Printemps marocain – Jour 38 à 44 – Le retour – 75 km – 100 km – 80 km

Le voyage de retour a été très long, 7 jours, mais c’était un choix de ma part : 2 jours de bateau, 2 jours pour rejoindre Perpignan, 1 jour de train, 1 jour à La Roche sur Yon, et 1 jour pour rejoindre Nantes.

Vendredi matin à Nador, il faut s’enregistrer à partir de 9h et avant 13h pour un départ fixé à 17h (contrainte imposée par les autorités marocaines).

De mon hôtel à Nador, j’ai 16 km pour rejoindre Beni Ansart, le port de Nador.

Comme je n’aime pas prendre de risque, je pars vers 8h30, arrivé à Beni Ansart, je prends un petit-déjeuner marocain dans un café repéré au mois d’octobre,

puis vers 10h30, je me fais enregistrer, et j’espérais pouvoir aller m’installer dans la belle gare maritime, mais les autorités en ont décidé autrement.

On fait entrer, dans l’espace de la gare, toutes les camionnettes, et la cinquantaine de motos et le vélo doivent attendre sur un parking à l’extérieur.

Il faudra attendre environ jusqu’à 14h pour pénétrer dans l’espace de la gare, et, comme d’habitude j’embarque le premier vers 16h après avoir vu la fin du débarquement du ferry arrivé de France. Je ne sais pas combien de temps il faut pour vider le ferry, mais c’est plusieurs heures.

Finalement le ferry décollera à 19h15 avec plus de deux heures de retard.

6 heures d’attente debout n’aura pas fait du bien à mon dos, et je vais souffrir jusqu’à lundi après-midi d’un lumbago qui disparaîtra à mon arrivée à Perpignan.

L’attente m’aura permis d’échanger avec de nombreux motards, discussions très intéressantes, même si nos problématiques sont très différentes. Certains viennent faire les pistes du Paris-Dakar avec des motos de type cross, d’autres viennent avec des motos plus classiques, peu adaptées aux pistes.

Le ferry navigue très vite pendant la première partie du voyage (64 noeuds, 35 km/h), puis se calme pour ne pas arriver trop tôt à Sète (46 noeuds, 25 km/h). Il me semble que ce n’est pas très optimal en terme de consommation d’énergie.

En octobre et lors de mon trajet aller, le ferry avait fait escale à Barcelone, mais cette fois-ci pas d’escale.

Dans le ferry, deux nuits, j’étais dans une cabine 4 couchettes avec deux motards.

Débarquement à 9h30 à Sète, j’étais quasiment le premier à descendre, formalités d’entrée en Europe très simple et rapide (contrôle du passeport).

Courses au Lidl avant de prendre la route vers Gruissan, petit ville au sud de Narbonne.

Bel itinéraire, le long de la côte, au début très près de la mer, ensuite un peu plus loin.

Passage par Agde.

Je ne prends pas de photos, comme en octobre quand j’avais rejoins Béziers à partir de Sète. Les deux nuits dans le bateau (40 heures de voyage) sont assez fatigantes (et mon lumbago n’a rien arrangé). Cela ne m’a pas empêché de bien rouler, mais aucune envie de m’arrêter pour prendre des photos.

Arrivée vers 17h à Gruissan.

Le lendemain matin, route vers Perpignan. Très bel itinéraire en quittant Gruissan, mais erreur de parcours en arrivant sur le canal de la Robine (je n’avais pas préparé mon itinéraire la veille) et je remonte jusqu’à Narbonne en suivant un chemin de bonne qualité mais très poussiéreux et je salis plus mon vélo en une heure sur ce chemin qu’en trente trois jours au Maroc.

A partir de Narbonne, je suis sur une route avec une certaine circulation, beaux paysages, mais itinéraire moins tranquille qu’au Maroc.

Ce parcours de Gruissan à Perpignan mérite d’être re-parcouru tranquillement en suivant l’itinéraire « cyclotourisme » qui doit être beaucoup moins confortable et plus sportif que la route goudronnée, mais beaucoup plus agréable. A faire sans contrainte de temps.

A Perpignan, je rends visite à mon oncle René, bientôt 94 ans et à mes cousines Annie-Sophie et Geneviève.

Mardi matin, 6h09, train pour Narbonne.

A Narbonne, je descends tranquillement du train.

3 minutes après, grosse montée d’adrénaline ! Je regarde mon vélo, mon sac à dos est bien sur le vélo, attaché au guidon comme d’habitude, mais pas de sacoches. Je réalise que je les ai oublié dans le train ! Panique !

Heureusement le train est encore là. Je crie au contrôleur : « ne partez pas ! ne partez pas ! » et je me rue dans le train pour récupérer mes sacoches.

Mais le train faisait un arrêt de 10 minutes à Narbonne … J’ai de la chance …

Train pour Bordeaux où j’arrive peu avant midi, d’où je repars peu après 18h. 6 heures d’attente. J’aurai pu prendre un train plus tôt, mais je ne voulais pas risquer de rater la correspondance à Bordeaux si mon train Narbonne-Toulouse avait du retard. Avec un vélo, il faut réserver une place pour le vélo et en cas de retard, cela peut devenir très compliqué.

