Printemps marocain – Jour 25 – Sidi Boutayeb – Midelt – 70 km avec les photos

Journée épique.
Pluie et fort vent de face.
6h30 ce matin, Adil me sert comme prévu le petit déjeuner. Il pleut légèrement des petites averses.
Adil me conseille de retarder mon départ d’une heure, mais un cycliste breton n’a pas peur d’un peu de pluie, par contre, je sais que le vent forçe dans l’après midi et il va mettre très défavorable, vent d’ouest alors que ma direction est sud-ouest.
Je démarre à 7h.
Je fais une quinzaine de kilomètres. Ça roule correctement, pas facile, mais ça roule, quand je vois devant moi quelques voitures arrêtées dans les deux sens.
Accident ?
Pas du tout, c’est un gué complètement inondé par un oued en crue. Ça ne passe pas … quand je vois un pickup (véhicule cabine 3 places à l’avant, à l’arrière c’est une plateforme pour charger du matériel) qui traverse.
Et chose bizarre, juste après avoir traversé, je le vois faire demi-tour pour traverser dans l’autre sens.
C’est tout simplement pour venir me chercher, je n’ai rien demandé, je ne suis même pas arrivé au gué, il a du me doublé peu de temps avant et comprendre que j’aurai du mal à traverser.
Merci à Mohamed l’infirmier et son compagnon.
Jusqu’alors, la pluie était légère et j’étais étonné de cette crue, mais j’avais traversé.
C’est alors qu’est arrivé une bonne averse assez longue de pluie et de grêle…
Un breton n’a peur de rien, je continue, de toute façon c’est le désert, pas d’abri, pas d’appui vélo, je n’ai pas le choix, et ça roule encore malgré un vent supportable.
Au moins 3 véhicules s’arrêtent pour me proposer de m’emmener, je décline.
Au bout d’une quarantaine de kilomètres, je fais ma pause casse croûte, il est 11h, ça roule pas vite, mais ça roule.
Lors de cette pause, je m’équipe un plus chaudement.
Je repart, fait une vingtaine de kilomètres en roulant avec ma cape, mon coupe-vent fluo, mon coupe-vent doublé, ma polaire, un rhovyl et mon t-shirt, je n’ai pas trop chaud.
Le vent ne s’améliore pas.
Je fais une pause sous ce qui doit être un abribus. Il a déjà quelqu’un. Nous « bavardons », passe un minibus-taxi, il lui fait un signe, le taxi s’arrête et propose de m’emmener, mais cela aurait été compliqué, il était déjà très chargé, galerie pleine. Je décline, je me sens en forme et il ne me reste que 30 km.
Je roule encore dix kilomètres, nouvel abribus, je souffle et commence à voir que le vent redoublant, ça va devenir compliqué.
Arrivé 3 jeunes qui viennent attendre un taxi.
Il me paraît difficile d’attendre avec eux, car il faudra charger mon vélo et mes bagages.
Je repars deux kilomètres, mais je renonce et me met à marcher en poussant mon vélo.
Et arrivé ce que j’espérais, un pick-up, je lui fais un signe, il a compris ma détresse. Nous embarquons le vélo à l’arrière, parmi des cageots de pommes (vides) et Mustapha me conduit jusqu’à mon hôtel.
Couscous dans le restaurant en face de l’hôtel, repos dans la chambre et je sors mon ordinateur pour rédiger mon article.
Mais, je suis étonné, il a pris l’eau.
Je l’essuie, mais préfère ne pas le démarrer pour le cas où de l’eau se serait infiltrée à l’intérieur. Je vais attendre qu’il ait bien séché.
Donc article écrit sur le smartphone, et pour les photos du jour, ce sera une autre fois.

Mohamed, infirmier et président de la commune de Sidi Boutayeb. C’est lui et son compagnon qui m’ont fait traverser l’oued en crue.

L’oued en crue, les véhicules sont bloqués, mais Mohamed m’a fait traverser avec son pickup.

Plus loin, partout, c’est l’inondation, et pourtant, je n’ai pas l’impression qu’il a beaucoup plu. Peut-être cette nuit sur les montagnes environnantes et ça déborde tout de suite.

Oued en crue.

Oued en crue.

Oued en crue et vélo !

Paysage.

Oued en crue, côté droit de la route. Cet oued est un affluent de la Moulouya, grand fleuve marocain de 520 km de long, dont je vous ai déjà parlé, qui se jette dans la mer méditerranée à Saïdia, entre Nador et Oujda.

Oued en crue, côté gauche de la route. On voit des piles de pont, probablement d’après mon étude, l’ancienne ligne Midelt-Guercif, composé de 11 stations, chemin de fer à voie étroite de 0,60 mètre de large.
https://www.yabiladi.com/articles/details/45670/histoire-lignes-chemins-oubliees-maroc

La mosquée d’Aït Blal, couronnée par un nid de cigogne.

La mosquée de Saïda et sa cigogne (ne pas confondre avec Saïdia, ville au bord de la méditerranée entre Nador et Oujda).

Abribus bien venu pour ma pause casse-croûte.

Le taxi qui aurait pu m’emmener à Midelt, proposition que j’avais déclinée. Dans mon souvenir, le toit était chargé. Mais il faisait un tel vent et un tel froid qu’il me semblait difficile de faire monter le chauffeur sur le toit pour y mettre mon vélo. A tort ! Les marocains sont si complaisants pour les étrangers, et je crois, même entre eux. Quand un véhicule est en panne, il y a toujours quelqu’un pour aider au dépannage.

Le marocain qui m’a amicalement pris en charge à cet abribus.

Le marocain qui m’a amicalement pris en charge à cet abribus.

Mustapha qui m’a pris en charge avec son pickup à une vingtaine de kilomètres de Midelt, sa sœur a quatre enfants qui habitent en France.

Mustapha qui m’a pris en charge avec son pickup à une vingtaine de kilomètres de Midelt.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *