Printemps marocain – Jour 34 – Guercif – Debdou – Traourirt – Guercif – 112 km

Hier matin, j’ai attendu le petit-déjeuner servi très doucement à partir de 8h00, occasion de bavarder avec un groupe de motards toulousains.

Départ à vélo à 8h45 en direction de Debdou.

Debdou fut une ville très importante autrefois, pour en savoir plus, il faut lire l’article de wikipédia qui est très détaillé, mais pas très concis.

La kasbah Mérinides dite du caïd Ghomriche datant du XIIIe siècle dont le site est classé au patrimoine mondial de l’Unesco fait l’objet de recherches archéologiques, elle est assez loin au-dessus de la ville, et je n’ai pas eu le courage d’y monter. Je ne suis pas sûr que c’était très intéressant, ce sont surtout (ou que) des ruines.

Il y a aussi dessus de Debdou, à 8 km et 500 mètres de dénvelé, la source Tafrant, une source naturelle réputée connue dans tout le Maroc, là aussi, je n’ai pas eu le courage d’y monter.

Après un tour dans Debdou, mon souci était de trouver un taxi pour ramener à Guercif après 60 kilomètres de vélo dont 22 kilomètres de piste. Parti à 8h45 de Guercif, il m’a fallu près de 6 heures pour arriver à Debdou, avec une petite pause casse-croûte.

Wikipédia me disait qu’il y avait des taxis qui faisait Debdou-Guercif.

Sur les 10 kilomètres de route principale, avec très peu de circulation qui m’amenait à Debdou, je n’avais croisé, ou été doublé que par très peu de taxis.

Au point de départ des taxis, il n’y avait qu’un seul taxi en attente de départ avec des personnes à bord, sans galerie, et deux autres taxis sans chauffeur.

Après discussion avec le chauffeur et une des passagères qui parlaient français, la conclusion fut nette, pas de taxi pour Guercif, il faut passer par Traourirt, et le chauffeur ne peut pas me prendre avec mon vélo.

Je décide de partir vers Traourirt à vélo (j’aurai du être plus patient, et les taxis aurait trouvé une solution)

et de rejoindre une localité que j’ai aperçu sur la route, espérant avoir plus de succès côté taxi.

Mais 12 km plus loin, la localité, Sidi Ali Belkacem, est toute petite, un simple point de passage.

J’essaie de faire du stop avec mon vélo, arrêté au bord de la route, mais les véhicules sont assez rares, et je n’ai aucun succès.

Je décide de repartir, Traourirt n’est plus qu’à une quarantaine de kilomètres, en descente légère.

Je parcours ainsi une vingtaine de kilomètres.

Je fais une pause pour boire, arrive une camionnette, je leur fais signe, et il m’embarque ! Encore une belle rencontre.

Ils me déposent à la gare routière de Traourirt.

Je demande un taxi pour Guercif, les taxis présents ne sont pas très nombreux, c’est d’abord non (comme souvent), puis on me propose de louer un taxi entier pour Guercif, pour 150 dirhams (15 euros), et c’est parti.

J’ai été à peine déposé, que dix minutes après, je roule vers Guercif.

Arrivé à Guercif peu après 18h, je m’arrête dans un petit snack pour manger des brochettes de dinde avant de repartir pour 10 kilomètres rejoindre mon hôtel.

En rouge, ma route à vélo de Guercif à Debdou, puis en direction de Taourirt, en bleu je suis pris en stop à une vingtaine de kilomètres de Traourirt. En orange, le retour en taxi de Traourirt à Gurecif.

Le profil de l’étape du jour. Une montée régulière jusqu’à 1000 mètres d’altitude, avec deux pointes quand je retrouve le goudron, j’aurai pu continuer la piste sur 9 kilomètres pour éviter ces pointes, mais prendre le goudron ne m’a pas rallongé, les deux itinéraires faisaient 13 kilomètres. Sur la partie goudron, je longe des enfants attendant le car scolaire (classe l’après-midi ?), un peu plus loin je passe sur un gué qu’un jeune garçon déblaye avec une pelle, il veut que je m’arrête, son attitude ne me plaît pas, j’accèlère, et il essaie de me balancer sa pelle, mais je suis déjà loin, puis des cailloux, première mauvaise expérience, mais je suis prudent avec les adolescents

Petit-déjeuner avec une sympathique équipe de motards originaires de Toulouse, arrivés par Nador la veille et repartant par Tanger Med dans une dizaine de jours. Objectif : faire des pistes du Paris-Dakar.

Irrigation d’oliviers à Guercif.

Irrigation d’oliviers à Guercif.

Le groupe de motard toulousains me rattrapent, mas ils doivent attendre le septième, je les double.

C’est parti pour 22 kilomètres de piste. Ici, elle est assez bonne, mais cela ne durera pas …

Paysage.

Paysage.

Âne attelé pour labourer, image fréquente.

Paysage.

Paysage.

Paysage.

Je retrouve le goudron.

Village.

Propriété à côté du village précédent.

Paysage, en approchant de Debdou.

Arrivée sur Debdou.

Sympathique vache qui me regarde prendre la photo précédente. Comparé au nombre de moutons, il n’y a pas beaucoup de vaches au Maroc (dans ce que j’ai vu), mais on voit quelques troupeaux, et parfois 3 ou 4 vaches. Celle-ci n’était pas toute seule.

Debdou.

Debdou.

Dans le vieux quartier de Debdou. Une communauté juive importante résidait à Debdou. Couplé à l’action de l’alliance israélite puis des agents sionistes, les années cinquante ont vu l’émigration de la plupart des Juifs vers Israël. Fin 1970 il n’y a plus aucun juif résidant à Debdou.

Dans le vieux quartier de Debdou.

Dans le vieux quartier de Debdou.

Yahya et son compagnon qui m’ont pris en stop en chargeant mon vélo dans leur camionnette.

Yahya et son compagnon qui m’ont pris en stop en chargeant mon vélo dans leur camionnette.

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