Printemps marocain – Jour 17-18-19 – Figuig – Beni Guil – Bouanane- Boudnib – 99 km – 95 km – 57 km

3 jours un peu particuliers.

Entre Figuig et Boudnib, soit 250 kilomètres de distance, je n’avais pas réussi à identifier d’hébergements et je suis parti en me confiant à ma bonne étoile.

Je n’avais pas d’hébergement identifié à Aïn Bni Mathar et à Trendrara, et dans les deux cas, j’ai trouvé sur place sans difficulté.

Entre Figuig et Boudnib, j’avais deux options possibles comme itinéraire,

soit de Figuig, remonter à Bouarfa (où j’avais un hôtel) et redescendre ensuite en 3 jours à Boudnib avec étapes à Aïn Chair et à Bouanane, soit 4 jours. L’avantage de cette solution était de toujours rouler sur du goudron et d’avoir des étapes pas trop longues.

L’autre option était de rejoindre Aïn Chair en passant par 54 kilomètres de piste sur une étape de 134 km. Avantage : être au cœur du désert, inconvénient : une étape très longue.

Le temps étant au beau fixe, j’ai choisi l’option de la piste dans le désert, quitte à passer une nuit dans le désert. Risque mesuré … ?

Donc, vendredi matin, départ à 7h. Pendant une cinquantaine de kilomètres, je reviens sur mes pas, avec un vent plutôt défavorable, mais supportable le matin de bonne heure. Pause casse-croûte à Abbou Lakhal, tout le long de la route jusqu’à ce village où j’arrive à 9h, heure de la rentrée des classes, je vois des enfants avec leurs parents attendant le ramassage scolaire.

Après Abbou Lakkhal, je poursuis la route jusqu’à l’intersection pour El Mengoub, le début de la piste qui me conduire jusqu’à ce lieu à 64 km où je retrouverai le goudron.

Mais cette piste est la zone frontière avec l’Algérie et sous le relais télévision, juste au début, je suis arrêté par un militaire qui contrôle le passage, photo du passeport avec son smartphone, envoi de la photo au supérieur hiérarchique, et 5-10 minutes après, feu vert, pas de problème, bon voyage.

Au début, la piste est tout à fait correcte sur plusieurs kilomètres, même si tous les 50 mètres (j’exagère à peine), il y a un petit oued à traverser.

Mais cela empire, la piste est très caillouteuse, je pousse beaucoup mon vélo, je perds quelque fois la trace (GPS indispensable), je fais même un beau détour dans un secteur très fertile, je vois mon erreur, je me rallonge un peu (non compté dans mes kilomètres), je récupère la piste normale sans difficulté un peu plus tard, la variante que j’ai prisé était sur la carte.

Des fois, c’est beaucoup plus compliqué, il y a les petits oueds à traverser qui sont parfois très profonds, mais aussi l’oued principal, à sec, comme les autres, mais dont les rives peuvent être abruptes, il faut alors trouver le passage qui permet de remonter de l’autre côté.

On y arrive, mais j’aime autant être à vélo qu’en 4×4, même si suivre exactement le GPS en voiture doit être plus facile, je vois parfois des traces de 4×4 qui ont du souffrir un peu pour certains franchissements.

Sur ces 54 kilomètres de piste, je n’ai pas croisé, ni était doublé par aucun véhicule, moto, cyclomoteur, ou voiture.

Je débute la piste à 11h37, vers 15h, j’ai parcouru 25 kilomètres de piste, soit la moitié de la piste, je comprends que je n’arriverai pas à Aïn Chair le soir même, et je me prépare dans ma tête pour une nuit dans le désert.

A ce mi-parcours, il y a un espèce de refuge qui pourrait convenir pour une nuit, un peu comme les cabanes de berger (les refuges) en montagne autrefois.

Mais je fais le choix de poursuivre, il est encore tôt, et je trouverai peut-être d’autres refuges plus loin.

A 18h35, les ombres s’allongent bien, pas de refuge en vue, j’ai parcouru une quarantaine de kilomètres de piste, il m’en reste une dizaine. J’ai déjà croisé beaucoup de troupeaux de moutons et salué de nombreux bergers.

Un peu plus loin, je croise à nouveau un troupeau (de chèvres) et son berger. Je l’interpelle, lui demande où je peux dormir, et il m’indique son village un peu plus loin. Quand j’arrive au village, le téléphone a fonctionné et je suis invité par l’oncle du berger à dormir dans une petite pièce attenant à sa maison.

Je suis accueilli avec un thé à la menthe, un fromage blanc de chèvre, une préparation à base de cacahuètes et des figues (je ne crois pas que c’était des dattes). et quelques gâteaux secs cuisinés maison. Excellente collation qui me permettra de tenir jusqu’au lendemain matin.

On m’invite à assister à la prière du soir dans la mosquée du village.

Je suis dans la maison de Driss, de son épouse Naïma, de leur fille Hassna, et d’Aya qui doit être une tante d’Hassna.

Soirée très agréable, excellente nuit.

Le matin, Driss est parti dès 6h30 avec sa moto pour le marché de Bouarfa à une cinquantaine de kilomètres dont 14 kilomètres de piste.

Je prends mon petit-déjeuner avec mes provisions, mais Naïma vient m’offrir à nouveau du fromage blanc de chèvre. Je vois Hassna et Aya se préparer pour partir travailler, de la récolte d’herbe (?).

En fait, le premier jour, j’avais fait le plus dur, il ne me restait que 8 kilomètres pour retrouver le goudron, mais, en plus, c’était de la bonne piste. Mais même si j’avais atteint le goudron hier, il aurait fait nuit, et il aurait été difficile de trouver un hébergement.

Donc hier dimanche, je démarre vers 8h, objectif Bouanane à 95 kilomètres.

Je prends un petit-déjeuner marocain à Aïn Chair vers 11h, mon hôte m’avais bien dit qu’il n’y avait pas d’hôtel à Aïn Chair, mais qu’il y en aurait un Bouanane.

J’arrive à Bouanane vers 14h30, je déjeune au restaurant et me renseigne sur un hôtel.

Mais il n’y a pas d’hôtel … je demande où je pourrais dormir, je fais plusieurs cafés, on m’en indique un qui doit pouvoir me trouver une chambre.

Et c’est là que commence la mauvaise blague … Oui, il y a bien une chambre, une personne m’apportera la clé tout à l’heure, et on me fait poireauter d’heure en heure jusqu’à 20h pour finalement me dire qu’il n’y aura pas de chambre. Il fait nuit, difficile de mettre en œuvre un plan B.

Je parcours les rues de Bouanane très animée un samedi soir (et peut-être les autres jours aussi), mais on ne me propose rien que des hôtels à Boudnib à 60 kilomètres. J’aurais su cela plutôt, j’aurais pu soit me mettre en route pour Boudnib (mais j’étai fatiqué par l’étape difficile d’hier, la nuit sans masque, les 95 kilomètres du jour), soit éventuellement trouver un taxi ou un car qui m’y aurait emmené avec mon vélo. A 20 h, c’est trop tard.

Je décide donc de partir vers Boudnib et d’aller dormir dans le désert.

Je n’ai pas de difficulté à trouver un coin calme non loin de la route avec un poteau de clôture pour appuyer mon vélo.

Il fait nuit, nuit claire, je suis à 8 km de Bouanane, belle pleine lune rousse, il est 22h. Je casse la croûte et m’installe, installation précaire, je n’ai pas de tente, pas de sac de couchage, un « sursac » de couchage (enveloppe plastique pour isoler de l’humidité), un drap nylon de sac de couchage, et n couches de vêtements, j’espère que cela suffira, la nuit est douce, 12° d’après mon smartphone.

Aucun bruit, le croassement des grenouilles, et le bruit de ce que je suppose être une pompe de puisage dans la nappe phréatique.

Je dors 2 ou 3 heures, mais plus question de dormir ensuite, j’ai trop froid, j’ai été trop optimiste sur ma protection contre le froid.

Vers 1h30, je décide de repartir à vélo pour me réchauffer.

Pas de difficulté pour faire les bagages, la nuit est très claire, et complétée par la lampe du smartphone.

Je roule de nuit en jouant la montre pour arriver à Boudnib de jour et trouver les cafés ouverts.

Très peu de circulation, je marche parfois, je m’arrête chaque fois que je trouve un point pour poser mon vélo. J’ai trop chaud au début, j’enlève quelques épaisseurs, mais je les remets un peu plus loin
parce que j’ai froid. Je m’assieds un moment pour dormir un peu, car je m’endors en pédalant.

Un peu compliqué tout ça.

Mais le jour finit par se lever. J’arrive à Boudnib, je prends un petit-déjeuner avec un thé, je fais un tour dans la ville, c’est jour de marché (souk), les forains déballent leurs marchandises. Je fais quelques courses de fruits,

et je me rends à mon hébergement, un camping pour européens, bungalows, tentes et camping-cars.

Je suis très bien installé dans un bungalow.