A Bordeaux, je vais attendre mon train dans le parc (Jardin de l’Ars) d’un nouveau quartier de Bordeaux. Une fontaine publique d’eau potable me permet de nettoyer mon vélo qui n’a pas été sali au Maroc, mais dans les marais entre Gruissan et Narbonne. Les quelques kilomètres sur ce chemin ont recouvert mon vélo et mes sacoches d’une fine poussière.

J’ai un billet Bordeaux-Nantes, mais je descends à La Roche sur Yon (le billet Bordeaux-Nantes était moins cher que le billet Bordeaux-La Roche, absurdité des tarifs SNCF).

Mercredi, je tonds la pelouse de la maison de famille,

et jeudi, je rejoins Nantes à vélo (80 km), ultime étape de ce voyage au Maroc.

Hier entretien de mon vélo « neuf » qui a maintenant 12 000 kilomètres après 5 voyages :
– novembre 2024 : sur les traces de mon grand-père pendant la guerre 14-18
– hiver 2025 : un tour en Allemagne avec mon ami Michel
– printemps 2025 : les Alpes européennes
– automne 2025 : Côte méditerranéenne de l’Espagne et du Maroc
– printemps 2026 : un tour au Maroc Oriental

– Vidange de la boîte de vitesse (une fois tous les 5000 kilomètres, je suis un peu en retard)
– Vérification de l’usure de la chaîne, je l’ai changé une fois, mais aujourd’hui, elle n’a pas besoin d’être changé (l’outil de mesure montre qu’il y a moins de 0,075 mm d’usure).
– Vérification de l’usure des plaquettes de frein : démontage des plaquettes … elles peuvent encore durer un moment. Ce sont toujours les plaquettes d’origine. Elles ont pourtant beaucoup servi l’année dernière dans les Alpes.
– Vérification des pneus. La bande de roulement est usée, mais peut encore durer. Quelques incrustations de cailloux et bout de verre que j’enlève, mais rien de grave. Un cisaillement sur le flanc d’un pneu, probablement le frottement sur un caillou sur une piste. On voit presque la chambre à air. Je renforce le pneu à l’intérieur et à l’extérieur avec un bout de Scotch renforcé, cela devrait tenir indéfiniment. Autrefois, quand, en voyage, on s’apercevait de l’usure d’un pneu, on mettait un bout de carton … et cela tenait longtemps !
– un peu de jeu dans l’axe de pédalier, à suivre, il faudra peut-être changer le boîtier de pédalier, usure normale.

Ce nouveau vélo demande moins d’entretien et de changement de pièces que le précédent. La boîte de vitesse évite d’avoir à changer la chaîne tous les 2000-3000 kilomètres et la cassette une fois sur deux changements de chaîne. Les freins à disque évite d’avoir à changer les patins de freins, et surtout les jantes qui s’usent avec le freinage, au risque d’explosion de la roue, expérience que j’ai vécue en 2017 avant mon départ en Angleterre, et que mon ami Michel a vécu en 2025 lors de notre première étape de notre tour en Allemagne.

Cette nuit, surprise ! J’ai un appel WhatsApp de Driss et son épouse Naïma, Driss le berger qui m’avait accueilli quand un soir, dans le désert, à la nuit tombante, je ne savais pas où dormir. Échange chaleureux !

Via WhatsApp, je garde ainsi des échanges avec les Marocains qui m’ont aidé et se sont intéressés à mon voyage.

Comment ne pourrais-je pas retourner au Maroc ?

Aperçu de la file de camionnettes en attente d’entrée dans l’espace de la gare maritime.

Le ferry démarre. Adieu le Maroc.

Le ferry démarre. Adieu le Maroc.

Paysage.

Leucate vue derrière l’étang de Salses-Leucate

Paysage.

Paysage au niveau de Port Leucate.

Le fleuve Têt en approchant de Perpignan. La Têt (114 kilomètres de long) prend sa source en dessous du puig de la Cometa d’Espagne (à cinq kilomètres au nord du pic Carlit), à 2 579 m d’altitude et se jette dans la Méditérannée à Canet de Roussilon après avoir traversé Perpignan.

Annie-Sophie, René, Geneviève.

Annie-Sophie, René, Pierre.

Nettoyage du vélo dans le Jardin de l’Ars, non loin de la gare Saint Jean à Bordeaux, nouveau quartier de Bordeaux, équipé d’une fontaine d’eau potable !

Photo à mon arrivée devant la maison, jardin bien fleuri !

Biodiversité de notre jardin.

La tajine « poulet » que j’ai préparé hier. Je ne suis pas très au point, les carottes sont longues à cuire …

La tajine « poulet » que j’ai préparé hier. Je ne suis pas très au point, les carottes sont longues à cuire …

Extérieur de mon pneu avant réparation.

Intérieur de mon pneu avant réparation.

Extérieur de mon pneu après réparation.

Intérieur de mon pneu après réparation.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *