Printemps marocain – Jour 12 – Oujda – Aïn Bni Mathar – 85 km + 15 km

Journée un peu particulière.

Je démarre un 7h30 par un grand beau temps, je passe devant la médina et il me vient à l’idée de la parcourir à cette heure matinale.

Elle est vide.

Je prends une première photo.

Un peu plus loin, je veux en prendre une deuxième.

Mais où est passé mon smartphone ?

Je ne le trouve nulle part, ni dans mes poches où je le mets rarement, ni dans ma sacoche avec mes papiers sur le dessus de mon sac à dos (c’est sa place).

Rien !

Je comprends que j’ai du le faire tomber.

Je retourne en arrière, une fois dans un sens, une fois dans l’autre sens, rien !

La médina commence à se réveiller et j’explique à un marocain que j’ai perdu mon smartphone, mais heureusement j’ai noté sur un papier le numéro de mon téléphone marocain (ma puce Maroc Télécom).

Ce gentil marocain appelle mon téléphone et coup de chance quelqu’un décroche, un SDF qui dort dans la médina, il me le ramène. Il faudra plusieurs appels et 40 minutes d’attente, mais tout finit bien.

J’ai toujours une bonne étoile qui veille sur moi !

Je prends la route avec plus d’une heure sur mes prévisions, mais c’est pas grave, la route est belle et il fait bon (7° ce matin en partant). Je roule simplement avec un T-shirt et ma polaire.

Sur ma route à un carrefour, il y a un contrôle de police, comme souvent, mais c’est pour les voitures et je ne suis jamais arrêté. Je continue ma route, je prends des photos, mais mince, je ne suis plus sur ma trace depuis longtemps.

Demi-tour sur 7 à 8km, en descente, je viens de grimper 200 mètres de dénivelé.

J’ai été perturbé par la police, d’autant plus que toutes les voitures prenaient la même direction que moi. J’aurai du bifurquer à droite pour prendre une route où je ne croiserai que deux paires de marocains sur leurs ânes.

Je pensais prendre un petit-déjeuner au seul village que je traverserai dans la journée, Guenfouda, mais il était plutôt l’heure de déjeuner (11h50), quoiqu’au Maroc on peut très bien déjeuner vers 15h-16h.

Je redémarre vers 12h30, il me reste 54 km à faire avec un peu de dénivelé, mais le vent, faible le matin a forci, et c’est avec le vent dans le dos que je monte le col à 1150 mètres d’altitude et que je redescends en pente douce sur un grand plateau.

Par curiosité, car je vais très vite, j’enregistre mon parcours (ce que je ne fais jamais en voyage).

J’ai parcouru mes 35 derniers kilomètres en 1h21 à 25,7 km/h de moyenne avec une pointe à 52,2 km/h dont 16 km à plus de 29 km/h. Certains kilomètres ont des vitesses faibles, car je me suis arrêté pour prendre des photos et je ne sais pas comment LocusMap tient compte de ces arrêts.

Si le vent avait été dans l’autre sens … je ne serai jamais arrivé …

En arrivant à Aïn Bni Mathar, je n’ai pas eu de difficulté pour repérer en entrée de ville et bien signalé un hôtel qui n’est répertorié ni par Google, ni par Booking, mais qui est très convenable et où je suis très bien installé.

Le profil de ma journée. La première pointe n’aurait pas du être, j’ai grimpé 200 mètres de dénivelé « pour rien », j’en ai profité au retour.

La Médina d’Oujda à 7h30 le matin.

Mon sauveur !

En quittant Oujda, un quartier périphérique.

En quittant Oujda, un quartier périphérique.

En m’éloignant d’Oujda.

Paysage.

Une clinique vétérinaire, non encore inaugurée, un drapeau rouge laisse penser que c’est un bâtiment officiel.

Le site de traitement des déchets d’Oujda. C’est propre, on ne voit aucun déchet, mais on voit des camions-poubelles venir faire leur livraison. Les déchets doivent être enfouis.

Paysage.

Je n’aurais pas du passer devant cette mosquée et j’ai continué encore plus loin. La photo étant géolocalisée, cela me permet de savoir que j’ai fait 7 à 8 km de trop dans un sens et autant au retour !

Mosquée isolée.

Restaurant de ma pause déjeuner à Guenfouda. La fumée, ce sont mes côtelettes d’agneau en train de griller.

Mon déjeuner : 300 g de cotelettes d’agneau (pesées fraîches, on me proposait 500 g, j’ai trouvé que cela faisait beaucoup, en fait ce sont surtout des os), une salade dite marocaine (tomates, oignons, assaisonnées), un pain rond et une bouteille d’eau.

Le carrefour pour Jerada, 2 stations-services.

Paysage.

Paysage.

Paysage.

Mosquée isolée au bord de la RN17, on aperçoit quelques villages pas très loin (pas sur la photo).

Paysage.

La traversée de l’oued El Kerouf.

Arrivée à Aïn Bni Mathar, éclairage public ! !

Mosquée en entrant dans Aïn Bni Mathar.

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2 réponses à Printemps marocain – Jour 12 – Oujda – Aïn Bni Mathar – 85 km + 15 km

  1. Annie Biland dit :

    Bonsoir Pierre. Tu as eu de la chance d’avoir retrouvé ton smartphone. Sois prudent, pierre. On pense bien à toi. A bientôt.
    Annie-sophie

  2. michel dit :

    sacré Pierre !
    depuis le début de ce fameux voyage, je me dis que c’est un sacré bonhomme qui entreprend !
    d’abord ce sont les distances quotidiennes, plus de 100 km avalés en une demi journée en ayant le temps de voir, de (se) documenter, se souvenir, de photographier et de pédaler en n’oubliant pas le plaisir !
    puis ce sont les impondérables, les inconnus, l’aventure en un mot est là, Pierre est là, qu’il perde ses papiers, son téléphone, mais pas le tête, que son coéquipier perde une roue ou les pédales, il trouve une solution et repart vers son objectif, but qu’il a imaginé, planifié dont il ne se détourne pas, un mental d’acier à toute épreuve, chapeau l’artiste, car oui c’est de l’art ces voyages et c’est un artiste ce voyageur pas tapageur !
    avec toute mon amitié et mon admiration, je vis cette aventure

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