Je vais y rester deux nuits puisque j’ai fait Figuig-Boudnib en 3 jours, alors que l’option par Bouarfa prenait 4 jours, j’ai donc un jour d’avance et en restant deux jours je vais me recaler sur mon planning.

Les trois étapes de Figuig à Boudnib.

Le profil de Figuig à Beni Guil. Beni Guil est un espace très vaste qui va jusqu’à Bouarfa, le nom du village où j’ai dormi reste à préciser. La piste commence quand cla commence à descendre. La montée s’est faite sur le goudron.

De Beni Guil à Bouanane, essentiellement de la descente, des côtes un peu forte dans un secteur où la route a été redessinée et recalibrée, en particulier pour traverser un oued.

Le profil de Bouanane à Boudnib (de nuit), pas beaucoup de dénivelé, je ne me suis pas aperçu que cela montait.

En quittant Bouarfa.

En quittant Bouarfa.

En quittant Bouarfa.

Paysage.

Gué de de franchissement de l’oued

Paysage.

Abbou Lakhal.

Abbou Lakhal.

Abbou Lakhal.

Abbou Lakhal.

Paysage.

Bifurcation vers El Mengoub. Le relais télévision.

La piste vers El Menghoub.

La piste vers El Menghoub.

La piste vers El Menghoub.

La piste vers El Menghoub.

Habitat dispersé.

Habitat dispersé.

Plante du désert.

Plante du désert.

Paysage.

Paysage.

Secteur fertile avec un village au pied de la montagne.

Secteur fertile avec un village au pied de la montagne.

Secteur fertile avec un village au pied de la montagne.

Piste de sable (assez facile quand il est dur, mais parfois il est mou …)

Secteur fertile avec un village au pied de la montagne.

Village.

Lit de l’oued principal.

Piste caillouteuse.

Moutons.

Moutons.

Traversée de l’oued principal.

Traversée de l’oued principal.

Paysage.

Cabane de bergers – Refuge.

Cabane de bergers – Refuge.

Cabane de bergers – Refuge.

Cabane de bergers – Refuge.

Cabane de bergers – Refuge.

Cabane de bergers – Refuge.

Abri contre le vent.

Abri contre le vent. Entrée très étroite et juste une place pour s’allonger éventuellement.

Paysage.

Paysage.

Paysage.

Arbuste isolé.

Âne en semi-liberté, entravé.

Paysage.

Gué en bon état (rare), les ombres s’allongent, il est 18h34.

Gué en bon état (rare), les ombres s’allongent, il est 18h34.

Driss et son petit-neveu.

La pièce où j’ai dormi.

L’entrée de la maison de Driss.

La maison de Driss.

Piste de sable, assez bien roulante.

El Menghoub-gare (du temps de Français, il n’y a plus de train depuis très longtemps)

El Menghoub-gare (du temps de Français, il n’y a plus de train depuis très longtemps)

El Menghoub-gare (du temps de Français, il n’y a plus de train depuis très longtemps)

Paysage, j’ai retrouvé le goudron.

Culture irriguée, peut-être des asperges.

Culture irriguée

Culture irriguée

Mousse du désert.

Machine agricole.

Machine agricole.

Machine agricole.

Ferme mécanisée.

El Menghoub.

El Menghoub.

El Menghoub.

Paysage. J’ai retrouvé la RN17.

Paysage.

Paysage. L’eau affleure.

Au sommet d’une colline.

Aïn Chair.

Aïn Chair.

Aïn Chair.

Aïn Chair.

Aïn Chair.

Aïn Chair.

Aïn Chair.

Aïn Chair.

Aïn Chair. École, c’est la récréation, ça piaille … même sonorité qu’en France.

Aïn Chair.

Paysage.

Bouanane en tifinagh, à 32 kilomètres.

Paysage, à un carrefour, un parking de poids-loudrs. Peut-être parce-qu’on est samedi.

Paysage.

Paysage.

Paysage.

Paysage.

Paysage au centre.

Paysage à droite.

Paysage à gauche.

Paysage.

En arrivant à Bouanane, plantation d’arbustes (non identifiés) irrigués

Lune rousse à 22h17, je viens de me coucher. Nuit étoilée.

Lever du jour à l’est.

Lever du jour à l’est.

Lever du soleil – 6h58.

Oulad Ali.

Oulad Ali.

Petit-déjeuner à Boudnib.

Le souk du dimanche à Boudnib.

Le souk du dimanche à Boudnib.

Le souk du dimanche à Boudnib.

Boudnib.

Boudnib. Les triporteurs-taxis en attente de client.

La terrasse du camping où j’ai passé l’après-midi à rédiger cet article.

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