est ce qui explique que j’ai pris une cinquantaine de photos. Vraiment aucun ennui. J’aurais fait la route avec le vent de face, je n’aurais peut-être pas dit la même chose.
C’était ma deuxième journée prévue sans hébergement. Je pensais trouver un hôtel, mais, à ma demande, on m’a indiqué pour dormir, le Complexe ALKARAMA, Espace régional pour le développement humain, où je suis très bien installé, cf photo, mais je n’aurai probablement pas trop des 3 couvertures, température prévue demain matin -1°.
Par contre le vent qui souffle ce soir à 45 km/h devrait se calmer, et j’ai la chance d’être arrivé à mon hébergement avant une averse torrentielle qui n’a pas duré. Mais dans le complexe, le vent est très impressionnant.
Comme Aïn Bni Mathar, Tendrara fait environ 16 000 habitants et fut une base arrière du FLN algérien.

Profil de l’étape du jour. Passage de l’altitude 927 mètres à 1445 mètres.

Nouveau bâtiment en cours de finition.

Village périphérique d’Aïn Bni Mathar.

Village périphérique d’Aïn Bni Mathar ( le même que le précédent), et cet autre bâtiment neuf.

A gauche, le stade de Aïn Bni Mathar et la RN17 en quittant la ville.

A la sortie de la ville, ce que je suppose être le marché aux moutons, ou simplement le marché, mais bien loin du centre-ville. Ceci m’explique l’animation, la petite circulation que je percevais en quittant la ville de bonne heure.

L’ancienne route devenu piste cyclable pour rejoindre le marché aux moutons.

Est-ce le futur site du marché aux moutons ? ou autre chose à venir ? Une chose est sûre, il y a beaucoup d’investissements récents à Aïn Bni Mathar.

Paysage.

Province de Jerada : plus forte grâce à l’initiative royale ! L’initiative royale pour la région de l’Oriental, qui inclut Jerada, vise à transformer cette zone minière en un pôle économique durable via la reconversion urbaine, le soutien à l’agriculture (plan anti-sécheresse de 10 milliards de dirhams) et la création d’emplois
. Le projet vise à améliorer le cadre de vie et la structuration économique.

Paysage. Plantation de pins, mais beaucoup ont souffert de la sécheresse, ou peut-être de la nématode du pin (ver ravageur).

Petite ferme avec sa micro-bassine alimenté par puisage dans la nappe phréatique.

C’est un habitat alimenté en électricité par panneaux solaires. Derrière, on voit une ligne verte, c’est la voie ferrée Oujda-Figuig via Aïn Bni Mathar et Tendrara.

Deux ânes.

Paysage.

Risque d’ensablement.

Paysage.

« Rue sauvage » d’après PlantNet. Plante sauvage bordant la route.

Curieux ! Ce serait l’ancienne gare de Tendrara (cf page wikipedia de Tendrara) qui se trouve encore bien loin.

Activités dans le désert.

Paysage.

Une piste va traverser la voie ferrée.

Passage à niveau.

La voie ferrée, en excellent état, mais je n’ai vu circulé aucun train. Elle a du être utilisée pour l’exportation des minerais de la région, mais je ne crois pas qu’elle soit encore utilisée, sauf peut-être quelque fois par an à titre touristique ou mémoriel.

Borne indiquant le début d’une piste.

Paysage.

Une pensée pour mes anciens collègues du département Réseaux et Télécommunications de l’IUT de Blois.

Mare, probablement suite à des pluies récentes, peut-être de la nuit ou la veille. Mais, ce que je pense être un arganier parait avoir bien souffert de la sécheresse.

Bifurcation vers Oklat Essadra, mais cette route n’apparaît pas sur la carte, et ce lieu ne semble identifier nulle part. Peut-être une mine ?

Paysage.

Moutons.

Mon lieu de pique-nique, il fait 4°, je suis en plein vent, sans abri, les poteaux n’abritent pas du tout, mais je peux appuyer mon vélo.

Paysage. Noter la ligne électrique, mais aussi les lampadaires alimentés par panneau solaire.

Paysage. Noter les délimitations en cailloux. Est-ce un lieu passé ou futur de cultures, ou des systèmes pour bloquer le sable ?

Paysage. Un lieu de rassemblement ? Mais l’espace encadré est bien ensablé.

Paysage.

Paysage.

Paysage.

Paysage en approchant de Tendrara.

Paysage en approchant de Tendrara.

Paysage en approchant de Tendrara.

Paysage en arrivant sur Tendrara.

Paysage en arrivant sur Tendrara.

Arrivée à Tendrara.

Arrivée à Tendrara.

Le complexe Al Karama.

Mon installation au complexe Al Karama.
